Mardi 18 septembre 2007
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Notre bus matinal nous fait malheureusement zapper le petit dej’ de l’hostel. Hostel qu’on est d’ailleurs bien tristes de quitter vu l’accueil fraternel dont on a beneficie.
On decouvre vers 9 H ½ notre premier bus bresilien longue distance et son confort digne du Mexique, ce qui nous facilite la prolongation de nuit. Du coup, on ne voit rien passer des 6 heures de voyage et on enchaine tres rapidement avec le metro pour rallier la Praça de Republica ou l’on trouve un petit hotel tout aussi rapidement.
Tres satisfaits du deroulement hyper fluide des choses, on se motive pour une petite balade qui nous deprime totalement, a la decouverte de ce centre ville « cour des miracles » garnie d’affreux buildings demodes. L’aprem’ se termine alors dans notre chambre a dormir et bouquiner pour oublier.
Le soir, on se bat pour trouver un endroit ouvert ou manger et on tombe sur un lieu surnaturel ou des nain-clowns servent en terrasse, ou les patrons offrent des tournees de cocaine aux habitues et ou l’on croise l’etre humain le plus bruyant du monde au rire tonitruant, se bourrant la gueule avec un couple de potes qui ne communiquent qu’en chantant... a part ca le repas est bon et accompagne bien notre fou rire ne de ce contexte inhabituel.
Apres diner, on retrouve Boris (un ami rencontre au Perou, pour ceux qui suivent), qui nous accueille chez lui en compagnie de 2 de ses potes, Vincent et Julien, et d’une bouteille de Pastis pour une « readaptation progressive ».
Situes alors dans un quartier residentiel plutot vivant, ils nous trainent vers 1 H ½ dans un pur bar a samba ou l’on laisse aller nos corps au rythme de la musique, sous l’emprise des caipirinhas.
Excellente facon de cloturer le voyage ! On rentre ravi a 5 H du mat’ desormais prets pour notre retour.
 
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Ca y est, on y est, c’est le dernier jour officiel !
Ca peut paraître etrange, mais malgre la fatigue et le fait de finir cette experience, nous sommes plutot excites a l’idee de rentrer a la maison (on fera peut etre un peu moins les malins dans un mois, en plein chomage automnal).
Toujours aussi futes, on fait la nique a la navette hors de prix pour l’aeroport et on enquille metro + bus pour parvenir a destination. La classe, on arrive 4 heures a l’avance pour choper de bonnes places et prendre notre temps avant le decollage.
C’est alors qu’on demande a une hotesse le chemin du terminal international sauf que... un peu embarassee, elle nous annonce avec un maximum de tact que le terminal international se trouve... a l’autre bout de la ville, dans l’autre aeroport. Brillante demonstration de l’experience acquise pendant l’annee !
Sao Paulo etant un tantinet etendue (18 millions d’habitants), nous sommes contraints de prendre la foutue navette super chere a laquelle on avait fait la nique ce matin. Suite a quoi on arrive bien 3 heures a l’avance a l’aeroport (le bon) et on s’engage dans l’enorme file d’attente pour le check-in. C’est suffisamment long pour qu’on se decide a manger un fast food a l’arrache sur notre chariot a bagages. Le ventre alors rempli par cet infame repas, on apprend que notre vol est retarde de 4 heures et que pour cela, la compagnie nous offre un repas dans un resto chicos du terminal... on continue avec le bon feeling aujourd’hui !
On va quand meme profiter de ce repas 2 heures plus tard avant de passer en salle d’embarquement. La, on se jette au Duty Free pour faire notre stock de cachaça mais on apprend que, du fait de notre escale a Madrid, on n’a droit qu’a 100 ml. La serie noire continue !
Une longue attente commence alors et en se battant contre la fatigue on revit certains moments magiques de cette aventure et une seule pensee nous traverse l’esprit... c’est fini.
 
Petit bilan bresilien (11/08/07 - 09/09/07)
 
Le Bresil, plus qu’un pays, un continent ! Ce n’est pas qu’une question de taille, mais aussi la mixite des paysages, des populations et des cultures. On peut donc choisir de gouter a la couleur indienne dans le nord, africaine dans l’etat de Bahia et plus europeenne au sud. Dans tous les cas il existe une reelle unite culturelle et une grande tolerance entre origines differentes.
Inutile de dire que la nature est reine et constitue, a notre avis, le moteur principal d’un voyage dans ce pays ; mais l’ambiance frenetique de certains quartiers des grandes villes a aussi sa part d’interet.
 
Budget : On a depense 2536 € en 30 jours (soit 42-43 € / jour / personne). Autant dire la claque inattendue de l’annee sur nos budgets. Neanmoins, ceci inclut le pass de la TAM (850 € a deux), mais qui s’avere indispensable et pas tellement plus cher que le bus si l’on ratisse large comme on l’a fait. A souligner egalement que Rio est super chere par rapport au reste du pays. Entre nous, un des pires rapport qualite-prix de l’annee.
Bouffe : Enorme surprise, car on nous avait bien prevenu sur la qualite de la viande (vraiment succulente), mais on ne s’imaginait pas que tous ce qu’on allait manger allait etre aussi bon. C’est varie, sain et pas cher par rapport au reste.
Securite : Sans comparaison la plus grande tare du pays. Franchement c’est tout a fait possible de passer un sejour agreable au Bresil sans aucun pepin, mais ce qui est fort derangeant c’est la psychose generale des habitants qui te mettent constamment en garde (probablement a raison) sur les dangers que l’on peut rencontrer. En consequence, on se voit obliges d’etre dans un etat de vigilance permanent, limitant tous signes exterieurs de « non-pauvrete » sans pouvoir vraiment flaner n’importe ou et a n’importe quelle heure... ca gache un peu le plaisir !
Fiesta : Contrairement a ce qu’on pourrait croire, ce n’est pas la fete partout tous les soirs (en tous cas pas en hiver), neanmoins la fete existe toujours quelque part, il faut juste savoir ou la trouver. A priori tous les cliches qu’on avait en tete sur le Bresil en ce qui concerne la fete, mais aussi tout le reste, on les a trouve a Salvador da Bahia.
 
Ce pays est magnifique, ses habitants aussi et ne parlons pas de leur culture, mais pour nous c’est le plus gros gachis qu’on ait vu cette annee. Dixieme puissance mondiale, mais pauvrete omnipresente et gestion sociale catastrophique. Sites naturels somptueux en contrastes avec des villes en degradation et tres mal entretenues (meme Rio) malgre le cout de la vie. Et on en passe...
Il ne faut pas croire, on a bien aime mais c’est juste qu’enormement de choses n’etaient pas a la hauteur de nos esperances.
 
 
BILAN GENERAL
 
Pour repondre d’entree a la question la plus frequente, le pays qui nous a le plus touche pour son depaysement, sa richesse culturelle, la diversite de ses paysages, la folie de sa population, sa cuisine et surtout son unicite, c’est incontestablement l’Inde. Et pourtant il faut reconnaître egalement que ce fut le pays le plus dur.
A part ca, parmi nos preferes se tirent la bourrent le Laos pour les Lao, la Thailande pour sa modernite melee au « roots » asiatique, la Nouvelle Zelande pour sa nature surnaturelle et le Mexique pour l’ambiance generale et son patrimoine.
 
Pour ce qui est de l’Asie, c’est sans comparaison le continent le moins cher, ou l’on mange le mieux et aussi le plus roots (et ou les filles sont les plus belles...). Si on ajoute a ca l’absence totale de notion d’insecurite, son patrimoine culturel parfois bluffant et le sourire permanent de TOUS les habitants on comprend vite pourquoi ca a ete notre continent prefere.
 
L’Oceanie ne ressemble en rien a l’Europe malgre une culture clairement occidentale. Ceci se traduit avant tout par des paysages hyper vastes et desertiques ainsi que par un manque de stress et une decontraction bien differente de celle de nos grandes villes. Malheureusement ce qui ressemble a l’Europe ce sont les budgets, meme si legerement moins importants.
 
L’Amerique latine est un pur festival de cultures differentes, melangees au cours du temps malgre l’histoire sanglante qui les a unies. On retrouve tout de meme en fond une enorme influence mediterraneenne dans le flegme permanent, une richesse culturelle consequente et une nature aussi variee et magnifique qu’impressionnante. Reste a voir la question de la securite, a priori instable dans tous les pays mais personellement on ne l’a ressenti qu’au Bresil.
 
