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Mercredi 4 avril 2007
27/03/07
 

Finalement on a du courant et on peut tester le grille pain pour le petit dej’ ! On se sent comme a la maison…

Repus de notre merveilleuse pitance, on saute sur le train direction Circular Quay. Lorsqu’on arrive, c’est la claque ! Les premieres choses qu’on voit en sortant du train sont l’Opera et le Harbour Bridge… ca y est, on y est a l’autre bout du monde. Ces symboles, qu’on pensait trop loins pour etre vus un jour, sont a nos pieds ! Du coup, on ne descotche pas pendant un bon moment et on flane le long de la baie entre les deux monuments.

Apres un petit en-cas, on se ressaisit un peu et on prolonge la balade le long de la baie suivante dans le Botanic Garden. C’est d’ailleurs la qu’on se rend compte qu’on vit dans des mondes differents en voyant des perroquets blancs magnifiques en liberte comme des pigeons, des ibis, et… horreur ! Une armee de chauves souris accrochees comme en grappes sur les branches des arbres, de la taille de castors avec une envergure d’aile d’un metre environ !

Quoi qu’il en soit, on commence a percevoir l’ampleur et la magnificience de ce bras de mer en forme de feuille de chene qui fait de cette ville quelque chose d’unique plus que rare. Bref, on adore ! Que ce soit cette ouverture sur l’eau, ces buildings, ces espaces verts et les vieux quartiers a l’anglaise, ou les citadins sportifs faisant leur footing-dejeuner, tout est en parfaite harmonie. S’il n’y avait pas la distance, on se verrait bien vivre ici…

On rentre en fin de journee, tard, pour gerer deux trois bricoles au camping. La version by night sera pour demain.

 

Plutot anglais ou plutot americains ?

Evidemment, ils sont avant tout australiens. Ne serait-ce que par leur accent monstrueux qui se distingue parfaitement de tous les autres ! Apres 6 mois d’anglais courant en Asie, c’est avec de vrais anglophones qu’on a des problemes de communication. Au final, c’est plutot rigolo.

Quoi qu’il en soit, il y a d’evidentes influences anglo-saxonnes. Le resultat final est parfois deroutant. Les villes sont a l’americaine et les banlieues et villages a l’anglaise. Les citadins sont a la londonienne et les campagnards a la texane (un peu bouseux quoi…). Il y a un cote fat-food americain mais aussi, oh bonheur, une enorme influence italienne au niveau de la bouffe. Physiquement ils sont sportif-gras (a l’americaine) et blanc-rougeauds (a l’anglaise), oubliez donc les beaux surfeurs bien foutus, on les compte sur les doigts d’une main…

Ceci dit, c’est un peu reducteur de parler de l’Australie comme ca car elle compte aussi enormement d’asiatiques, d’indiens, d’italiens, de grecs… et on en passe. Au final, c’est un joyeux melting-pot et on ne ressent aucun racisme entre eux.

 
28/03/07
 

Petite matinee pratique au camping comprenant un petit dej’ prolonge, un rasage de Gio (transforme en scalp, vu qu’il pele a cause de son coup de soleil), acheve par un dejeuner a base de puree maison.

Ca y est, nous sommes prets a filer dans la metropole. Avant de commencer les visites, on va quand meme se faire chier sur Internet pour vous tenir au courant de notre premiere semaine australienne.

On se precipite alors, avant que le soleil ne se couche, sur le ferry partant de Circular Quay qui sillonne la Neutral Bay, situee dans le Harbour en face du centre ville. On decouvre emerveilles ce quartier niche dans en petit coin de nature, comparable a un petit port de plaisance farci de petits bateaux… a 10 minutes du poumon du pays ! Ca fait rever de pouvoir avoir une telle qualite de vie dans une si grande ville. Le comble de la classe c’est qu’on beneficie du coucher de soleil a l’allee et de la tombee de la nuit au retour avec illumination progressive des monuments et des buildings aux alentours.

De retour sur la terre ferme, on se dirige dans le vieux quartier anglais The Rocks, ou on se fait peter une bonne pinte dans un pub suranime par les sydneysiders decompressant du boulot. Sortant de la un peu bourres (eh oui, on ne tient plus l’alcool…), on fait un tour du quai pour decouvrir une petite marina bordee par des restos chicos a l’aspect succulent qui nous donnent des envies de luxe.

Faute de moyens, on se dirige vers le moins cher des restos de la ville : le Mc Do ! Ca explique pourquoi ils sont tous gras... On finit la soiree en prenant un pot dans le quartier Kings Cross. Ambiance un peu chelou a la Pigalle, entre bars a putes et hotels chics. En aterrit dans un bar sympa mais un peu trop fashion a nos gouts, ou on refait le monde une pinte a la main, tous les deux en amoureux.

 
29/03/07
 

La journee commence sur de mauvaises bases : il y a des nuages dans le ciel, la Petite a une migraine et surtout… on n’a plus de toasts pour le petit dej’ ! Malgre ces “enormes contraintes”, on se motive pour se faire une journee bateau.

On arrive au Darling Harbour, tout pres du centre. Un port tres agreable borde de restaurants, d’hotels et d’attractions touristiques telles que l’aquarium et un zoo-vivarium. On se met a l’abri pour manger notre pique-nique lorsque la pluie commence a tomber, tout en nargant une troupe de mouettes avides de nos miettes. Vu le temps, on est tentes par l’aquarium, mais on est vite calmes par l’exorbitant prix d’entrée de celui-ci. D’ailleurs, c’est dommage de constater qu’ici on ne rigole pas avec les droits d’entrée. Ok, Sydney est une ville chere, mais comment justifier 200 AU$ (120 euros) pour monter sur le pont et 30 AU$ pour visiter l’aquarium ? Enfin bref, on l’aurait fait si on avait pu, mais vu nos budgets, meme en voulant se lacher c’est un peu difficile…

On monte alors sur le ferry qui nous amene a cote de l’Opera en passant sous le pont. Malheureusement le temps se gate et on est condamnes a s’enfermer sans vraiment profiter de la balade. A cela s’ajoute une relance de migraine pour Gaelle et un debut pour Gio… mais qu’est ce qu’il y avait dans nos bieres hier soir ?

Bref, quand ca veut pas, ca veut pas ! On ne s’acharne pas, on renvoie le programme a plus tard et on rentre se poser au camping. Repos bien merite avec alternance entre thes et siestes… tres regenerateurs. On continue sagement a ne rien faire pendant la soiree, comme un long dimanche de glande… et c’est pas si mauvais !

 
30/03/07
 

Aujourd’hui, c’est journee plage. On se bouge alors en direction de Bondi Beach, le rendez-vous des surfeurs de la ville. Le cadre est tres joli, meme si un peu surpeuple et loin de la purete de Byron Bay. Neanmoins (one more time), c’est dingue d’avoir ca dans une “capitale”, surtout avec une eau bleu emeraude comme celle-ci.

