27/03/07Finalement on a du courant et on peut tester le grille pain pour le petit dej’ ! On se sent comme a la maison…
Repus de notre merveilleuse pitance, on saute sur le train direction Circular Quay. Lorsqu’on arrive, c’est la claque ! Les premieres choses qu’on voit en sortant du train sont l’Opera et le Harbour Bridge… ca y est, on y est a l’autre bout du monde. Ces symboles, qu’on pensait trop loins pour etre vus un jour, sont a nos pieds ! Du coup, on ne descotche pas pendant un bon moment et on flane le long de la baie entre les deux monuments.
Apres un petit en-cas, on se ressaisit un peu et on prolonge la balade le long de la baie suivante dans le Botanic Garden. C’est d’ailleurs la qu’on se rend compte qu’on vit dans des mondes differents en voyant des perroquets blancs magnifiques en liberte comme des pigeons, des ibis, et… horreur ! Une armee de chauves souris accrochees comme en grappes sur les branches des arbres, de la taille de castors avec une envergure d’aile d’un metre environ !
Quoi qu’il en soit, on commence a percevoir l’ampleur et la magnificience de ce bras de mer en forme de feuille de chene qui fait de cette ville quelque chose d’unique plus que rare. Bref, on adore ! Que ce soit cette ouverture sur l’eau, ces buildings, ces espaces verts et les vieux quartiers a l’anglaise, ou les citadins sportifs faisant leur footing-dejeuner, tout est en parfaite harmonie. S’il n’y avait pas la distance, on se verrait bien vivre ici…
On rentre en fin de journee, tard, pour gerer deux trois bricoles au camping. La version by night sera pour demain.
Plutot anglais ou plutot americains ?
Evidemment, ils sont avant tout australiens. Ne serait-ce que par leur accent monstrueux qui se distingue parfaitement de tous les autres ! Apres 6 mois d’anglais courant en Asie, c’est avec de vrais anglophones qu’on a des problemes de communication. Au final, c’est plutot rigolo.
Quoi qu’il en soit, il y a d’evidentes influences anglo-saxonnes. Le resultat final est parfois deroutant. Les villes sont a l’americaine et les banlieues et villages a l’anglaise. Les citadins sont a la londonienne et les campagnards a la texane (un peu bouseux quoi…). Il y a un cote fat-food americain mais aussi, oh bonheur, une enorme influence italienne au niveau de la bouffe. Physiquement ils sont sportif-gras (a l’americaine) et blanc-rougeauds (a l’anglaise), oubliez donc les beaux surfeurs bien foutus, on les compte sur les doigts d’une main…
Ceci dit, c’est un peu reducteur de parler de l’Australie comme ca car elle compte aussi enormement d’asiatiques, d’indiens, d’italiens, de grecs… et on en passe. Au final, c’est un joyeux melting-pot et on ne ressent aucun racisme entre eux.
28/03/07Petite matinee pratique au camping comprenant un petit dej’ prolonge, un rasage de Gio (transforme en scalp, vu qu’il pele a cause de son coup de soleil), acheve par un dejeuner a base de puree maison.
Ca y est, nous sommes prets a filer dans la metropole. Avant de commencer les visites, on va quand meme se faire chier sur Internet pour vous tenir au courant de notre premiere semaine australienne.
On se precipite alors, avant que le soleil ne se couche, sur le ferry partant de Circular Quay qui sillonne la Neutral Bay, situee dans le Harbour en face du centre ville. On decouvre emerveilles ce quartier niche dans en petit coin de nature, comparable a un petit port de plaisance farci de petits bateaux… a 10 minutes du poumon du pays ! Ca fait rever de pouvoir avoir une telle qualite de vie dans une si grande ville. Le comble de la classe c’est qu’on beneficie du coucher de soleil a l’allee et de la tombee de la nuit au retour avec illumination progressive des monuments et des buildings aux alentours.
De retour sur la terre ferme, on se dirige dans le vieux quartier anglais The Rocks, ou on se fait peter une bonne pinte dans un pub suranime par les sydneysiders decompressant du boulot. Sortant de la un peu bourres (eh oui, on ne tient plus l’alcool…), on fait un tour du quai pour decouvrir une petite marina bordee par des restos chicos a l’aspect succulent qui nous donnent des envies de luxe.
Faute de moyens, on se dirige vers le moins cher des restos de la ville : le Mc Do ! Ca explique pourquoi ils sont tous gras... On finit la soiree en prenant un pot dans le quartier Kings Cross. Ambiance un peu chelou a la Pigalle, entre bars a putes et hotels chics. En aterrit dans un bar sympa mais un peu trop fashion a nos gouts, ou on refait le monde une pinte a la main, tous les deux en amoureux.
29/03/07La journee commence sur de mauvaises bases : il y a des nuages dans le ciel, la Petite a une migraine et surtout… on n’a plus de toasts pour le petit dej’ ! Malgre ces “enormes contraintes”, on se motive pour se faire une journee bateau.