Dans l’ensemble, l’impact general de ce voyage sur notre personnalite tourne autour d’une meilleure connaissance de soi, un apprentissage de l’humilite et de la zenitude. Sans parler de l’apprentissage par la pratique des langues et... de la geographie !
Bref, il y en pour tous les gouts et pour toutes les couleurs, et encore on n’a pas visite l’Afrique et pleins d’autres pays dans ces continents. Dans tous les cas, meme si le retour s’averera difficile, jamais on ne pourra regretter une telle experience !!!
 
 
 
par Gaëlle & Giova
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Dimanche 9 septembre 2007
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Apres une nuit insomniaque pour Gio qui a rumine en pensant a cette histoire de billets annules, le reveil a 6 H ½ est tres rude, mais on se motive facilement et le petit dej’maison qu’on se concocte le remet d’appoint. Suite a une derniere traversee du centre, on se retrouve dans le bus apres une minute d’attente au lieu des 30 possibles. Celui-ci nous offre une ultime vision de tout le littoral atlantique et nous depose 3 heures a l’avance a l’aeroport.
Malgre tout, le temps passe vite et pendant le vol tout roule aussi. A l’aeroport de Rio, on est bien decides a regler le probleme Iberia et comme le comptoir est ferme jusqu’a 4 H moins le quart, on poireaute patiemment pendant une heure et demie. La, avec joie, on apprend que le probleme ne peut etre regle dans cette mini-agence et qu’on doit se rendre lundi matin au siege dans le centre de Rio.
Un tantinet contraries par cette nouvelle, avec la fatigue de la nuit blanche en sus, c’est la cerise sur la gateau lorsqu’on demande poliment a la meuf de l’agence des navettes pour le centre si elle parle anglais ou espagnol et que cette pute nous repond de facon tres arrogante : « Non, tu parles portuguais ? » avec un mesquin hochement de tete, nous laissant dans notre merde. Gio ne sait toujours pas comment elle a echappe a sa gifle, mais au final on a quand meme trouve notre bus.
En arrivant a Copacabana, on trace vers l’hostel qu’on a appele de l’aeroport pour apprendre que la chambre double libre deux heures plus tot ne l’est plus maintenant. Vraiment gaves par cet enchainement foireux, on prend des lits en dortoirs car c’est trop tard pour aller voir ailleurs.
Du coup, il faut bien qu’on noie notre chagrin dans l’alcool et on le fait avec succes grace a l’happy hour aux prix imbattables de l’hostel et son magnifique cocktail maison. Commencant a etre bien petes, le barbecue a volonte de l’hostel nous fait saliver et on s’en delecte sur la terrasse avant de plonger dans le jacuzzi en plein air pour se liberer definitivement de tous nos stress !
 
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Cette fois c’est au tour de Gaelle de passer une nuit semi insomniaque, mais cette fois aussi le petit dej’ gargantuesque de l’hostel lui redonne des forces. On prepare ensuite nos sacs avant d’aborder la mission « Recherche chambre double desesperement ». Pour une basse saison, il faut avouer qu’on galere pas mal jusqu’a la quatrieme tentative ou on decouvre un petit hostel a taille humaine recemment ouvert et donc pas encore tres frequente (contrairement a l’usine a gringos de la veille). La chambre est mignonne, impeccablement propre et super fonctionnelle... alleluia !
On repart donc recuperer nos sacs et on s’installe une fois pour toute. Apres tout ca, le soleil daigne pointer son nez pour la premiere fois depuis notre arrivee a Rio et nous pousse a la decouverte de la plage culte de Copacabana.
Sportifs muscles et dores, bombes sexuelles en string, ambiance brancheuse suranimee et soleil a gogo... ILS SONT OU ??! Putain c’est pas croyable, tous nos cliches s’envolent. Ok, ce n’est peut etre pas la grosse saison, mais on est dimanche, a Rio, sur une des plages les plus convoitees de la planete. Franchement, si ce n’avait pas ete pour le Pain de Sucre au loin et les quelques reliefs qui l’accompagnent, on ne penserait pas etre la ou l’on est.
On y passe quand meme un bon petit moment en se baladant les pieds dans le sable fin jusqu’a ce que le temps se gate a nouveau. On rentre alors dans notre petit chez nous, on fait un tour au supermarche pour constituer notre repas de ce soir et on se fait un mini squatt tele pour cloturer la journee.
On se prepare alors un petit diner en amoureux accompagne d’une bouteille de blanc bien frais et on finit la soiree en refaisant le monde (au sens propre comme au figure) sur la terrasse de l’hostel.
 
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On se leve pour decouvrir notre nouveau petit dej’, aussi agreable que les precedents meme si on est quelque peut tourmentes par ce qu’on a a affronter ce matin.
Un coup de metro et on est dans le centre a l’agence d’Iberia. La, la nana nous apprend que le vol n’a pas ete annule, mais que notre agence a fait une couille dans la confirmation de la resa. Premiere pensee : « Putain, ils ne se sentent pas coupables, ils vont nous laisser dans la merde ! ».
Elle nous met alors sur liste d’attente sur tous les vols a compter d’aujourd’hui et nous propose de nous contacter quand il y a du nouveau. On lui explique donc fermement mais tres courtoisement que dans tous les cas, nous, on n’est pas responsables, qu’on refuse de zapper le sejour a Rio (si une place se libere plus tot) et tout simplement qu’on ne quittera pas le bureau sans avoir nos dates de retour fixees.
Petit miracle une demie heure plus tard, deux places se liberent sur le vol initial du 9... Soulagement !
On rentre alors sereins dans notre quartier et apres un bon dejeuner, la decompression est telle que, ajoutee au manque de sommeil du au stress de ces 3 derniers jours, on part dans une sieste parmi les plus jouissives de l’annee.
A notre reveil, on file acheter le billet de bus pour Sao Paulo et on tire jusqu’a l’office de tourisme pour organiser notre viree au Cristo Redendor et au Pao de Azucar. Le soir on fete la reussite de la journee au resto et avec un peu d’alcool dans le chill-out de l’hostel.
 
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Premier reflexe ce matin, jeter un coup d’oeil au ciel pour aviser du programme de la journee. Resultat il fait incroyablement beau, c’est donc parti pour la tournee des « sommets ». On embarque dans un premier bus pour atteindre l’entree du parc du Cristo Redendor. A la descente, nous sommes, avec un autre couple, assaillis par les taxis qui veulent nous deposer au Christ. Bien entendu on les refoule, mais ca nous permet de sympathiser avec l’autre couple bresilo-italien, Marinilse et Claudio, qui ont le merite de parler francais tous les deux.
On grimpe donc tous les quatre dans le tram qui traverse une jungle hyper dense (le parc national de Tijuca, pas moins que la plus grande foret urbaine du monde) pour nous hisser a 710 m d’altitude. La haut ca grouille comme dans une fourmiliere, mais une fois face a la vue, on oublie tout, c’est enorme ! Et il faut avouer que la statue du Christ pete bien aussi.
Pour la descente, re-tram, re-bus et nous voila affames dans le quartier de Botafogo ou l’on se jete comme des morfales sur nos assiettes. Le ventre un peu trop plein, on decide de rejoindre le Pain de Sucre a pieds pour digerer.
Quelques minutes plus tard, premier telepherique pour atteindre le Morro da Urca, etape intermediaire nous permettant deja de beneficier d’une vue d’enfoirauds sur toute la ville. Mais le mieux etant l’ennemi du bien, on atteint le Pain de Sucre et sa vue de mega enfoirauds. Vue sublimee par un magnifique coucher de soleil, cote a cote avec le Christ.
Apres avoir partage un bus avec une horde d’ecoliers hysteriques, on se pose satisfaits a l’hostel ou l’on se prepare une bonne platree de raviolis avant de se noyer dans la sirupeuse caipirinha de l’hostel.
 