Au premier pied dans l’eau, Gaelle se debine, elle est vraiment trop froide ; alors que Gio fait encore le chien fou dans les vagues. Lorsqu’il sort de l’eau, il retrouve Gaelle ensevelie sous un tas de sable genereusement apporte par le vent. Donc on bronze un peu, mais sans trop s’attarder car ce fichu vent est quand meme tres penible.

C’est pourquoi on part en promenade sur le littoral et c’est la qu’on comprend la popularite des lieux. Les criques et falaises s’alternent et se succedent chaotiquement en offrant des paysages somptueux, encore plus improbables pour cette ville de 4 millions d’habitants (once again…).

Au retour, on se pose sur la pelouse bordant la plage pour eviter le sable et la, Gaelle destabilisee par un clebard debile jouant a la balle, broie les belles lunettes de Gio. Trop les boules, elles ont a peine deux mois ! C’est pas grave, on apprend a se detacher des choses materielles, d’autant qu’on retrouve vite d’autres lunettes pour reparer la faute.

On rejoint notre maison integralement frigorifies, car a la tombee de la nuit il fait tres froid, surtout quand on a encore un maillot mouille sur soi… Soiree tranquille dans notre petit van et repos en vue de la grosse journee qui nous attend demain.

 
31/03/07
 

Petite session Internet le matin et les festivities commencent a une heure avec un “calamari N’ chips” sous le soleil de Darling Harbour. Ce port est effectivement plus sympa a voir sous le soleil que sous la pluie, et les mouettes… elles sont toujours aussi casse-couilles ! Apres un petit tour dans le parc bordant cette baie, on reintegre le coeur de la ville en flanant jusqu’a l’embarcadere des ferries.

Avant de monter sur le bateau, on hallucine sur une performance aborigene de didgeereedoo. Ces gars ne sont pas humains, que ce soit sur une rythmique planante ou accompagnes de beat electro, ils ne respirent jamais, ou tout le temps, on ne sait pas trop… En tout cas, c’est impressionnant !

Une fois confortablement installes sur le toit du ferry, on voit defiler sous nos yeux l’integralite du Sydney Harbour avec ses multiples criques et baies abritant autant de maisons de reves que de petits bateaux dissemines de-ci de-la. C’est une fois de plus incroyable et Gio commence a se tater serieusement pour s’y installer un jour… enfin, il serait condamne a changer de meuf, alors c’est pas gagne !!

Apres notre croisiere, on erre dans le quartier The Rocks ou on croise une australienne qui nous conseille d’aller faire un tour sur le pont pour la tombee de la nuit. Tres bon conseil, on vit un dernier moment magique en dominant toute la ville qui commence a briller pour amorcer son samedi soir.

Nous avons ensuite rendez-vous avec Caroline, la fille d’amis de parents de Gio, qui vit a Sydney depuis 4 ans. On fait sa connaissance avec Stephanie, une autre expat’, et on passe une excellente soiree entre pubs et bars en echangeant nos impressions sur notre periple et sur leur vie australienne. Merci les filles, c’etait super cool !!!

Voila, c’est fini ! C’est vraiment dur de quitter cette ville, surtout en sachant a quel point c’est loin et donc complique d’y revenir, mais a priori on tentera le coup un jour… !

 

P.S. : Siham, on a essaye de joindre Alexander sans succes. Tant pis, ce sera pour la prochaine fois…

Par Gaëlle & Giova - Publié dans : gagiotdm
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Mercredi 28 mars 2007
21/03/07
 

Assez dur le reveil, ou plutot sommeil difficile car nous sommes dans l’avion, 7 H heure locale, mais 5 H pour nous. Totalement dans les vapes, on a 1 heure 40 pour passer les formalites de douanes, recuperer nos bagages et faire le check-in pour le vol Melbourne - Brisbane. On parvient a gruger la queue de l’immigration grace a ce delai serre, mais on se fait coincer d’une part a la recuperation des sacs et d’autre part lors de la fouille quasi gynecologique de ceux-ci. Ils ont, a cette occasion, examine « scupulo-ridiculeusement » notre bougie-noix de coco heritee d’Alex et Julien a Bali.

Bien sur, on rate notre correspondance, mais on prend le vol suivant une heure plus tard. C’est marrant de constater que le premier pepin aerien survient, apres 6 mois d’Asie, dans un pays « developpe ».

A l’arrivee, on est champion. En l’espace d’une heure on trouve une perle a l’information de l’aeroport, on passe deux coups de fil et quelqu’un passe nous prendre pour nous delivrer notre logement (comme on vous l’avait bien cache jusqu’ici)... un piti camping car tout mignon.

Gaelle a le privilege d’inaugurer la conduite de cet engin (volant a droite, vitesses et retro a gauche et gros gabarit). Eh, ca defrise ! Alors situes en banlieue de Brisbane, on decide de se trouver un squatt, de remplir le frigo et de vider nos sacs pour prendre nos marques. Une fois degote un espace vert, on se met aux fourneaux avec plaisir, meme pour de simples pates au thon, accompagnees d’une biere bien meritee pour trinquer au changement de continent et d’hebergement.

 
22/03/07
 

Reveil jouissif dans notre petit van (on y dort trop bien !), complete par un petit dej’ au soleil des plus plaisants. On prend ensuite la route pour Brisbane et, comme on ne veut pas s’aventurer en ville avec ce gros vehicule, on stoppe a une gare de banlieue et on continue en train.

On atterit au coeur de la ville, on se rend a notre banque et... finalement ! On a recu notre carte bleue !!! Pour feter ca, on part se balader au parc ou il y a des kangourous... non, on deconne ! Enfin oui, juste des sculptures quoi... ! On continue sur le bord de la riviere avec session petit-ponton-sur-les-mangroves et on finit par bouffer pres de la fac entoures par des ibis gourmands (un peu comme les canards de la fac de sciences, mais vachement moins relous).

C’est vers 3 H 1/2 qu’on retrouve notre gros bebe et on s’active pour une mission course / essence avant de prendre la route. Cette fois, c’est Gio qui s’y colle... avec pas mal d’aisance finalement (sauf un petit episode en contresens dont on vous passe les details...).

On quitte le Queensland en direction du New South Wales, objectif Byron Bay. Sur la route, pas de souci majeur sauf qu’on se fait avoir par des indications d’emplacements de campings un peu foireuses. Au bout de 3 echecs, on arrive a bon port et on se douche clandestinement dans un camping deserte par son gerant avant de s’enfuir vers la plage.

