25/04/07Reveil bien matinal, un dernier petit dej’ dans la Gagiomobile et on la ramene ensuite a son proprietaire, sans encombres sur la route car nous sommes en jour ferie. Meme si par moment elle nous a un peu fait galerer, on est un peu tristes de se separer d’elle, d’autant plus qu’en N.Z. on a opte pour la solution hostel + pass de bus et qu’on se retrouvera donc a nouveau SDF.
On arrive dans le centre de Melbourne au milieu de la parade du Anzac Day commemorant les anciens combattants de la 2eme guerre mondiale. C’est pratique avec nos gros sacs sur le dos ! On se refugie donc dans un Internet café pour boucler le chapitre australien. Pour dejeuner, on reprend la ruelle des snacks et on tombe sur un top resto/snack, encore une fois a l’italienne, ou on se partage un risotto et un panino digne de ce nom.
Un café plus tard on part a l’aeroport et on poireaute 3 bonnes heures avant le decollage. Le vol se passe bien, mais on est un peu gaves par ces rats de la Jet Star qui ne nous proposent rien sauf moyennant finance, pas meme un the ni un verre d’eau ou les ecouteurs pour la radio. Franchement, pour plus de 3 heures de vol, on trouve que c’est abuser.
On arrive a Christchurch a 23 H avec 2 heures de decalage en plus et c’est surexcites qu’on passe les differentes formalites, qu’on chope un bus et qu’on atterit en plein centre dans un hostel bien cool. On prend a peine le temps de s’installer dans notre chambre avant de sortir boire des coups dans un pub. L’ambiance y est hyper detendue avec un groupe en live au bon repertoire grunge des annees 90’. Pas moyen de descotcher notre sourire de la soiree, nous sommes aux antipodes et on n’arrive toujours pas a y croire… !
26/04/07Enorme grasse matinee avec lever a midi (bon, pour nous c’est quand meme 10 H…) et pour le petit dej’ on se fait le repas le plus sain et leger du monde : un fish n’chips.
On se promene ensuite dans le centre jusqu’a une agence ou on achete notre mega flexipass de bus. A nous la liberte pour decouvrir ce merveilleux pays ! On continue la tactification a l’office de tourisme et en allant faire ce qui deviendra notre quotidien… des courses (eh ouais, faute de stockage il faut y aller petit a petit).
A force de tourner, on est un peu vanne et on va se regenerer a l’happy hour du bar de l’hostel. Pour se preparer a diner, on se retrouve au milieu d’une bande de post-ados bourres et bruyants (ah, les vieux cons !!) ; d’un autre cote, c’est cool de se faire a manger dans une grande cuisine.
On fait ensuite semblant d’aller mater le film dans la salle tele (c’est bien equipe ces petits hostels…), mais on va vite se coucher car demain, lever a 6 H (4 H heure australienne… dur, dur !).
27/04/07Reveil incroyablement facile a 6 H du mat’, on s’active et on est au terminal des bus a 7 H. La, peut etre troubles par la pluie, on est a deux doigts de monter dans le mauvais bus, quand le conducteur se pointe et nous fait la morale comme quoi on n’aurait pas ecoute les indications de la nana de l’accueil. Va lui expliquer qu’on ne comprend rien a leur accent pourri, surtout a 7 H du mat’…
Bref, on y gagne au change car notre vrai conducteur s’avere etre un gros nounours tout gentil, a la voix douce et qui s’improvise guide durant tout le trajet. Trajet au debut duquel on se laisse porter par les bras de Morphee et a la fin duquel, a partir de la halte au Lake Tekapo, on bloque sur les paysages somptueux, incroyablement vierges de toute presence humaine, avec les fantomes du royaume du Rouan qui nous hantent.
C’est en tout debut d’aprem’, après avoir vu approcher de loin le Mont Aoraki (le plus haut du continent oceanien, mieux connu sous le nom de Mont Cook…), qu’on arrive a l’hostel du petit bled entoure par le cirque de montagnes.
On pose nos affaires et on enchaine tres vite avec une petite rando, malgre le temps couvert nous empechant d’admirer les pics. Petite certes, mais putain, qu’est ce que ca grimpe ! La recompense est de taille lorsqu’apres une heure d’effort intense le ciel s’ouvre sur une chaine de glaciers a couper le souffle. On reste comme en suspension pendant 20 mn, matant ce defile de montagnes ayant pour coulisses les nuages.
C’est les jambes tremblantes comme des vieillards qu’on redescend dans la vallee, sereins et contents, en tous cas suffisamment pour prolonger la balade dans le village.
De retour au chaud, on se tape un squatt insolent pres de la cheminee avec un petit the fumant et on a enormement de mal a descotcher de la pour aller se laver. Chose qu’on finit quand meme par faire avant de se concocter un repas bien regenerateur, en discutant avec une retraitee quebecquoise plus que dynamique qui nous rend bien petits devant ses 50 mois de voyage sur ces 5 dernieres annees !