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Journee plage, putain on l’attendait celle-la ! Et comment mieux la commencer que par une grasse matinee ? Suivie bien sur d’un bon petit dej’ sous le ciel bleu limpide.
Postes a mi-hauteur de ce croissant de sable, il faut avouer qu’aujourd’hui Copacabana porte un peu mieux son nom. En plus, quand on y reflechit c’est logique, les cariocas peuvent aller a la plage toute l’annee, pourquoi y aller par temps nuageux, meme un dimanche ? Bref, les sportifs sont au rendez vous, les strings aussi mais on attend toujours les bombes sexuelles... !
On se laisse cramer 2 petites heures en se rafraichissant regulierement dans les vagues pour eviter de s’evaporer. Suite au dejeuner, on decide de partir a la chasse aux canons sur la plage d’Ipanema et son celebre « posto nove » ou se concentrent, parait-il, les plus belles nanas de la planete. On longe alors 3-4 km de plage pour decouvrir certes quelques jolies filles, mais detrompez vous les mecs, franchement la densite est plus importante en France et en Italie... deception !
On profite tout de meme de la plage jusqu’au coucher de soleil et on rentre zenifies a l’hostel. Gros dilemne lorsqu’on se tate pour aller voir un match de foot au mythique stade du Maracana, mais c’est la flemme de se taper 2 H ½ d’attente qui l’emporte et on compense royalement cette lacune par notre premier vrai Rodizio. Buffet gargantuesque, mais surtout plus de 15 varietes de viandes a la broche et a volonte, parmi lesquelles des parts nobles de boeuf d’une tendresse et d’une finesse a en faire pleurer un canibale. On accompagne bien sur tout ca d’une bonne bouteille de rouge et on part, comme prevu, avec 5 kilos de plus, trainant la patte pour rejoindre l’hostel.
Inevitable caipirinha digestive en compagnie de Nathanael, un franco-israelien en fin de trip bresilien, qui nous maintient agreablement reveilles jusqu’a 2 H du mat’.
 
Petit topo sur Gael...
Non, ce n’est pas une faute d’orthographe car il faut s’imaginer que Gaelle est presque aussi decue que Gio pour ce manque de canon de l’espace. C’est vrai quoi, ca rend curieuse le mythe de la bresilienne. Du coup, elle s’est mise en mode « radar » comme le plus fin des play-boy et en vient carrement a signaler (je cite !) : « Eh Gio, mate, il y a un cul qui arrive ! ». Sans commentaires...
 
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Reveil quelque peu difficile a cause de la soiree d’hier et aussi parce que Gio a change par erreur l’heure du reveil pendant la nuit. Du coup on est un peu a la bourre pour nos visites, ce qui ne nous empeche pas de tchatcher pendant ½ heure avec deux francaises apres le petit dej’.
Nous voici quand meme partis en fin de matinee a la decouverte du centre ville. On croise pas mal de vieux batiments imposants attestant de son role d’ancienne capitale, mais il faut reconnaitre que nous sommes un peu decus par la laideur des batiments modernes alentour et par le manque d’ambiance contrairement a ce a quoi on nous avait prepares. Sort du lot le Largo do Carioca (non pour l’esthetique mais pour l’ambiance) et la rue du meme nom egalement pour l’animation mais aussi pour son charme colonial. La visite du centre se cloture par la cathedrale metropolitaine, gigantesque cone renverse en beton, plutot original pour son role de cathedrale, sans parler de l’interieur encore plus surprenant avec ses vitraux de 86 m de haut.
On change ensuite de coin en empruntant le Bonde, un vieux tram rustique qui nous depose au quartier de Santa Teresa. On decouvre ici l’ame boheme de la ville, un peu a la facon de Montmartre perche sur sa butte. Super mignon et bien different du centre frenetique. On s’y balade tranquillement jusqu’au Parque das Ruinas ou l’on beneficie une fois de plus d’une superbe vue sur la baie.
On rentre a l’hotel lessives comme des zombies, mais ayant trop de retard avec le journal, on se met a la tache avant d’aller manger. La digestion nous fait tres vite tomber et on se laisse alors aller dans les bras de Morphee devant « Les freres Grimm » diffuse a la tele.
 
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Reveil un peu chelou ce matin car on realise que, compte tenu des deux derniers jours en deplacement, on passe aujourd’hui la derniere vraie journee de vacances de l’annee. Drole de sensation mais on va etre durs a plaindre !
Quoi qu’il en soit, on ne se laisse pas abattre, on profite du petit dej’ et on file a la plage pour savourer cette derniere journee bien ensoleillee. Hallu totale car aujourd’hui c’est la fete de l’independance et la plage est litteralement envahie par les cariocas. On se bat pour trouver 1 metre carre mais... on l’a voulu, on l’a eu vu qu’on se plaignait du manque d’animation !!
On ponctue alors cette plage par un buffet ao kilo dans notre cantine preferee et on rentre relativement tot car ici, c’est l’hiver et vers 4 H 30 le soleil se couche...
C’est tant mieux car il nous faut du temps pour se preparer psychologiquement au repas de ce soir : Rodizio le retour. En allant au resto, Gio vit un drame de pieds, il shoote dans le sol et avec des tongs c’est pas tres adapte ! Il s’en tire avec une bonne douleur et un peu de sang, mais ca ne nous devie pas pour autant de notre cap initial. Etant en digestion lors de la redaction de ces lignes, on vous passe les details du diner pour eviter de vomir tous les deux, quoi qu’il en soit c’etait tres bon. La soiree se finit en beuverie avec l’adorable staff de l’hostel, histoire de leur faire un au revoir digne de leur accueil.
 
MESSAGE A TOUS LES NICOIS
 
On va se poser a Coco Beach mercredi soir, avec du vin et du fromage celebrant notre retour en France. N’ayant pas de telephone portable, si vous voulez nous joindre, ce sera par mail principalement. A tres tres tres bientot les filous...
par Gaëlle & Giova publié dans : gagiotdm
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Lundi 3 septembre 2007
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Petite violence le matin avec un depieutage a 6 H ½ suivi d’un « combat » psychologique pour obtenir notre petit dej’ a temps. Le ventre finalement rempli, on fait peter les sacs sur le dos jusqu’a l’arret du bus qui, apres un second combat et deux tentatives foireuses, nous laisse monter et nous depose a l’aeroport.

Sur les coups de 10 H, nous voici installes dans notre avion-bus qui fera pas moins de trois escales (Sao Luis, Fortaleza et Recife) avant un quatrieme aterrissage a Salvador da Bahia. Certes long et penible, mais du coup on nous fournit bien en encas et boissons et le beau temps nous permet d’admirer par le hublot de somptueux paysages au bord de l’Atlantique (ce qui d’ailleurs provoque une certaine emotion a Gaelle, qui se sent a la maison lorsqu’elle voit une mer qui baigne la France... ah ouais d’accord...).

Une fois les pieds sur terre, c’est loin d’etre fini. On trouve facilement le bus pour le centre de Salvador, mais 40 Km + embouteillage du samedi fin d’aprem’ = 1 H ½ de transport, sous une clim’ digne du mode congelation mexicain. Neanmoins, ca nous permet d’apercevoir la ville et son infini bord de mer sous le coucher de soleil.

Parachutes dans le centre, on part en mission pour trouver un hotel, accompagnes d’un israelien et d’un bresilien qui partagent notre galere. Le paradoxe c’est que le bresilien en question est tellement fashion que c’est le premier a attirer les rabatteurs et a tomber dans tous les panneaux, ce qui nous retarde malgre son portugais courant. Au final, on trouve chaussures a nos pieds avec une petite chambre super mignonne a deux pas du centre.

Une fois bien installes, on goute enfin a cette fameuse effervescence bresilienne en se baladant dans le centre de la vieille ville. De la musique de tous les cotes, des ruelles pavees qui montent et qui descendent parsemees de micro-terrasses improvisees, une population a predominance black qui transpire la sensualite... voila enfin le Bresil : l’Europe a la sauce africaine sur le sol americain !!!

 
26/08/07
 

Ouh la grasse mat’ elle fait du bien ! C’est d’ailleurs une habitude qu’on a l’intention de prendre toute la semaine bahinaise a venir. On termine la matinee avec la visite du quartier do Carmo, vachement mignon avec ses vieilles facades coloniales de toutes les couleurs. C’est toujours dans ce quartier qu’on dejeune sur une terrasse dominant la Baie de Tous les Saints et les monstrueux immeubles de la ville basse.

L’apres midi on continue la visite de la ville haute avec le magnifique quartier de Pelourinho, les ruelles vallonnees, les places et les eglises du vieux centre historique. Vraiment super joli, meme si en fin de journee on vit une experience deconcertante lorsque, penetrant dans une ruelle non surveillee, une jeune fille nous conseille vivement de sortir de la sous le regard haineux d’un jeune lascar probablement pret a nous depouiller. Le fait qu’elle nous demande par la suite du ble nous fait penser a une possible mise en scene, mais dans les deux cas ca nous a ecoeure de ne pas pouvoir se balader sans paranoier en permanence.