A la plage, c’est ambiance bar branchouille et surtout stationnement interdit la nuit. On decide de s’arreter pour manger, ou on s’intoxique avec la fumee des pommes de terre brulees (c’est pas qu’on n’est plus habitues, mais on a vraiment du matos pourri). Gio craque, un peu fatigue par ces nouvelles conditions de voyage, ce changement brutal de budget et de continent ! Il a du mal a se resoudre, mais le voyage est encore long. Alors, qui vivra verra...

En consolation, on trouve quand meme assez facilement un squatt pour passer la nuit.

 
23/03/07
 

C’etait trop beau pour etre vrai ! A 6 H nous, et les autres campervans squattant le parking, nous faisons deloger sous pretexte qu’il est interdit de dormir dans un vehicule en ville... Cool le reveil ! Du coup, on part a la recherche d’un endroit ou finir la nuit, mais la ou on se pose, un peu a l’exterieur du bled, on gene les manoeuvres d’ouvriers et de camions (bizarre vu le coin residentiel...).

Morale, on renonce a dormir et on retourne au parking initial, etant donne que l’on peut s’y garer a toute heure si on ne dort pas (completement debile ! Quelle difference ca fait ?). On prend alors notre petit dej’ dehors et c’est au tour de Gaelle de craquer lorsque la pluie commence a tomber. Faut quand meme admettre qu’on a du mal a trouver nos marques et que, jusque la, on n’a quasiment pas pris de plaisir. On prend notre mal en patience, on prepare nos sandwiches, on va faire nos petits cacas dans la nature en se cachant mutuellement et on se dirige vers la plage une fois la pluie cessee.

En arrivant, on se prend une claque magistrale parce qu’on ne s’attendait vraiment pas a ce que ce soit aussi beau ! Quinze km de plage de sable blanc ultra-fin bordant une baie verdoyante, se terminant par un cap coiffe d’un phare a la bretonne. L’eau est limpide, turquoise et ses vagues bien dessinees... rien a envier aux plages balinaises !

Nous, le moral rebooste, on se lance pour notre premier bain dans le pacifique. La seule chose qu’on n’avait pas calcule c’est que, un ocean etant grand (surtout celui-la), le volume d’eau est dur a chauffer. Ca fait drole apres les eaux asiatiques a 30 degres. Neanmoins, on s’eclate bien dans les vagues et cette session plage est plus que benefique : on y finit notre trop courte nuit et on recharge nos « batteries nerveuses ».

Avant de quitter la plage, on se paye le luxe supreme de se doucher en toute regularite avec les douches publiques. On decide ensuite de sortir du village pour rejoindre une aire de repos qu’on nous a indique sur la route de Brisbane. Certes, ce n’est pas le petit coin mignon et intime, mais on peut se poser tranquilles en etant surs que personne ne viendra nous emmerder demain matin.

Pour clore la journee, petite biere bien fraiche et bonnes pates bolognaise (avec sauce maison s’il vous plait !). C’est cool, le smile revient et on va tout faire pour le preserver.

 
24/03/07
 

Comme hier c’etait une bonne journee, on se fait le bis aujourd’hui. On se reveille tot (mais apres 11 heures de sommeil), puis on se redirige vers notre plage paradisiaque. Re-sable blanc, re-eau turquoise, re-vagues marrantes... Photocopie de la veille, a part qu’aujourd’hui on voit plein de poissons dans l’eau !

On profite une derniere fois de la douche de la plage, on fait 2-3 courses et on s’installe sur une aire d’autoroute de la Pacific Highway, qui nous menera jusqu’a Sydney. Soit dit en passant, les petits coins de camping sauvage sont bien durs a degoter, d’autant plus qu’on s’est fait refouler a chaque tentative. Mais bon, il parrait que ca existe, alors gardons la foi !

Le soir, surprise de taille, malgre les precautions prises et notre habitude du soleil tropical, on a crame tous les deux (meme Gio !?). C’est dingue que ca nous arrive en sortant des tropiques, de meme notre digestion qui part en vrilles dans ce pays repute pour ses conditions d’hygiene impeccables ! Mais ou va le monde ??!!

 

P.S. : Felicitations Flo pour ton mariage (on n’est pas sur que ce soit aujourd’hui exactement... mais c’est l’intention qui compte) et meilleurs voeux de bonheur a tous les deux !

 
25/03/07
 

Aujourd’hui c’est journee route. Apres l’habituel reveil-petit dej’ dans notre « Gagiomobile », on se lance en direction de Sydney.

Dans un premier temps, on se trouve au milieu de decors anglais avec de grosses collines vertes vallonees couvertes de petits arbres bien denses. C’est aussi avec ce paysage que la pluie et le vent commencent a se lever. Dans un deuxieme temps, on penetre la « vraie » Australie, en se bouffant plus de 300 Km de foret d’eucalyptus, sillonnee par des fleuves tellement larges qu’on dirait des lacs... Impressionant !

Attention, clou de la journee pendant notre pause dejeuner, alors que Gio part chercher un pull dans le van, Gaelle regarde les bois... se dresse... et part hysterique en courant, hurlant : « Gio, Gio, mate les kangourous !!! ». Eh oui, ca y est, on les a vu ! En tout cas, on ne s’attendait pas a les apercevoir d’une aire d’autoroute et, soit dit entre nous, ils ont vraiment l’air con !

Au bout de 440 km de route, on debusque la seule aire d’autoroute sympa qu’on ait croise depuis le debut du voyage et on s’y installe pour y passer la nuit.

Aussi etrange que ca puisse paraitre, en ayant fait que de la route sous la pluie, on a trop apprecie cette journee. D’une part, on commence vraiment a se familiariser avec le van et d’autre part on se sent... « on the road » quoi !!!

 
26/03/07
 

Journee route, Episode II. Cette fois sur une plus courte distance, mais on se gave encore de paysages divers. Pas de kangourous aujourd’hui, en revanche... on arrive a Sydney !

On se retrouve a traverser la ville avec le van en degustant a nouveau les « plaisirs » des embouteillages urbains qui nous avaient tant manques... On gruge par erreur un peage en empruntant la file des telepeages (ce qui risque de nous couter tres tres cher), tout ca pour finalement trouver, les doigts dans le nez, notre camping.

Eh oui, notre camping, probablement le pire rapport qualite-prix du monde, mais le moins cher des environs de Sydney (18 Euros pour 10 metres carres de terre ou l’on s’enlise), la « chambre d’hotel » la plus onereuse du voyage.

Neanmoins, on s’installe surexcites, on se tape une heure de marche pour trouver un supermarche, puis on retourne dans notre « home sweet home » pour se faire une soiree pates carbos incroyablement jouissives.

Par Gaëlle & Giova - Publié dans : gagiotdm
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Mardi 20 mars 2007
15/03/07
 

Encore un reveil sous la pluie, mais cette fois ca commence a nous saouler un peu quand meme. Heureusement, le temps d’une petite session Internet, ca se calme et on retrouve Alex et Julien pour partir en exploration de la presqu’ile de Bukit.