On arrive au Darling Harbour, tout pres du centre. Un port tres agreable borde de restaurants, d’hotels et d’attractions touristiques telles que l’aquarium et un zoo-vivarium. On se met a l’abri pour manger notre pique-nique lorsque la pluie commence a tomber, tout en nargant une troupe de mouettes avides de nos miettes. Vu le temps, on est tentes par l’aquarium, mais on est vite calmes par l’exorbitant prix d’entrée de celui-ci. D’ailleurs, c’est dommage de constater qu’ici on ne rigole pas avec les droits d’entrée. Ok, Sydney est une ville chere, mais comment justifier 200 AU$ (120 euros) pour monter sur le pont et 30 AU$ pour visiter l’aquarium ? Enfin bref, on l’aurait fait si on avait pu, mais vu nos budgets, meme en voulant se lacher c’est un peu difficile…
On monte alors sur le ferry qui nous amene a cote de l’Opera en passant sous le pont. Malheureusement le temps se gate et on est condamnes a s’enfermer sans vraiment profiter de la balade. A cela s’ajoute une relance de migraine pour Gaelle et un debut pour Gio… mais qu’est ce qu’il y avait dans nos bieres hier soir ?
Bref, quand ca veut pas, ca veut pas ! On ne s’acharne pas, on renvoie le programme a plus tard et on rentre se poser au camping. Repos bien merite avec alternance entre thes et siestes… tres regenerateurs. On continue sagement a ne rien faire pendant la soiree, comme un long dimanche de glande… et c’est pas si mauvais !
30/03/07Aujourd’hui, c’est journee plage. On se bouge alors en direction de Bondi Beach, le rendez-vous des surfeurs de la ville. Le cadre est tres joli, meme si un peu surpeuple et loin de la purete de Byron Bay. Neanmoins (one more time), c’est dingue d’avoir ca dans une “capitale”, surtout avec une eau bleu emeraude comme celle-ci.
Au premier pied dans l’eau, Gaelle se debine, elle est vraiment trop froide ; alors que Gio fait encore le chien fou dans les vagues. Lorsqu’il sort de l’eau, il retrouve Gaelle ensevelie sous un tas de sable genereusement apporte par le vent. Donc on bronze un peu, mais sans trop s’attarder car ce fichu vent est quand meme tres penible.
C’est pourquoi on part en promenade sur le littoral et c’est la qu’on comprend la popularite des lieux. Les criques et falaises s’alternent et se succedent chaotiquement en offrant des paysages somptueux, encore plus improbables pour cette ville de 4 millions d’habitants (once again…).
Au retour, on se pose sur la pelouse bordant la plage pour eviter le sable et la, Gaelle destabilisee par un clebard debile jouant a la balle, broie les belles lunettes de Gio. Trop les boules, elles ont a peine deux mois ! C’est pas grave, on apprend a se detacher des choses materielles, d’autant qu’on retrouve vite d’autres lunettes pour reparer la faute.
On rejoint notre maison integralement frigorifies, car a la tombee de la nuit il fait tres froid, surtout quand on a encore un maillot mouille sur soi… Soiree tranquille dans notre petit van et repos en vue de la grosse journee qui nous attend demain.
31/03/07Petite session Internet le matin et les festivities commencent a une heure avec un “calamari N’ chips” sous le soleil de Darling Harbour. Ce port est effectivement plus sympa a voir sous le soleil que sous la pluie, et les mouettes… elles sont toujours aussi casse-couilles ! Apres un petit tour dans le parc bordant cette baie, on reintegre le coeur de la ville en flanant jusqu’a l’embarcadere des ferries.
Avant de monter sur le bateau, on hallucine sur une performance aborigene de didgeereedoo. Ces gars ne sont pas humains, que ce soit sur une rythmique planante ou accompagnes de beat electro, ils ne respirent jamais, ou tout le temps, on ne sait pas trop… En tout cas, c’est impressionnant !
Une fois confortablement installes sur le toit du ferry, on voit defiler sous nos yeux l’integralite du Sydney Harbour avec ses multiples criques et baies abritant autant de maisons de reves que de petits bateaux dissemines de-ci de-la. C’est une fois de plus incroyable et Gio commence a se tater serieusement pour s’y installer un jour… enfin, il serait condamne a changer de meuf, alors c’est pas gagne !!
Apres notre croisiere, on erre dans le quartier The Rocks ou on croise une australienne qui nous conseille d’aller faire un tour sur le pont pour la tombee de la nuit. Tres bon conseil, on vit un dernier moment magique en dominant toute la ville qui commence a briller pour amorcer son samedi soir.
Nous avons ensuite rendez-vous avec Caroline, la fille d’amis de parents de Gio, qui vit a Sydney depuis 4 ans. On fait sa connaissance avec Stephanie, une autre expat’, et on passe une excellente soiree entre pubs et bars en echangeant nos impressions sur notre periple et sur leur vie australienne. Merci les filles, c’etait super cool !!!
Voila, c’est fini ! C’est vraiment dur de quitter cette ville, surtout en sachant a quel point c’est loin et donc complique d’y revenir, mais a priori on tentera le coup un jour… !
P.S. : Siham, on a essaye de joindre Alexander sans succes. Tant pis, ce sera pour la prochaine fois…
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