La visite terminee, on rentre a l’hotel ou on s’effondre etonnament en sieste. Au reveil le clou de la journee nous attend avec le spectacle de Olodum (ca vous rappelle quelque chose ?), la batuccada legendaire de Salvador. Puissants, carres, avec un groove de malades, pendant 4 heures la salle est en delire et personne ne peut s’empecher de danser sur ces rythmes afro-bresiliens. Ca, c’est le Bresil !

On rentre a l’hotel pleins de petits dehanchements et les oreilles defoncees... on a clairement vecu une des meilleures soirees de l’annee !

 
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Comme promis, autre grasse matinee ce matin suivie d’un petit dej’ in extremis vers 11 H dans un resto du quartier. Gaelle ayant les pieds litteralement laceres par ses nouvelles tongs, on repasse a la maison ou elle les troque a contre coeur contre les vieilles tatanes avant d’amorcer les balades de la journee.

Pas loin du centre nous accueillent les quartiers de Nazare et Barroquinha avec leur ambiance hypra-vivante et populaire. Esthetiquement rien de particulier mais on s’y sent bien en partageant le quotidien des bahinais ; le genre de coin ou l’on peut croiser des vieux a face burinee qui s’acharnent a te parler en portugais avec un accent absolument incomprehensible accompagne d’un vieux rire de pirates, ou un bebe tout juste vetu de sa couche assis sur le bord d’une fenetre.

De retour dans le centre historique on croise un magasin de disques, etape incontournable du sejour bresilien. Aiguilles par un vendeur ravi de nous faire decouvrir sa musique, on reste une bonne heure avant de selectionner 2 CD qu’on se languit d’ecouter a notre retour (2 semaines...).

Tellement absorbes par cette degustation auditive, on ne voit pas le temps passer et nos bides, qui se reveillent tout a coup, nous rappellent qu’il est l’heure de manger. S’ensuit donc un eternel resto ao kilo.

L’apres midi, deja ecourte par la longue matinee, fuse on ne sait pas trop comment entre la quete (vaine) d’un supermarche et l’achat de tongs en errant dans les rues du centre.

Le soir, pas inspires par les restos qu’on croise, on opte pour une bouffe de rue a base de Acaraje, une specialite locale constituee de beignets de farine de haricots farcis... exquis, surtout assis sur les marches dominant le largo do Pelourinho et son ambiance hors du temps.

 

P.S. : Moie, a propos de tongs... ya bon, on les a trouvees !

 
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On s’est menti, on a mis un reveil ce matin, ca ne nous empeche pas de l’envoyer bouler des qu’il se met a brailler. Ceci dit, on ne traine pas car aujourd’hui on a une grosse journee de visites en perspective. A cette fin, on se remplit bien le ventre avec quelques bons fruits et du lait infect qui pue la vache achetes hier, on prend des infos pour savoir comment atteindre nos objectfs et on se met en route.

On chope alors un bus en direction de Ribeira, quartier situe a l’extreme nord ouest de la ville. Un peu decontenances par le cote glauque industriel de ce que l’on apercoit de prime abord, nous sommes rassures lorsqu’on se retrouve sur la baie et que l’on longe ce bord de mer certes roots, tres roots, mais ou il regne une ambiance post-apocalyptique tres calme avec des gens fouillant la mer a la recherche de coques et d’autres errant sans but les pieds dans le sable. Ce jusqu’a rallier le quartier de Bonfim bien connu pour sa cathedrale qui, l’ingrate, a ferme ses portes une demie heure avant l’heure prevue.

Ca, c’est fait. Maintenant il faut atteindre le quartier de Barra a l’autre bout de la ville. Gio se demerde pour choper le nom du bus avec son « espagueche » (ou « portugnol ») desormais courant. A l’arrivee, c’est changement total d’atmosphere. Nous voici dans les quartiers bourgeois du bord de mer tres animes et hyper entretenus offrant, outre a un double acces a la baie et a l’ocean, toute une serie de fortins coloniaux ornant les petits estuaires du littoral.

Dans l’ensemble, c’est super agreable de voir autant d’ambiances differentes, voire antagonistes, au sein d’une meme ville.

Quant au soir, c’est l’hallu totale. Comme tous les mardis de l’annee, le centre s’enflamme avec des concerts dans les places principales, des baffles posees aux fenetres de chaque bar et des batuccadas frenetiques qui deambulent dans les ruelles... 52 fois par an c’est la fete de la musique ! Nice candidate pour la ville europeenne de la culture en 2008 ? On craint qu’il y ait encore beaucoup de choses a apprendre...

Apres avoir fait le tour des spots, on choisit notre coin favori, l’Escadaria do Paco (a 10 m de chez nous) ou se produit un groupe melant des rythmiques salsa, samba, reggae et bossa-nova pendant plus de 3 heures. Tous simplement genial !

 
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Aujourd’hui on a bien l’intention de cloturer les visites « officielles » en explorant la partie sud de la ville et son littoral atlantique. C’est donc apres un petit dej’ bien copieux qu’on grimpe dans le bus en direction du jardin zoologique. Certes dans un cadre naturel moins sauvage que celui de Belem, ce zoo nous bluffe par la diversite d’especes presentes. Oiseaux et reptiles de toutes sortes, singes, jaguars, tapirs, mais aussi des « etrangers » tels que des hippopotames, zebres, chameaux, tigres, lions, ours, autruches et... oui Marco, il y a aussi des capibaras  (il n’y a que mon frere qui sait de quoi il s’agit...) !!!

On sort de la apres 2 heures, sans avoir vu le temps passer et affames on se precipite dans le premier resto qui vient. Le sort veut que ce soit un snack de lyceens ou la patronne nous accueille a bras ouverts et nous fait gouter a son delicieux plat du jour accompagne d’un sublime jus de fruit fraichement mixe.

Se trouvant a hauteur du quartier de Ondina, on se fait a nouveau une balade en bord de mer jusqu’a Rio Vermelho. C’est incroyable les kilometres de cotes qui bordent cette ville, offrant autant de plages que d’estuaires dechiquetes ! Ayant eu ainsi une vision globale des plages du coin, on choisit celle de Paciencia, a mi chemin entre les deux quartiers.

Gio, tout content de retrouver des vagues, se jette a l’eau comme un jeune chien fou et en sort quelques secondes plus tard couinant de douleur lorsqu’entraine par le premier rouleau il se foule une epaule contre le sable... qu’il est con celui la ! Heureusement, plus de peur que de mal meme si a l’heure qu’il est, ca lui fait toujours un peu bobo.

Le squatt se prolonge pendant 2 heures puis on se motive naturellement pour continuer la promenade ayant comme challenge un rendez vous avec le soleil pour un coucher au cap de Barra. Une bonne heure plus tard, pari gagne de justesse avec un spectacle a la hauteur de nos esperances.

On se pose un peu a l’hotel avant de degoter un petit resto dans Pelourinho ou l’on se regale d’un Moqueca, specialite locale de poisson cuit au lait de coco, accompagne d’une evidente caipirinha et d’eternels rythmes de batuccada, cette fois geree par des gamins de 10 ans.

 
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Aujourd'hui on se consacre a la plage mais comme ca se merite, on commence par une matinee tactique. Premierement on depose nos fringues a la laverie (on nous a interdit de le faire tous seuls) puis on squatte 2 petites heures sur le net avant de passer quelques coups de fil, notamment a la TAM pour une confirmation de vol et pour des prises d'infos sur l'hebergement a Rio. Ca se gate un peu vu que chaque coup de fil se solde en echec, mais avec l'aide des agents competents de l'office de tourisme, on parvient a nos fins.

Pour feter ca on va se faire peter le buffet ao kilo de l'ecole de gastronomie locale, meilleur rapport qualite-prix qu'on ait vu jusque la. Hop, un p'tit bus et nous sommes a la plage de Barra. Ambiance decontractee les pieds dans le sable, ocean glacial mais clean et apres un petit plouf on se laisse aller sur nos pareos jusqu'a ce que le temps se gate. C'est pas cool de se faire reveiller par des gouttes de pluie bien froides surtout quand on realise que c'est bien parti pour durer.

Un peu a la loose, on abandonne notre plage pour regagner le centre ville. Mais c'est pas grave car on fait passer le temps en jouant aux cartes, en bouquinant et on en profite meme pour raser le Gio.