En direction d’une de ses plages, on decouvre hallucines l’oeuvre inachevee du domaine de “Dreamland”, des milliers d’hectares originellement destines a un complexe residentiel de luxe totalement laisse a l’abandon. C’est aussi dingue que deprimant. Neanmoins, tout le long de la descente vers la plage, on se regale des paysages panoramiques charges en nuages parfaitement dessines.

Apres un bon derapage de scoot sur un chemin en terre, on debarque couverts de boue sur une paillotte de la plage pour dejeuner. La plage est potentiellement sympa mais… elle subit le fardeau de l’ambiance apocalyptique du domaine. D’autant plus qu’une riviere de boue, generee par les anciens travaux, se deverse dans la mer la teintant d’une couleur peu hospitaliere.

Bref, on se barre de la sans s’y baigner et on se dirige vers la pointe sud-ouest de la presqu’ile ou se trouve le temple d’Uluwatu. Niche a l’extremite d’une falaise vertigineuse, le temple n’a rien d’exceptionnel mais le site est vraiment somptueux. Certes les singes sont un peu casse-couilles (ce sont des cleptomanes en puissance) mais ils ajoutent une touche sauvage a ce lieu mystique.

Pour finir la journee, on part a la recherche d’Alex et Julien qui se sont poses sur une plage pendant qu’on visitait le temple, mais… un peu a la loose, on ne les trouve pas et au bout ¾ d’heure de recherche, on se pose tous seuls sur une jolie petite crique a l’eau… tres sale. Allez, c’est pas grave, on rentre a la maison. En compensation, on se fait peter un delicieux restaurant suivi d’une balade en scoot sur le bord de mer.

 
16/03/07
 

Grosse journee tactique en prevision. Matinee sur Internet pour boucler l’article et remplacement du petit sac a dos qui s’est suicide après 6 mois de voyage. On grille ensuite notre après midi avec une premiere mission a Sanur ou on cherche le consulat de France pendant 2 heures pour un faux probleme de visa. Heureusement, a cette occasion, on a une nouvelle preuve de l’amabilite locale lorsqu’un gars, nous voyant ramer, nous accompagne sur 2.5 Km jusqu’a l’entrée du consulat.

Deuxieme mission : la confirmation de notre vol pour l’Australie, mais…lorsqu’on debarque a l’aeroport, on apprend que le comptoir de la Qantas a migre, devinez ou ? A Sanur ! La, a nouveau pris par le desespoir, deuxieme preuve de la gentillesse balinaise lorsqu’on nous propose de l’appeler pour qu’on regle ca par telephone. C’est vers 6 H qu’on est de retour a la guest house.

Un peu accables par cette enorme perte de temps, on decide de se lacher sur un resto en bord de mer. Salade saumon fume-avocat avec vinaigre balsamique (s’il vous plait !), poisson en sauce qui tue tout et… du pain (hourra !!) ! Eh oui, la bouffe est vraiment mere de reconfort.

Petite balade romantique les pieds dans le sable et on prend le chemin du retour. Alors qu’on pensait aller gentiment se coucher, on croise un gars du quartier chemin faisant, qui nous branche pour une degustation d’Arak dans la rue. Degustation est un bien moindre mot lorsqu’on vous offre un cul-sec de cette pitance ultra forte derivee du coco toute les 2 minutes. C’est donc la qu’on part en vrille a la couleur locale accompagnes de rythme de guitare et didgeereedoo effrenes ! On arrive a fuir de la vers minuit et demie malgre l’insistance de Perry (le plus bourre de tous, qui s’est pris d’affection pour Gio) qui nous rabache ses “You stay here ! Drink Arak ! Till 7 o’clock !”

Tout simplement une des meilleures soirees depuis le debut du voyage !!

 
17/03/07
 

Hier soir, suite a nos indications, Marie-Soleil et Sylvain (un couple de lillois rencontres a la Baie d’Halong) ont debarque dans notre guest house. On passe toute la journee avec eux.

Ca commence après le petit dej’ par un tres long papotage sur nos voyages respectifs, comprenant une intervention éclair d’Alex et Julien avec qui on se met d’accord pour feter le nouvel ans balinais demain soir. On initie ensuite nos lillois a notre boui-boui favori du coin et a force, il est tard, il est temps d’aller a la plage ! Sylvain nous negocie un bodyboard et on file pour s’eclater dans les vagues comme des gamins, jusqu’au coucher du soleil (en outre assez flambant ce soir).

Session desablage-desalage et nous sommes tous les quatre prets pour un bon diner ou on refait a nouveau le monde. C’est dingue, dans les faits on se connait depuis deux jours et on est a l’aise comme si on etait entre vieux potes !

Apres, il est temps d’aller se coucher, surtout a cause de Gio qui n’est toujours pas bien remis de sa cuite de la veille (ah, l’Arak… fatal !).

 
18/03/07
 

Etant donne que la journee de demain est un peu speciale (vous verrez…) on a quelques missions a effectuer avant notre proche depart. Sans tout vous detailler, on se fait une matinee tactique, on se pose ensuite pour un bon dejeuner avec une salade Cesar inesperee (putain, ces balinais, ils savent tout cuisiner !) et on se motive pour faire un peu de sport en louant des bodyboards.

La, les grands esprits se rencontrent, on tombe sur Alex et Julien qui ont eu la meme idee que nous. C’est vraiment l’eclate ce sport ! On delire trop tous les 4 a essayer de prendre les vagues ensemble (d’ailleurs parfois ca peut etre source de collision, n’est ce pas Alex ?).

On se separe le temps de se doucher et d’acheter une petite bouteille de rouge balinais, puis on les rejoint dans leur dementielle maison pour feter le reveillon de Nyepi, le nouvel an balinais. Petit apero dans le patio surdimensionne en face de la piscine et on part a la decouverte du defile de monstres que les locaux deploient pour impressionner les demons. Meme si on arrive un poil trop tard, on apprecie totalement l’ambiance surexcitee de la rue ainsi que la finesse et le realisme des monstres en question.

La faim commence a taper a la porte de nos ventres, ce qui nous motive pour retourner au havre de paix. Le temps de faire chauffer la bouffe, on plonge dans la piscine, puis on se met a table pour deguster a nouveau un magnifique canard balinais en sauce… avec de la baguette ! Tout simplement exquis, de plus que le vin, pour des expats tels que nous, n’est pas si mauvais !

On digere le tout dans le salon a coup de vodka, tchatche et jeux de cartes. Trop le pied cette soiree, et encore merci a Alex et Julien pour l’accueil et pour nous avoir fait gouter a ce confort apres autant de rootsitude.

C’est vers 3 H qu’on rentre a pieds en longeant le bord de mer desert sous les etoiles.