28/04/07Suite a une bonne grasse mat’, on se motive pour une longue rando. Dommage que le temps un peu couvert nous cache les montagnes, mais pour le reste cette exploration de la Hooker Valley nous offre aussi bien des steppes dorees, des rivieres caillouteuses et sinueuses, que des lacs parsemes de mini-icebergs detaches de la langue du glacier qui tombe dans l’eau (a 750 m d’altitude seulement !).
Bien que la rando soit plus longue que prevu, ce qui retarde notre dejeuner au bord du lac, ce qui par consequent nous enerve un peu, c’est magnifique et on apprecie d’autant plus le retour le ventre plein.
C’est quand meme super agreable de sentir qu’on fait des efforts sains (meme si parfois, un peu de malsain nous manque…), mais ce qu’on kiffe le plus reste notre petit the chaud-biscuit-chemine qui nous attend a notre retour a l’hostel, le tout sur fond de Monopoly ou cette chienne de Gaelle ruine le pauvre Gio avec la Mayfair Street (alter ego aucklandais de la Rue de la Paix).
Petit moment d’enervement lorsqu’on se rend compte qu’un(e) encule(e) de sa mere de chien(ne) galeux(se) nous a vole nos deux dernieres barres de chocolat (autant dire une dose d’hero a deux tox…) et qu’on est completement impuissants face a ca, alors qu’il(elle) est dans la meme piece que nous. Apres quelques regards mefiants et petit message bien sanglant dans la cuisine : “If you are the chocolate stealer, go away from my food, you son of a bitch !!!”, on relativise un peu et on oublie aussi vite. Ok, c’est un peu exagere mais c’est la seule drogue qui nous reste, alors vous comprenez… ?
Soiree farniente avec un bon petit repas et un enieme matage de Snatch en V.O. (pas evident a suivre il faut avouer, surtout quand c’est Brad Pitt qui parle…) dans la salle tele pleine de canapés moelleux.
29/07/04Bien evidemment, c’est le jour ou on se barre que le ciel est limpide et sans un nuage. Mais on t’a bien eu mauvaise etoile, on ne part qu’a 2 H 20, alors on a le temps pour une derniere petite balade qui tue.
En attendant le bus, on grignote a l’hostel tout en potassant un peu le Mexique qui s’approche a grande vitesse… Si, porque tenemos que prepararnos para la America Latina, macho !!! ¡ Viva la cucaracha !
Bon, c’est pas tout ca, mais pour l’instant on est en N.Z. et encore une fois on prend la claque dans le bus, subjugues par la majestuosite de ce festival de couleurs que nous offre l’automne austral (d’ailleurs c’est pas plus mal de se taper un peu d’automne au final, hein papoune ?...).
On arrive a 6 H a Queenstown, un paisible site de montagne transforme depuis quelques annees en une monstrueuse usine a sports extremes. Kayaking, rafting, saut a l’elastique, chute libre, jetboat, etc… le paradis pour se taper de gros delires mais… il faut du ble, beaucoup de ble ! Et nous, on n’en a pas assez, alors on ne va pas rester longtemps. D’autant plus qu’apres un petit rateau, on trouve un hostel pas cher mais un peu trop “djeun”. C’est a dire qu’on a environ 10 ans de plus que la moyenne, ce qui n’est pas un probleme en soi, mais lorsqu’on voit l’etat de la cuisine et tous ces putain de gamins gates de merde qui ne sont pas fichus de nettoyer un couteau ou un plan de travail, ca nous rend un peu fous ! Essayez juste d’imaginer ce psycho-maniaque de Gio dans cette situation…
Du coup, pour oublier ce chagrin et pour eviter que Gio commete 2 ou 3 meurtres voyant certains petits cochons crader le plan de travail qu’il venait de faire briller, Gaelle le gave de bieres et l’occupe en jouant aux cartes.
Petit topo sur les robinets kiwis…
Oui, parce qu’officiellement, les neo-zelandais, du fait de leurs oiseaux caracteristiques et de leurs fruits, sont surnommes kiwis…
Mais revenons-en aux robinets. Comme dans les vieux immeubles francais d’il y a plus d’un siecle, ici les robinets d’eau chaude et d’eau froide sont souvent separes. Alors on comprend qu’a une epoque, “tuyautement” parlant, c’etait dur de lier les deux, mais la c’est recent et on trouve ca un peu bete d’avoir le choix entre se bruler ou se congeler les mains.
Le plus etonnant restent les douches. Il n’y a qu’un reglage possible pour la pression et la temperature. C’est a dire qu’on passe du filet d’eau glacial au karscher brulant, la pression et la temperature augmentant en meme temps (c’est normal, PV = nRT, hihihi... pardon, desole...).
Alors on doit admettre qu’on est assez admiratifs face a l’efficacite logistique et l’organisation globale de ce pays, mais il reste quelques failles dans leur logique.
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