Pour diner, on se laisse a nouveau tenter par les acarajes sur le Largo do Pelourinho et aussi par des desserts dont un etrange a la noix de coco et goudron liquide... jusqu'a ce que cette chienne de pluie nous renvoie encore a la maison ou on finit la soiree comme on a fini l'apres midi.

 

Petit topo sur la sensualite bresilienne...

A l'extreme oppose de l'Inde, dans ce pays il faut montrer son corps pour etre respecte. Pour les filles c'est epaules decouvertes, festival de decolletes (gros seins) ou bustiers (petits seins), jupes ou shorts a micro longueur reglementee et meme si la plupart sont un peu grasses (en attendant Rio...), elles transpirent unanimement la feminite sans tomber dans la vulgarite.

Quant aux mecs, si ce n'est pas en debardeur, ils sont torse nu et ils ont raison car, aie aie aie les filles, surtout ici a Bahia, c'est le defile des corps parfaits. C'est incroyable, meme Gio se surprend a bloquer sur eux d'autant plus que souvent la gueule va avec le corps. En gros les mecs, faut pas venir ici avec sa meuf !!!

 
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On ouvre les yeux au son de la pluie battant sur nos fenetres. Pas motivant pour se lever et aller se faire une plage... on opte donc pour une prolongation de nuit, jusqu'au moment ou nos ventres se reveillent et marchent sous la flotte vers notre QG a petit dej'.

La pluie cessant, on se motive pour la journee balneaire malgre le ciel gris. Pour changer d'hier on choisit une plage du cote atlantique mais le vent est d'une telle force que l'option n'est en plus une. On se rabat alors sur la plage d'hier, bien plus abritee et au final il y fait bon et il n'y a quasiment personne a la ronde. On se pose donc pour trois bonnes heures, par moment beneficiant presque d'eclaircies et grignotant des petits snacks qu'on nous propose au passage. Les nuages se densifiant, c'est vers 4 H qu'on se fait la malle decidant de se promener jusqu'a Campo Grande en profitant d'une superette pour faire 2 courses (inexistante dans le centre) et surtout de ce quartier agreable a traverser.

De nouveau a la maison en fin d'aprem', on se fait un gros coup de stress sur Internet vu qu'on apprend que notre vol de retour en France a tout simplement ete annule... c'est bien sympa, mais on n'a pas l'intention de s'installer a Rio ! Quoi qu'il en soit, c'est un probleme ingerable ce soir, on le met donc de cote et suite a l'impact du resto de l'ecole de gastronomie d'hier midi, on se fait un gros lachage en allant deguster LE buffet a volonte. Au menu une bonne dizaine de moquecas et autant d'autres specialites du coin... 15 plats differents pour Gio, une dizaine pour Gaelle et ce sans compter les nombreux desserts ! Autant dire que c'est cassage de bide, a la limite de la crise de foie pour Gio. La caipirinha digestive s'impose donc comme une evidence et on opte pour un stand de cocktails ambulants qui nous la prepare a l'ancienne. C'est comme ca que nous faisons nos adieux a la ville, en profitant une derniere fois du Largo do Pelourinho. 

par Gaëlle & Giova publié dans : gagiotdm
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Lundi 27 août 2007
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Bonne surprise au reveil, on n’est pas encore au port de Belem, ce qui nous laisse le temps de prendre le petit dej’ et de profiter un dernier coup de la foret avant de debarquer dans la cite. Cite que l’on voit d’ailleurs arriver de bien loin avec ses gros buildings modernes... assez bluffant !

Les pieds a nouveau sur terre (merde, ca tangue toujours), on rejoint facilement notre hotel. La chambre n’etant pas encore disponible, on pose nos affaires et on file se faire un buffet « ao kilo » en evitant soigneusement la viande apres l’overdose du bateau.

La chambre n’etant toujours pas prete, on decouvre avec plaisir que les buildings de tout a l’heure cachaient un centre historique plein de charme. On flane alors dans ses ruelles alternant bazars en plein air et jolies batisses coloniales, jusqu’a la super mignonne Praca Brandao, dominee par sa cathedrale a la peinture defraichie.

Mais la cathedrale n’est pas tout, autour de la place se situe la Casa de Onze Janelas et le Forte do Castelo, proposant une tres agreable balade au bord de la baie, mais surtout

l’etonnant Musee d’Art Sacre dont l’eclairage interieur aux fibres optiques est d’une telle pertinence que l’eglise et les oeuvres qu’elle contient deviennent sublimes (meme celles qu’on aurait trouve bidon en temps normal).

De retour a l’hotel, on apprend que la chambre ne sera dispo qu’a 10 heures du soir... sans rancune on change d’endroit. C’est ensuite une enorme mission Internet qui nous attend (3 heures environ) et en sortant de la, a notre plus grand etonnement, la ville est morte alors qu’il est 19 H 30 ! Ou est donc le mythe de la fete bresilienne ? D’autant plus qu’on galere pour trouver un resto ouvert dans notre quartier desert. Petite deception, mais malgre tout on est content apres 10 jours de Bresil de retrouver une ville qui nous plaise et correspondant a l’image qu’on se faisait de ce pays (hors ambiance nocture...).

 
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Finalement un reveil sans reveil et excellente surprise en voyant le buffet du petit dej’ et son abondance de fruits et gateries diverses. Bonne consolation apres une nuit allonges sur une planche en bois ! En effet, notre lit ayant gagne la palme du matelas le plus dur et le moins confortable de l’annee, on demande a changer de chambre. Dans l’attente on en profite pour faire notre lessive a la main (ca faisait longtemps... ca ne nous avait pas manque !).

A midi on se dirige vers le marche Ver-o-Peso et ses etals bruyants pour se plonger dans l’ambiance suranimee belemoise et deguster un poisson du fleuve tout juste peche.

Pendant la digestion, on se tape quelques remontees de Lariam, surprenant vu qu’on a arrete le traitement pour manque total de moustiques (c’est vraiment de la merde ce truc la ! Sinon, etonnant pour les moustiques, non ?). Ceci ne nous empeche pas de nous tactifier en faisant un saut a la banque et a la TAM. Sauf que la TAM n’est plus la... on tente alors de gerer la confirmation de notre vol par telephone, pas evident vu qu’ils ne parlent que portugais. Gio se debrouille alors pour comprendre et se faire comprendre en assurant ainsi (on espere...) cette foutue confirmation.

L’orage equatorial se faisant de plus en plus present et pour une fois persistant, on reporte les visites et Gaelle va se « bresilianifier » dans un institut de beaute pour une epilation des jambes et du maillot (ce sont des barbares hysteriques ces bresiliennes... un peu sadiques aussi !).

L’un dans l’autre il est l’heure de l’apero et on decouvre a cette occasion l’Estaçao das Docas, de vieux docks bordant le fleuve incroyablement bien restaures et amenages en restos lounges. Finalement une vraie ambiance nocturne, accompagnee de la meilleure caipirinha du Bresil (parait-il) et d’une excellente biere brassee sur place.

Un peu refroidis par les tarifs des repas, on part manger ailleurs tout en se promettant de revenir pour un lachage avant notre depart. Repas pendant lequel on finit par longuement discuter avec un mexicano-americain de nos voyages respectifs.

 
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Damnation, on se reveille trop tard et le buffet du petit dej’ est completement depouille ! On arrive quand meme a s’enfiler quelque chose avant de partir se balader. C’est alors qu’on approfondit le coin du port et tout le bord du fleuve avec la partie couverte du marche Ver-o-Peso qu’on n’avait pas pu voir la veille, les pecheurs encore sur place en train de brasser leur recolte journaliere et les docks version jour, beaucoup plus calmes mais toujours aussi agreables, d’ou un squatt prolonge ou l’on met a jour notre journal.

A midi on se refait le bon resto ao kilo du premier jour en profitant cette fois des viandes grilles de la churrascheria... deuxieme morceau de boeuf saignant de l’annee avec le jour de l’an !!

On digere le tout avec une balade dans les jardins de la Praca da Republica et du Teatro La Paz. De la commence une longue odyssee car on cherche a prendre un bus pour aller au Parc Emilio Goeldi, situe hors du centre. Entre les infos du routard, les contre-informations des passants et notre instinct defaillant, on finit par se retrouver dans un bus qui fait le tour complet de la ville avant de nous deposer a 1 km de notre destination. Mais bon, nos onze mois d’experience d’aventuriers nous permettent de trouver notre chemin (ok, c’est dans le plan du routard...).