 

P.S. : On n’est pas sur de la date (mais certains que c’est dans ces eaux la). Chris… la speciale dedicace elle est pour toi et pour tes… quarante ans, ouah cong !!!

 
19/03/07
 

5 ans, 1825 jours, joyeux anniversaire Gagio ! Bien evidemment, le jour de nos 5 ans, c’est aussi le jour de Nyepi. Alors qu’hier soir l’ile entiere deambulait pour effrayer les demons, aujourd’hui ce sont les demons qui survolent l’ile. Resultat, tout le monde se cache et il est INTERDIT de sortir et de laisser une lampe allumee pendant la soiree. Festif comme delire !

On prend ca du bon cote, on traine au lit le matin, on joue aux cartes, on prepare un peu nos affaires… a la cool quoi. En plus, aujourd’hui ils nous amenent a manger dans la chambre, forcement vu qu’on ne peut sortir pour manger. Alors, comme on a du temps, Gaelle experimente sont premier rasage de tete de Gio (encore mieux reussi que celui des barbiers) qui lui rend la pareille en lui coupant les cheveux (encore mieux reussi que… non, quand meme faut pas deconner !).

Le soir, on attend sagement notre diner en etudiant notre voyage en Nouvelle Zelande, Vers 8 H, on commence a se poser des questions et vers 8 H ½, on sort dans le noir absolu pour leur demander a quelle heure on mange. Diner ? Quel diner ? Ils dorment tous et n’ont rien prevu pour nous, les salauds ! Malgre l’inconfort de la situation, on insiste pour qu’ils nous donnent quelque chose comme nous l’avait dit le gerant (qui est chez sa famille ce soir…). Prevenus, on aurait achete de quoi grignoter, mais c’est pas avec le bol de riz avale a 1 H qu’on peut tenir jusqu'à demain !!

On celebre donc nos 5 ans devant un pauvre plat de nouilles avec du riz agglomere, sur notre lit, eclaires par deux bougies pour ne pas trop attirer les demons. Heureusement qu’il y a 3 jours, ayant prevu la chose, on a anticipe notre repas en amoureux en bord de mer ! Malgre tout, l’ambiance decalee de la soiree nous fait bien rigoler.

 
20/03/07
 

Dans cette ile, il se passe des choses bizarres. Quelqu’un nous avait dit que pendant les 4 jours de Nyepi, il ne pleuvait jamais. Cartesiens que nous sommes, ca nous a bien fait sourire sur le moment. Mais lorsqu’on sait que la derniere pluie a eu lieu la nuit avant les 4 jours de fete et qu’on se reveille ce matin au son des gouttes… la moindre des choses est de se poser des questions, d’autant plus que ce sont les seules 4 journees d’affilee sans pluie du sejour. En plus, Gaelle a la sensation d’avoir mal dormi… tourmentee par les demons ? A ce sujet, l’histoire la plus dingue est l’eruption volcanique du Mont Agung, en 1963, lors d’une ceremonie ayant lieu une fois par siecle !

A part ca, la journee d’aujourd’hui est consacree a la preparation du depart en Australie, et a la recherche d’un resto pour dejeuner (avec tout qui est encore ferme, c’est pas si evident !).

On est dans un etat bizarre, ca fait drole d’une part de faire nos sacs qu’on avait entierement vides, mais aussi de partir d’un lieu ou on commencait a avoir presque une routine, connaissant des gens du quartier et tout et tout…

Enfin voilà, on quitte Bali et l’Asie alors… rendez-vous au pays des kangourous !

 

Petit bilan Balinais (04/03/07 - 20/03/07)

 

Deux principaux traits de caracteres se degagent de Bali : une merveilleuse douceur de vivre et une concentration de paysages differents incroyables pour la taille de l’ile ! Et encore, on n’a pas tout vu.

Certains auront tendance a les trouver parfois trop oppressants (Hello, you need transport ?…) mais nous, on a trouve les balinais profondement cool, d’une enorme gentillesse et guides par une spiritualite des plus enviables.

 

Budget : On a depense 430 euros en 17 jours (soit 12-13 euros / jour / personne) visa et frais d’aeroport compris. Certes on a degotte des hotels et une location de scooter a prix derisoires, mais on ne s’est vraiment prive de rien et on s’est bien laches sur la bouffe.

En parlant de bouffe : Vive Bali ! Qu’elle soit indonesienne, balinaise, chinoise ou occidentale, tout est succulent et bien moins gras que dans le reste de l’Asie.

Les plages : Certes, elles sont belles mais oubliez l’eau turquoise, le sable blanc nickel, la faune aquatique et le barbotage dans l’eau. Dans la majeure partie des cas, ca ne vaut pas un Ko Lipe. Cependant, les vagues offrent un charme different et des activites aquatiques plutot delirantes !

Les balinais : Comme dans de nombreux pays d’Asie, les filles sont tres jolies. Mais ici la nouveaute c’est que les mecs sont souvent beaux gosses et tres bien foutus (merci le surf !).

Climat : Saison des pluies, quand tu nous tiens… ! Bon, en effet, ce n’etait pas la meilleure periode mais meme si vous venez en ete (saison seche), n’oubliez pas un petit K-way pour les averses de fin de journee.

 

Encore une fois, c’est passe trop vite ! On reviendra peut etre un jour, en tout cas si vous y allez, n’oubliez pas que Bali n’est pas uniquement un spot de fiesta-surf-plage. Les plus belles deouvertes, vous les ferez en explorant le cœur de l’ile… attachement et claque assures.

 
 
 
 
Par Gaëlle & Giova - Publié dans : gagiotdm
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Jeudi 15 mars 2007

IL Y A DEUX AUTRES NOUVEAUX ARTICLES A LIRE AVANT CELUI-CI !!!

 
09/03/07
 

Dernier delicieux petit dej’ dans notre si jolie petite guest house… meme si on l’avale a toute vitesse lorsque notre hote nous annonce que notre bus est a 10 H et pas a 10 H 30 comme on nous l’avait dit la veille.

Deux heures plus tard, on debarque a Legian. On retrouve le losmen (petit hotel) d’il y a quelques jours et … on est encore les seuls clients. D’un autre cote, ca nous permet d’une part de bien choisir la chambre et d’autre part de negocier un prix defiant toute concurrence.

Après avoir dejeune dans une ruelle cool de notre quartier, on s’active severe. On debute avec une enorme lessive a la main (en gros la moitie de notre sac) et on lave, on rince, on rince encore, on essore et on etend… passionnant non ? En meme temps, vu que ca bouffe deux heures de la journee qu’on annonce speed, il faut expliquer pourquoi. On enchaine avec une grosse mission Internet, d’autant plus grosse que la connexion est d’une lenteur desarmante pour l’envoi de photos. Surtout quand ca plante au bout d’une heure et qu’on doit changer de cyber.