Eh ben ca valait largement le coup. Le parc est comme une oasis d’Amazonie au coeur de Belem, avec tout plein d’animaux zarbis (en cage...) parmis lesquels de magnifiques aras, des singes araignees, des tapirs, des pantheres noires, des boas et d’autres bestioles non identifiees, parfois meme en liberte. Malgre notre exaltation, on est un peu triste de n’avoir pu apercevoir des ais (paresseux) accroches aux arbres, avec leur tete d’endormis souriants.

Bien entendu, on evite de rentrer en bus et sur le chemin du retour on fait une petite halte a la Basilique de Nossa Senhora de Nazare, ou se deroule annuellement une des plus grosses manifestation catholique au monde (super !!).

Lessives par la marche et la chaleur equatoriale, on s’effondre en sieste une fois a l’hotel. A notre reveil, on file au resto (oulala, il est 7 H, il faut se depecher !) ou on recroise notre pote mexicano-americain sur une place a ciel ouvert avec un peu plus d’animation que les autres soirs, malheureusement dirigee par une effroyable chanteuse de variete locale.

 
 
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Afin de ne pas reiterer le drame d’hier matin, on se leve tot pour beneficier d’un buffet bien charge. Mais comme on est en vacances et que l’heure du reveil nous a brutalise, on part se recoucher. On traine ainsi jusqu’a midi, heure a laquelle on retourne au marche pour se faire un nouveau mega poisson frais a la couleur locale. Pour le dessert, on s’envoie un bon coco frais dans les jardins de la Praça Dom Pedro II, a l’ombre d’un arbre pour eviter la violence du soleil.

L’apres midi, on visite un nouveau quartier, notamment un centre commercial pour trouver des tongs a la taille de Gio. Faut croire que peu de bresiliens font du 46 ½... Mais il y a quand meme un modele (moche) a cette pointure, ca donne de l’espoir. En revanche, Gaelle decouvre une paire qui la branche et savoure avec une grande delectation le fait d’enlever ses horribles tatanes pour des chaussures humaines.

En fin d’aprem’ on se fait une petite session Internet et une reconfirmation de notre vol en portugais, histoire d’etre bien surs...

Pour notre derniere soiree a Belem, on casse la tirelire et on se fait peter LE meilleur resto ao kilo de la ville a l’Estaçao das Docas : degustation de specialites belemoises accompagnee d’une biere fraiche, suivie d’une caipirinha en terrasse. On digere le tout en flanant sur les quais romantiques, songeant a notre si proche retour avec ce double sentiment de tristesse et de joie.

De retour a l’hotel, on se felicite d’avoir survecu aux 300 m a pieds en zone sensible et on part se coucher.

 

P.S. : Il faut savoir que depuis qu’on est au Bresil (suite aux conseils des locaux), on a toujours sur nous l’equivalent de 20 Euros pour eviter de se prendre une balle en cas d’agression... rassurant, hein ?

par Gaëlle & Giova publié dans : gagiotdm
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Mercredi 22 août 2007
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On a trop bien dormi dans l’avion, donc le reveil se fait doux malgre le peu d’heures de sommeil. Mais bon, on est quand meme un peu au radar pour recuperer nos sacs et tout et tout. Ca tombe bien puisqu’on a jusqu’a 15 H 30 a squatter a l’aeroport. La, vraiment, on fait les zombies et les cappucinos n’y feront rien...

Pour midi on experimente notre premier resto « au kilo », concept intelligent d’un buffet ou l’on paye uniquement le poids de ce que l’on mange. Pas mal du tout !

Aller zou, encore un petit effort et on prend notre avion. Sans surprises, on s’y effondre jusqu’a ce que le pilote nous reveille en nous disant qu’on peut voir les chutes d’Iguazu par la fenetre. Phenomenal, on a beau nous avoir prevenu, ces cascades sont vraiment balaises !!!

Du coup on est tout excites mais a l’arrivee on est vite calme par Foz do Iguazu, une ville totalement morte et laide, avec des prix qui ont double par rapport aux infos du guide.

Le soir on traverse « inconscients » des rues sombres pour aller manger, encore une fois dans une cantine avec bouffe « au kilo »... au supermache (la fete quoi). C’est tres bon, mais ou sont donc les danseuses en string, les percussionnistes hysteriques et les foules en delire ?!?

Quoi qu’il en soit, aujourd’hui nous n’avons pas trop la tete a ca, ce qu’on attend le plus c’est ce merveileux moment ou l’on s’allonge sur un LIT ! Un vrai ! Qu’est ce que ca peut etre confortable parfois...

 
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Comme c’est bon de dormir sa mere ! Enfin, surtout pour Gio vu que Gaelle s’est pelee toute la nuit (eh oui, pour l’instant nous ne sommes toujours pas en climat chaud...). Quoi qu’il en soit, on se fait peter un buffet de petit dej’ gargantuesque, suite a quoi Gaelle part se recoucher pendant que Gio boucle le dernier article du Perou sur Internet.

A midi on erre dans les rues de la ville, encore plus deserte le dimanche, a la recherche d’un resto... pas evident ! C’est au bout d’une bonne demie heure qu’on trouve un nouveau buffet (cette fois pas au kilo mais a prix fixe), une fois de plus pas mal du tout.

En digerant tout ca, on reflechit a la demarche a suivre. En effet, on se trouve actuellement sur un noeud entre trois pays (Bresil, Argentine et Paraguay), les cascades d’Iguazu etant partagees sur la frontiere argentino-bresilienne. Vu l’ambiance locale on opte pour s’installer cote argentin, on prepare nos sacs et on se lance sur la route.

Certes 5 Km ce n’est rien, mais lorsque ca comprends deux attentes de bus et deux postes frontieres, il faut compter deux bonnes heures pour arriver a bon port ! C’est donc fatigues, Gio avec le bide toujours un peu retourne et Gaelle avec une bonne petite creve, qu’on cherche un logement a Puerto Iguazu dans les prix indiques par le guide. Impossible vu qu’ici, encore plus que de l’autre cote de la frontiere, tout a double en moins de deux ans ! C’est au final resignes qu’on accepte un hotel trois fois plus cher que ce qu’on croyait, neanmoins un des meilleurs marche et plutot agreable.

Evidemment on s’ecroule dans une sieste bien intense et lorsqu’on se reveille, c’est l’heure d’aller diner. Depuis le temps qu’on nous bassine avec la viande argentine, il va de soi qu’on va se faire peter une bonne « parillada » (grillade) dans un resto du coin. En effet ca tue ! Meme si on peut toujours rever pour avoir du boeuf saignant (bleu etant caremment utopique...), le gout bien fume et l’extreme tendresse sont au rendez-vous. Bonne recompense suite a tous ces jours en deplacement.

 
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Gio se reveille plutot retabli de son indigestion (meme s’il a tres peu dormi car dur de trouver le sommeil hier soir...), mais pour Gaelle c’est toujours pas la grande forme... ! Le petit dej’ portant conseil, elle decide quand meme d’attaquer la visite des chutes en esperant que ca se tasse un peu.

Nous voila donc partis au coeur de ce parc nationnal a la vegetation dense qui cache precieusement son joyau secret. Quelques kilometres sur le petit train ecolo et nous voici aux bords du Rio Iguazu. On se balade un peu sur celui-ci grace un systeme de pontons metalliques, etonnes par son calme et la quietude ambiante, et petit a petit... on sent une energie qui s’approche lentement, on voit au loin les vautours en delire, le son du fremissement de l’eau qui s’agite dans tous les sens augmente progressivement et tout-a-coup.... brrrroooOOOAAAAH !!! La Gorge du Diable ! La plus vertigineuse des chutes (90 m) et surtout le debit d’eau le plus impressionnant du site. Incoyable du fait de sa puissance, avec une douche permanente rebondissant jusqu’a nous et l’impossibilite de voir l’eau en bas, et la beaute de ce qui l’entoure avec cette multitude de cascades qui se suivent sur differents etages, se croisant et tombant les unes dans les autres, toujours entourees de roches noires, palmiers et verdure.

Emerveilles, mais en gardant toujours un rythme de croisiere tres tranquille vu l’etat de la Petite, on continue l’exploration du site. Plusieurs points de vues se suivent, par au-dessus, par en-dessous, a cote, etc... et il faut admettre que, meme si moins impressionnantes, les autres chutes sont encore plus belles que la Gorge du Diable... on ne trouve plus d’adjectifs pour definir tout ca !