Quatre heures plus tard, il est 8 H ½, on a les yeux fatigues par l’ordinateur et on reve d’une pizza. Merci Bali ou les pizzas sont bonnes et a prix raisonnable ! Au resto, on est encore les seuls clients et finalement on s’en rejouit car on se rend bien compte que la basse saison est arrivee et que par consequent meme un endroit comme Kuta, en faisant abstraction des magasins de surf et de fringues, devient plutot agreable.

 

P.S. : Speciale dedicace a Je, lui aussi neo-trentenaire ! En plus il sera bientot marie, alors…

 
10/03/07
 

Journee tactique numero 2. La, on passe aux choses serieuses ! Lavage des draps, des chaussures de montagnes, des gros sacs et de tout ce qui traine au fond de ceux-ci depuis des lustres. Mais qu’est-ce qu’ils glandent, diriez-vous ? Ils sont a Bali depuis une semaine et ils n’ont toujours pas pris de bain !! En effet, mais d’une part on se pose ici pendant 11 jours (un record…) et d’autre part on profite de cette sedentarisation provisoire pour faire notre grand ménage de printemps. Parce que… souvenez-vous bien, ca fait 6 mois aujourd’hui !!

C’est dingue, on est a la moitie du voyage, on entame la pente descendante et on ne sait toujours pas si c’est passé trop vite ou si le temps qui reste avant notre retour est trop long. Quoi qu’il en soit… on est content !

Apres la lessive, comme hier, session Internet suivie d’une séance “d’esthetique” : Gio se fait lustrer la cabeza et Gaelle se fait massacrer en se faisant epiler les cuisses, pour la premiere fois depuis 6 mois (ouh c’etait long tout ca !). Parce que c’est bien joli de s’epiler les mollets a la pince tout les trois jours, mais les cuisses ca fait vraiment trop de boulot (et bonjour la douleur !).

Le soir, on se fait peter un bon apero pour philosopher sur notre demie annee de vie de nomades et on enchaine avec un resto balino-bresilien hyper agreable.

 
11/03/07
 

Ca y est, on se lance a l’assault des plages. Comme on n’est pas loin de LA plage de Kuta-Legian-Seminyak on la teste en premier. Vu comme c’est grand (10 km), on n’est pas du tout les uns sur les autres, ce qui est grandement appreciable. Etant, comme vous l’aurez compris, les seuls touristes, l’inconvenient est que nous sommes egalement les seules proies pour les vendeurs ambulants qui nous proposent de tout et de n’importe quoi… neanmoins l’approche est tres sympa et on se laisse aller a la discussion.

Sinon, les vagues sont d’enfer et Gio s’amuse comme un chiot surexcite la-dedans. Pour Gaelle, c’est cool aussi mais un peu plus galere vu que la puissance de la mer a fortement tendance a la denuder a chaque mouvement de l’eau. C’est pas evident de gerer les tonnes d’eau qui s’abattent sur soi quand on est oblige de se tenir le haut et surtout le bas du maillot !

A la pause de midi - 3 H, on se fait un bon petit resto suivi d’un jeu de carte et une fois le soleil devenu moins dangereux (meme avec crème indice 60, on peut cramer !) on retourne cette fois plus au nord pour se scandalifier a nouveau. On decouvre alors l’ambiance de fin d’apres midi, ou tous les jeunes du coin viennent faire leur sport quotidian (surf, foot, raquettes, footing…) au bord de l’eau. Ca a l’air vraiment paisible de vivre ici !

Pour clore la journee, après s’etre disables intensement sous la douche, on s’offre le luxe d’une vraie Wienerschnitzel dans un resto tenu par un Viennois pure souche (mais moins bonnes que celles de Vienne, hein les Challier’s ?). Malgre le ventre un peu lourd (c’est pas tres leger la bouffe autrichienne) on se lance dans l’etude approfondie de la Nouvelle Zelande pour affiner notre programme de voyage… on va en voir encore des trucs de dingues !!! 

 

P.S. : En depit de toutes les precautions (crème, horaires choisis, etc…) et 6 mois de soleil dans la face, Gaelle a reussi a bruler ! Comment est-ce possible ? Bien sur ce n’est pas le cas pour Gio qui, cet enfoire de merde, est noir comme un balinais…

 
12/03/07
 

Ce matin, grasse matinee (c’est qu’on s’est au moins couche a 11 H 43 hier soir !). On devient de vraies larves en ce moment et… ca fait du bien ! On preserve les epaules de la Petite en zappant la plage matinale, remplacee par une session de shopping pour le petit Giovanni qui fait peur a voir avec ses T-shirts plein de trous. Qu’est ce qu’on bataille pour trouver un debardeur sans marque de biere dessus, ou bien des contrefacons de marque de surf de mes couilles (desoles pour la vulgarite mais c’est agacant tout de meme !).

Ensuite, on va faire un coucou a Alex et Julien, qui ne sont pas des routards croises sur la route mais, excusez du peu, la cousine de Gaelle et son homme. Ca fait du bien de voir de la famille dans des contrees exotiques (Manon, t’inquietes, plus que 6 mois…). Bon, ils sont un poil decalques par le decalage horaire (il est 5 H du mat’ pour eux, midi pour nous) ainsi que par les 18 heures de vol, donc on les laisse se remettre et on se file RDV pour demain.

Du coup, on saute sur notre space-scooter et on part en exploration vers le sud, direction plage de Jimbaran. Un peu difficile a trouver, mais a l’arrivee, c’est vachement beau. On fait un plouf et c’est la qu’on commence a se rendre compte de tous les dechets qu’il y a autour de nous… mais merde, c’est la decharge de l’ile ou quoi ? Tant pis, on y est, on y reste et c’est meme pas l’orage qui s’abat a 1 km de la qui va nous deloger, na !

Bien sur, on choisit le moment le plus propice pour revenir chez nous, a savoir lorsque la pluie commence vraiment a se faire lourde. En meme temps, on est a ½ heure du coucher du soleil et le scooter de nuit, sous la pluie… ca nous branche moyen !

Pour diner, on a la flemme d’aller trop loin et finalement on tombe sur des pizzas hallucinament bonnes (au feu de bois, avec origan et tout et tout !). Alors on est contents (oui, il en faut pas beaucoup)… Bonne nuit sous vos douces couettes (ca manque un peu ca aussi !)

 
13/03/07
 

La premiere mission de la journee est la recuperation d’un T-shirt pour Gio que l’on a “commande” hier. Bien entendu, la meuf n’a pas ce qu’elle avait promis et nous propose de tout et n’importe quoi. On s’enfuit et on tourne alors dans le marche a la recherche de la seconde perle rare, un autre debardeur sans logo ni marque (c’est quand meme pas la mer a boire !). On finit par en degoter un au meme stand que celui d’hier… beaucoup de bruit pour rien en somme !

On retrouve Alex et Julien pour se faire un bon petit repas, puis ils nous emmenent a 20 Km de la dans la seule plage paradisiaque de l’ile encore meconnue du toursime de masse. Sur la route, on traverse le “Disneyland” local, Nusa Dua, un village entier transforme en ghetto hotelier pour touristes fortunes. Postes de controle a l’entree, pelouses fraichement tondues partout, statues en guise de poubelles, etc… C’est vraiment tres beau, mais pas tout a fait authentique… !

Arrives sur la plage, c’est magnifique. On decouvre un petite baie surplombee d’un temple et protégée par les coraux, ce qui nous permet de patauger a l’ecart des gros rouleaux. Avant de repartir, on rend visite au temple Pura Geger qui nous offre une vue plus globale de cette partie de l’ile et avant de se separer, on se mate le coucher de soleil tous les quatre sur la plage a cote de notre hotel.

Le soir, fruits de mer grilles, longues discussions et squatt longue duree dans le resto.

 
14/03/07
 

On se reveille avec le doux bruit du deluge qui s’abat au dehors… Dur de se lever ! D’ailleurs on ne se leve pas et on se laisse trainer au lit sans aucune culpabilite.

A vrai dire, jusqu’a 7 H du soir, les seuls moments ou on sort de notre chambre, c’est pour le petit dejeuner et pour le repas de midi (la carrement on sort de l’hotel !). A part ca on dort comme des marmottes, comme quoi le break farniente de Bali n’etait pas une mauvaise idée…

Apres 15 heures de sommeil, le speed commence a monter. On saute alors sur notre scooter, on chope bieres et chips au passage et on se pointe chez les tourtereaux parisiens pour l’apero. On finit delicieusement la soiree avec du poisson grille et du crabe en sauce balinaise a vous faire tomber par terre !

 
Petit topo sur les chiens balinais…

Officiellement, les betes les plus infames que l’on puisse croiser en France sont les rats d’egout. Ici, aussi fou que ca puisse paraitre, ce sont les toutous. Enfin, si on ose les appeler ainsi. On defie quiconque de trouver un chien a Bali avec tous ses poils, sans pattes cassees et sans cicatrices sur le museau. Ils sont tout simplement degueulasses les pauvres ! En plus, en general, ils sont tres cons, surtout lorsqu’ils traversent la route sans aucun instinct de survie au milieu des vehicules qui pilent. On comprend mieux pourquoi, pour les hindous balinais, ils representent la pire reincarnation possible.

A noter que le plus moche dans l’absolu est celui qui squatte notre hotel (si on peut on fera une photo, vous comprendrez…).

Par Gaëlle & Giova - Publié dans : gagiotdm
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Mardi 13 mars 2007
04/03/07
 

Au reveil, Gaelle se sent un peu paumee. En effet, etant arrives la veille a 1 H du mat’, on a tous nos reperes a mettre en place et parfois c’est plutot fatigant. D’autant plus que notre chambre, certes tres belle, est au dessus de nos moyens et qu’on doit par consequent en prendre une autre.

On rame un peu pour trouver de quoi se nourrir et amorcer la journee mais on tombe rapidement sur un resto macrobiotique tres bon (qui l’eut cru ?). Le the est delicieux, enfin surtout pour Gaelle vu que Gio verse nonchalemment dans le sien la sauce de salade pensant que c’est du lait…

On part en suite en direction de Legian. 3 Km de marche en plein soleil plus tard on trouve une chambre un peu moins bien que l’autre, mais agreable et deux fois moins chere. Contents de notre trouvaille, on repart dans l’autre sens pour recuperer nos bagages. Sauf que… la route etant rectiligne et les magasins tous identiques, on rate l’embranchement et on fait 1 Km de trop.

Une fois nos sacs retrouves, on se fait “coincer” par un retraite francais, cool de prime abord, qui se revele etre en fait pompeux et aigri. On parvient a s’echapper et on prend un taxi pour s’eviter une enieme marche letale.

Apres l’installation, on poursuit notre hyperactivite avec une lessive puis on commence a se detendre. Petit tour sur la plage au coucher du soleil en respirant la puissance de l’ocean, petite biere regeneratrice suivie d’un tres bon repas balinais (si tant est que le fish n’chips est un repas balinais) et on acheve le tout avec une partie de cartes sur la terrasse de notre chambre. Ca y est, on se lance dans la douceur de vivre de Bali !

 
05/03/07
 

Malgre le petit avant gout d’hier, on decide de filer a Ubud. Avant tout, on boucle notre article et on mange en vitesse pour sauter dans notre bus. Anecdote amusante, nous sommes les premiers clients de l’adorable agent qui nous a booke ce voyage et qui en est tellement excite qu’il veut nous prendre en photo a notre retour. Ce qui ne nous empeche pas de rencontrer le second client, Ben, un anglais lui aussi tourdumondiste.

C’est 1 H ½ qu’on atteint notre destination en penetrant le coeur de l’ile et sa flamboyante verdure. C’est somptueux !

On lache nos sacs dans un charmant petit bungalow (apres avoir encore marche comme des sauvages...) et on decouvre emerveilles cette ville qui est a elle seule une oeuvre d’art. Temples, clotures en pierres taillees, mosaiques au sol, galeries d’art a profusion, vegetation genereuse… il n’y a aucun faux pas dans l’esthetique des lieux.

En rentrant, au lieu de se doucher avant de retrouver Ben pour le diner, on s’endort comme des marmottes et c’est Ben lui-meme qui nous reveille en tapant a la porte. C’est incroyable a quel point on dort ces derniers temps !

Comme notre compere est anglais, on ne peut diner sans commencer par une biere. Le repas est une fois de plus succulent et nous permet en outre d’eviter le deluge qui s’abat sur la ville. On profite intelligemment d’une accalmie pour rentrer a la maison mais… notre capacite cerebrale etant quand meme limitee, on oublie d’acheter une bouteille d’eau. Cette fois on n’y echappe pas, on se mange la deuxieme vague de plein fouet. Finalement, on aurait pu remplir notre bouteille en la brandissant en l’air. Ceci dit, une fois trempes, on se prend au jeu et on saute dans les flaques comme Mimi Cracra. Mais le must est de rentrer, se doucher et se delecter de son lit bien au sec, a l’abri des humeurs du temps.

 
06/03/07
 

Petit dej’ tranquillou sur notre terrasse privee puis on opte pour la location d’un scooter pour mieux silloner les alentours du village (mais aussi pour eviter de mourir deshydrates a velo...). On se perd au bout de 5 mn environ, mais c’est un pur regal. Routes sinueuses au milieu de la jungle et des rizieres, temples typiques balinais de-ci de-la… Un peu comme pour Benares par rapport a l’Inde, on resent ici l’essence vitale de Bali. Le vert de la nature est a la limite du surnaturel et… quel sens de l’esthetique ! Le moindre pilier jouit d’un raffinement et d’une finition qui nous laissent perplexes.