La fatigue commence a se faire sentir, on frise le « divorce » 2-3 fois pour des raisons qui ne regardent que nous et on decide alors de rentrer au bout 5 bonnes heures de visite. Gaelle, dans un etat toujours pas flambant, par en sieste des notre arrivee pendant que Gio bouquine en veillant sur elle. Le soir, on se retape le resto de la veille avec cette fois un bon poisson de riviere au menu, histoire de changer un peu tout en se rememorant cette incroyable journee.

En tous cas, il est vrai qu’il existe des endroits ou l’on se sent plus proche de dieu (si on y croit bien sur), on comprend alors le choix de ce site pour y tourner le film « Mission »... avis aux amateurs !

 
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C’est cool, ce matin la Petite va deja un peu mieux. Mais bon, Gio se sent l’ame d’un guerrier et, pour la delester du moindre effort, decide de se transformer en hot dog geant en portant les deux gros sacs jusqu’a la gare routiere.

On chope alors le bus qui nous mene a la frontiere et, comme la derniere fois, on y poireaute une petite heure pour pendre le bus suivant. C’est pas grave vu qu’on rencontre un couple franco-australien bien cool qui nous aide a faire passer le temps.

Une fois arrives, on jette nos affaires a l’hotel et on part se faire le meilleur resto de la ville : la cantine du supermarche ! On en profite pour faire 2-3 courses puis Gio depose la Petite a l’hotel car, malgre sa meilleure mine, il est bon qu’elle se repose aujourd’hui. Pendant ce temps Gio part en missions diverses, change d’argent, Internet et confirmation de billets d’avion. La, ca se complique un peu car ils ont annulle notre vol nous contraingnant a paser une nuit de plus ici, ce qui finalement est presque mieux vu que le vol initial nous faisait atterrir au milieu de la nuit a Manaus.

Vers 5 H ½ il va reveiller en douceur Gaelle, qui pionce depuis trois heures, et on discute un peu, le temps qu’elle emerge totalement.

Voici l’heure de l’apero, ce qui donne l’occasion a Gio de tester une premiere Caipirina locale. L’abscence quasi totale de glace dans cet enorme verre, doublee d’un dosage bien corse, le tout a jeun, se traduit par une claque monumentale qu’il ne voit pas arriver. Je, Laure, desole, il ne tient plus l’alcool, ca va etre une catastrophe a votre mariage (Gaelle, fait ta belle avec ton jus de melon... ton tour viendra !)

Le repas bourre est plutoit funky et la douche qui suit vitale. On finit la soiree en papotant dans notre chambrette jusqu’a ce que sommeil s’en suive...

 
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Matinee a la cool, avec Gaelle quasi totalement remise de ses maux. On profite une deuxieme fois du petit dej’ orgiaque de cet hostel, puis on se lance a la decouverte des cascades cote bresilien.

Il y en a qui pourraient croire que ne voir qu’un des deux cotes est suffisant. Erreur ! Car meme si le cote argentin est plus vaste et offre des points de vue plus rapproches sur un temps de visite plus long, au Bresil on beneficie d’une vue globale imprenable tout le long des cascades, jusqu’a la Gorge du Diable qui parvient a nous bluffer une seconde fois, alors que l’effet de surprise est deja passe.

De retour en ville vers 2 H, on se fait une enieme fois notre cantine du coin et, histoire de completer la journee, on se dirige vers le barrage d’Itaipu sur le Rio Parana a la frontiere bresilo-paraguayenne (le plus grand du monde). En effet, cette construction est reputee pour sa prouesse technologique et son enormite, avec la spectaculaire vague generee lors de l’ouverture des vannes d’equilibrage. Neanmoins, notre visite ne nous a pas enthousiasme car d’une part il n’y a pas assez d’eau pour voir la fameuse vague et d’autre part on fait un pauvre tour en bus sans meme s’arreter sur la digue... voici une belle facon de foutre son argent en l’air !

Une fois cette bouffonnerie terminee, on rentre a casa, on casse la croute et on se refugie dans notre taniere tres tot car demain on se leve avec les poules pour prendre notre avion. Alors « boa noite » tout le monde !

 
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Tu-tuu-tuuu-tuuuuuu... on l’entend venir de loin celui la ! Quatre heures du mat’, ca faisait longtemps. Lever, desensuquage et on sort du lit le gars de la reception pour qu’il nous appelle un taxi pour aller a l’aeroport, comme convenu hier. Completement dans les vapes, il essaye plusieurs numeros avant de nous lacher tout simplement : « Il n’y a pas de taxis ». On souffle un peu, on garde notre calme face a sa debilite intense (il nous a dit la veille qu’en 5 mn, pardon 3 mn, on aurait un taxi) et on lui demande de reessayer. Un peu plus dur de contenir nos nerfs lorsqu’au bout de quelques autres rateaux il nous dit : « Vous auriez du appeler hier », alors que justement hier on lui en a parle dans l’aprem’ en precisant l’heure plus que matinale de notre depart. Finalement, un taxi decroche pour venir a notre rencontre et le sauve de l’etranglement.

On arrive quand meme a la bonne heure a l’aeroport, meme si on se serait bien passe de ce petit stress au reveil. Premier vol jusqu’a Sao Paulo en prolongation de sommeil et second vol positivement etonnes par le meilleur confort de l’avion avec sieges molletones et petite tele perso, meme si ces chiens ne nous ont pas file a manger pour midi (alors qu’on arrive a 1 H ½).

Arrives a Manaus c’est la claque previsible lorsqu’on sort de l’aeroport sous la chaleur equatoriale etouffante... on commence a avoir un peu perdu l’habitude de tout ca !

On enquille avec un long bus public pour rallier le centre et, etant parachutes pres du port, on se renseigne sur les tarifs de la traversee jusqu’a Belem. Hilares face aux prix exorbitants, on renvoie la recherche a plus tard et on chope une chambre absolument denuee de charme, mais confortable et fonctionnelle.

Une fois habilles en mode « grande chaleur », on se balade un peu au marche du coin a la recherche d’un petit stand de bouffe. Ne trouvant pas chaussure a nos pieds, on se rabat dans un petit resto familial ou une mama bresilienne nous concocte un delicieux poisson de riviere.

C’est pas tout ca mais il est 4 H et la mission de la journee c’est de booker le bateau pour demain. On traverse alors le centre de Manaus pas franchement beau, mais ultra vivant, pour trouver l’office de tourisme et sa precieuse liste d’agences homologuees. Or, une fois sur place, l’office s’avere desaffecte et il est impossible de comprendre ou il y en a un en discutant avec les locaux.

Bien au depourvu, on tente une ou deux agences a l’aveugle qui, n’offrant pas ce genre de prestation, nous renvoient au port et a ses multiples agences... il nous semble pourtant bien en avoir vu qu’une ! Quoi qu’il en soit, on n’a peut etre pas bien fait le tour et, harceles et confus par tous ces vendeurs de billets de bateau dans la rue, il est bien possible qu’on soit passe a cote. Et pourtant, on a beau refaire deux fois le tour, poser la question en 4 langues a differentes personnes et remettre en question notre etat mental en plaidant la schizophrenie, il n’y a bien qu’une seule agence !

Certes, les gars dans la rue proposent des tarifs plus allechants, mais qui nous assure de leur honnetete ? On fait donc une derniere tentative dans l’agence qu’on decouvre en bas de l’hotel ou la meuf, evidemment, nous sort a nouveau l’histoire des agences du port. Pour etre surs une fois pour toute qu’on n’est pas en train de perdre la raison, elle appelle les agences fantomes en vain, fermees ou demenagees pour cause de travaux. Elle nous apprend en prime que notre quartier, passe 18 H, est la residence favorite de tous les toxicos fauches coupeurs de gorge de la ville. Morale, elle nous deconseille fortement de tenter un resto ce soir et on dispose de 20 mn top chrono pour trouver des snacks a emporter avant notre mort certaine... on l’aime bien cette ville !!!

Absolument abattus, on se resoud sur notre sort en decidant qu’on se fera une derniere tentative en allant voir directement les bateaux (si c’est faisable) avant d’accepter la proposition ruineuse initiale.

Une bonne douche rafraichissante nous sauve du suicide collectif et on se pose longuement pour digerer cette penible journee.

 
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On se reveille tot pour essayer de regler cette histoire de billets. Decouvrant alors qu’il n’y a pas de petit dej’, on va au marche ou l’on se « nourrit » d’eau de coco bien fraiche. De la on se dirige vers le port ou l’on hallucine sur l’ambiance grouillante, les couleurs, la vie sans age qui y regne... c’est totalement dementiel !

On y prend des infos chez les vendeurs ambulants mais on se mefie quand meme de la validite de ces trucs malgre le prix plus raisonnable annonce. Pour verifier certaines de ces infos, on retourne au terminal maritime. La, le delire schizophrene continue car les guichets ont demenage dans la nuit a l’autre bout du terminal et les prix annonces par la meme agence on baisse de 80 Euros !

Un peu plus chers que les vendeurs de rue, mais 100 fois plus sur, on se lache et on achete ENFIN nos billets.

En revanche, la meuf nous informe que l’embarquement se fait dans deux heures au lieu des six auquelles on s’attendait. Une nouvelle course contre la montre demarre, on part a Carrouf (eh oui... meme au Bresil) pour faire des provisions pour le voyage et acheter des sandwichs « baguette » pour midi, on file recuperer notre linge a la laverie et il nous reste tout juste le temps de preparer nos sacs et foncer au port.

Une fois a bord, on decouvre notre petite cabine plutot rudimentaire, mais confortable avec salle de bain et clim’. On change ensuite de port pour rallier le plus colore qu’on a visite ce matin et on attend l’embarquement d’autres personnes + marchandises pendant... 4 heures ½ ! On comprend mieux lorsqu’on voit l’agencement complexe des hamacs sur les deux premiers niveaux, donnant a ce bateau une allure de cargo a etres humains.

Dans l’attente, on en profite pour raser Gio avec le peu d’eau sablonneuse qu’on parvient a se procurer et on commence a tchatcher tant bien que mal avec d’autres passagers et leur infernal debit « potughesche ».

Joli depart sur le Rio Negro (noir comme de l’encre de poulpe) sous les lueurs du coucher de soleil, borde par un melange etrange de vegetation equatoriale et d’usines. Le soir, apres une biere bien fraiche, on mange notre « gamelle » (correcte mais sans plus) avant de se poser dans la chambre, sans trop de choix du fait de la pluie, ou l’on papote jusqu’a 11 H du soir.

 
DSCN3374.JPG18/08/07
 

Reveil force a 7 H ½ pour ne pas rater le petit dej’. Petit dej’ somme toute satisfaisant avec 2-3 trucs a grignoter et un cafe au lait des plus savoureux, alors qu’on s’attendait a un vieux jus de chaussettes sans rien a cote.

Apres une petite prolongation de nuit, on monte sur la terrasse pour communier avec la nature qui nous entoure car depuis ce matin on navigue isoles au coeur du poumon de la planete. Vision magnifique paradoxalement brouillee par la variet’ locale diffusee a 600 Watts par le bar du bateau et les claquements intempestifs des dominos jetes sur les tables par des bresiliens hysteriques.

Du coup on kidnappe des chaises qu’on installe a cote de notre petite cabine, creant ainsi un squatt paisible et confortable qu’on adopte definitvement.

Deuxieme bonne surprise culinaire pour le dejeuner, avec une delicieuse daube garnie de feculents, legumes et un magnifique jus de fruits de la passion. S’ensuit une sieste digestive bien prolongee pour Gaelle et de plus courte duree pour Gio qui part en « meditation » face a ce fleuve-ocean si large que par endroit on a presque du mal a voir les deux rives et pouvant atteindre des profondeurs de plus de 150 m... l’Amazone, le plus gros fleuve du monde !

A part ca, on a evidemment pas grands chose a raconter hormis deux haltes dans des ports sortis de nulle part et la visite de dauphins (??!) venus jouer avec le bateau.

Le soir on ne fait pas long feu et on part se pieuter apres une biere bien fraiche au clair de lune.

 
DSCN3489.JPG19/08/07
 

Ce matin, ancres au port de Santarem, on se reveille tot car, le bateau reprenant le fleuve vers 11 H, on a l’intention d’aller faire une petite excursion a l’Alter do Chao, une plage paradisiaque au bord du Rio Tapajos, un affluent de l’Amazone. Mais le temps s’en mele et nous lache un deluge equatorial sur la tete qui nous dissuade d’aller plus loin. L’eclaircie qui suit provoque chez Gio une grande frustration, ayant le sentiment de traverser l’Amazonie sans vraiment la voir.

Une fois digere tout ca, on leve l’ancre et on assiste au phenomene tres curieux de la rencontre des eaux. Lorsque le Rio Tapajos (de couleur emeraude) et l’Amazone (de couleur marron) se rencontrent, ils coulent cote a cote sans se melanger sur plusieurs Km. Ce phenomene s’expliquant par la difference de densite, de temperature et de vitesse d’ecoulement... dingue !

Par la suite, on se laisse bercer par la longue monotonie des paysages, parfois un peu las, mais le plus souvent meditatifs et admiratifs face a leur purete. En fin d’aprem’, a notre plus grande surprise on quitte l’Amazone pour remonter un de ces « petits » affluents. Alors plus proches du rivage, on a l’impression que les portes du paradis s’ouvrent a nous avec ces petits ilots et la vegetation magnifique qui nous entoure jusqu’a atteindre le port de Monte Alegre, avec ses collines verdoyantes survolees par des nuees de rapaces. Moment magique, surtout lorsqu’on s’eloigne du port face a un coucher de soleil transcendant.

Pour la soiree, on va squatter notre petit chez-nous apres une enieme daube servie a 17 H 30 (ils sont fous ces amazoniens !!).

 
DSCN3513.JPG20/08/07
 

Reveil comme d’hab’, et comme d’hab’ redodo pour Gaelle apres le cafe pendant que Gio bouquine sur le pont. Reveil definitif a 10 H lorsque le moussaillon sonne le signal du dejeuner !!... En effet, on ne s’est pas trop rendu compte du changement de fuseau horaire pendant la nuit (ou alors ca explique le diner a 17 H 30 d’hier soir). On s’envoie quand meme le repas malgre le manque d’appetit, puis on se pose sur notre squatt habituel pour assister au spectacle sans penser a rien. C’est la derniere journee sur le fleuve et celui-ci nous offre en cerise sur le gateau des paysages bien differents de ceux des derniers jours. Eh oui car l’embouchure approche et l’Amazone part en quelque chose qui pourrait etre un delta, mais a l’echelle de ce fleuve ca donne des iles parfois grandes comme des departements francais plus des ilots de-ci de-la et une multitude d’affluents et de confluents qui se croisent de tous les cotes. C’est dans un de ces confluents qu’on continue notre chemin, l’avantage etant la proximite des rivages, nous permettant d’admirer de plus pres l’incroyable densite de la vegetation ainsi que celle des... habitants !? On aurait pas imagine voir autant de cabanes et de vie dans ce coin, avec les gens venant a notre rencontre a bord de leurs pirogues (parfois des l’age de 4 ans...), soit pour des echanges de marchandises, soit tout simplement pour un salut plus rapproche. Dur de ne pas faire l’association avec ce qu’on a vecu sur le delta du Mekong il y a 8 mois de ca...

Petit detail assez inexplicable : la presence de blondinets aux yeux et a la peau claire (mais decidemment pas blancs) sur des pirogues. Ok, on veut bien qu’il y ait eu des brassages avec les colonisateurs, mais vous, vous en connaissez beaucoup de portugais blonds aux yeux verts ??? A noter que ce phenomene est tres recurrent en general au Bresil, ce qui fait qu’on peut carrement croiser des blacks naturellement blonds aux yeux clairs... !

Evidemment, le coucher de soleil est une fois de plus a vomir et on le contemple en faisant nos adieux a la foret, car demain matin on se reveillera au port de Belem.

 

Petit topo sur l’Amazone et l’Amazonie...

Juste pour se rendre compte de l’enormite de la ou l’on se trouve. 6300 Km parcourus des Andes a l’Atlantique, sur une largeur pouvant atteindre 20 Km et des profondeurs quasi abyssales, l’Amazone charrie 20 % des eaux douces du globe ! Ce n’est donc pas etonnant qu’il ait donne naissance a cette foret grande comme 11 fois la France et qui renouvelle a elle seule la moitie de l’oxygene de la planete.

Sans rentrer dans des debats ecologiques, pourvu que ca dure ! 

par Gaëlle & Giova publié dans : gagiotdm
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