Au bout de 2 H de perdition totale, on se ressaisit un peu et on se dirige vers l’est d’Ubud ou on decouvre le Pura Penataran Sasih, temple en effusion pour la preparation d’une tres proche ceremonie, avec plein d’offrandes et de totems ephemeres, l’un en sucre et l’autre… en morceaux de cochon!?? S’ensuit le Yeh Puluh, incroyable bas-relief de 25 m de long perdu dans les rizieres, representant de simples scenes de vie quotidiennes. D’ailleurs c’est la qu’on fait la rencontre d’une vieille balinaise delirante devouee a Ganesh qui nous asperge d’eau benite et nous orne de fleurs.

Pause dejeuner dans un etal de marche ou on symphatise avec les cuisinieres et ou on assiste a la plus grosse deferlante de pluie du voyage. On attend que ca se calme un peu, on se munit de K-way et on enquille avec le Goa Gadja : la Grotte de l’Elephant. Entre le grand bassin, pare de “statues fontaines”, la grotte aux divinites et la cascade aux rochers sculptes, on peut aisement se prendre pour des explorateurs !

Insatiables, on decide d’errer a nouveau, mais cette fois ci a l’ouest du village. C’est toujours aussi beau et sur le chemin du retour on croise la maison d’Antonio Blanco. On decouvre avec etonnement et amusement cette demeure-galerie d’art qui en dit long sur le talent, la megalomanie baroque, la depravation et l’extravagance de ce “Dali de Bali”.

Une fois rentres, on s’auto-recompense de notre “effort” journalier par une glace suivie d’une petite sieste. Le soir, un peu melancolique, on trouve un endroit qui fait des pates carbonara qu’on partage a nouveau avec Ben. Il ne faut pas rever, ce ne sont pas de vraies carbos, mais avec notre corps qui commence a muter en sticky rice, ca fait quand meme un grand bien !

 
07/03/07
 

Tour en scooter, 2eme jour. Ca commence certes sous la pluie, mais on tient quand meme a affronter le Mont Batur, a 1 heure ½ de la. Chemin faisant, on realise a quel point l’ile est pitchoune, car le mont en question, ou plutot le volcan, se situe a l’extreme nord de celle-ci. La deuxieme particularite est que, etant un volcan, la montee est tellement progressive qu’il n’y a aucun lacet pour y acceder, tout se deroule en ligne droite. Lorsqu’on atteint la crete de l’ancien cratere a 1450 m d’altitude, on est certes imbibes comme des eponges, mais on ne peut rester indifferents au spectacle de ce paysage hors du commun. Imaginez un ancien cratere de 15 Km de diametre transforme en cuvette verdoyante, avec un nouveau volcan au centre (le Mont Batur), qui donne a l’ensemble une forme de moule a donuts. Le tout orne sur la partie est d’un superbe lac. Et finalement, les nuages desesperement ancres a la cime du Mont Batur n’enlevent rien a la majestuosite du décor.

Un the chaud a l’abri pour reprendre des forces et on redescend vers Ubud en empruntant un nouveau chemin. La pluie ne nous lache pas, mais les paysages feeriques non plus. Aujourd’hui, on croise sans comparaison les plus belles rizieres qu’on ait vu en Asie (cf photos).

On fait escale a Tampaksiring ou l’on devale les 230 marches au milieu des rizieres en terrasses pour acceder au temple de Gunug Kawi. Suite a un dejeuner tardif, on rentre pour l’heure de la sieste quotidienne.

On est “contraint” de s’activer sur les coups de 7 H pour aller assister au spectacle de “Kekak, Fire and Trance Dance”. C’est exceptionnel et une fois de plus d’une esthetique pure. Danse traditionnelle au milieu d’un choeur tribal de 90 hommes, racontant un episode de la mythologie hindoue. On est encore dedans pendant et après le repas, mais on redescend un peu en rentrant sous le deluge. Magnifique journee !

 

Petit topo sur la particularite geographique de l’ile…

“L’ile des dieux”, ainsi a ete surnommee Bali. Certes, c’est pour des raisons religieuses (qu’on exposera plus tard), mais aussi pour sa richesse naturelle hors du commun.

Nee d’un volcan, malgre sa petite taille (140 x 80 Kms) l’ile offre des reliefs allant jusqu’a 3000 m d’altitude. Cette terre volcanique fertile et les pluies abondantes qui l’arrosent tout au long de l’annee sont responsables de la vegetation luxuriante et des rizieres fantastiques qui dessinent les paysages. Si on ajoute a ca les magnifiques plages de sable noir ou blanc offrant des vagues comptant parmi les plus reputees au monde, on se sent bien proche (eh oui, une fois de plus…) du paradis sur terre !!!

 
08/03/07
 

Programme du jour : on se la glande ! Et on y arrive bien. On se leve juste pour prendre le petit dej’ et on se recouche jusqu’a midi.

Au reveil numero 2, on part dejeuner. C’est pas beau ca ? Manger, dormir, manger, dormir… En outre, le destin nous conforte dans notre programme vu qu’on veut aller sur Internet et qu’une panne de courant generalisee nous prive de la seule activite “intellectuelle” prevue pour la journee.

Alors on flane un peu dans les rues, pour une fois ensoleillees toute la journee, et on se fait des squatts par-ci par-la accompagnes de boissons fraiches et de jeux de cartes.

Au diner, on se fait un repas en tete a tete sur notre petite terrasse en degustant un magnifique canard fume a la balinaise. Tellement magnifique qu’il attire des convoitises : une souris, par l’odeur allechee, pointe le bout de son nez et un enorme criquet (ca bouffe du canard un criquet ?) martyrise Gio en lui tournant autour.

 
Petit topo sur la culture balinaise…

Non contents de beneficier de conditions geographiques et climatiques exceptionnelles, les balinais peuvent se targuer d’avoir une culture unique. Mini enclave hindouiste au sein de l’Indonesie musulmane, ses habitants ont su remodeler cette religion a leur sauce en l’adoucissant et en y integrant de l’animisme (culte des esprits). Outre d’innombrables superstitions et rituels (la devotion etant ici omnipresente), le resultat qui decoule de cette spiritualite est une tolerance comme on en n’a jamais vu ailleurs.

Mais la religion n’est pas tout. Ayant accueilli au fil des siecles un grand nombre d’intellectuels oppresses par des regimes autoritaires, la petite Bali s’est transformee en pepiniere artistique. Musique, danse, sculpture, peinture, architecture… tout a fleuri abondamment et de facon autonome. Chapeau bas pour un territoire cinq fois plus petit que la Corse !

Par Gaëlle & Giova - Publié dans : gagiotdm
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