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Lundi 12 mars 2007

27/02/07

 

Reveil horriblement difficile, mais c'est pour la bonne cause, on est bien decides a arriver a Malacca aujourd'hui. Avant, il faut regler l'histoire du visa australien. Ceci nous permet de decouvrir le metro malaisien, puis on boucle l'affaire facilement a l'ambassade, meme si c'est un peu long. Dejeuner sur le pouce et on file prendre notre bus... enfin !

Deux heures plus tard, on debarque dans la plus vieille ville de la peninsule, on y trouve une guest house parfaite (avec plein de services et de squatts agreables) dans une rue surrealiste composee d'usines reamenagees... ca a son style. La, Gaelle s'effondre pour une sieste pendant que Gio bosse sur le net. Comme on est plutot nazes, la soiree se deroule a 2 de tension et maintenant, il faut dormir. Alors bonne nuit les enfants...

 

28/02/07

 

Pour une raison obscure, on se tape 11 heures de sommeil ! Enfin, surtout Gio. En tous cas ca fait du bien, en particulier avant d'aborder une grosse journee de visites. On se charge donc les batteries avec un gros brunch pendant lequel on hallucine en voyant Jean Marie et son petit fils rappliquer (oui, souvenez vous, le retraite de Chiang Mai en vadrouille depuis 10 ans en Asie...). Du coup, on se racconte nos voyages respectifs et ensuite, c'est parti pour la tournee !

 

Un peu d'histoire...

Malacca, c'est la ou tout a commence. Du fait de sa situation geographique avantageuse, le port de Malacca devint un carrefour incontournable depuis le 15eme siecle. Enrichi par les echanges commerciaux, le royaume s'etira jusqu'a Sumatra et connu une longue periode de gloire avant d'attirer la convoitise des vilains petits colonisateurs. Portugais, hollandais et anglais se succederent en laissant leurs traces. Resultats, un royaume d'origine hindoue, melange avec du sang chinois, converti a l'islam et triplement colonise... Ca en dit long sur le brassage culturel !

 

Une grande partie des attractions de la ville se situent aux alentours de la colline St Paul. C'est donc la qu'on se dirige. En faisant le tour de celle-ci (pas complique vu ses 150 m de diametre), on respire pendant quelques instants un air d'Europe. Restes de fortifications, eglises, routes pavees, vieilles maisons coloniales, etc ..., le tout conserve dans un etat parfait !

Un peu plus tard, on decouvre le Palais du Sultan Mansur Shah, devenu aujourd'hui un musee historique. Un vrai joyau ! Aussi bien pour le palais lui-meme que pour la pertinence et la mise en valeur de son contenu. On s'imagine parfaitement a cette epoque riche en legendes de corsaires et de vaillants guerriers (Marco, je ne sais pas si ca t'a fait pareil mais je me voyais dans ta serie culte : Sandokan, le "tigre de la Malaisie"...). On acheve la visite en faisant le tour de son charmant jardin, puis on rentre un peu affaibli par la chaleur.

A la guest house, petit squatt tactique au "roof top" avec la lecture du guide pour notre futur voyage en Nouvelle Zelande. Eh oui, il faut pas croire, c'est du boulot d'organiser tout ca ! Le soir, on degotte un vrai resto indien dans le centre ville, ou on se fait peter un bon thali sur feuille de bananier, devore a la main, avec un petit chai en digestif. Ca nous rend nostalgiques comme pour la bouffe de chez nous (mais pas autant quand meme...) ! On rentre sous la pluie, mais il fait tellement chand que ca fait du bien, et on s'installe devant une video avant d'aller au dodo.

 

01/03/07

 

On se leve et on se bouscule, on n'se reveille pas... comme d'habitudeuh. Pas tres rejouissant, il fait un temps pourri mais on ne se demonte pas. On ne trimballe pas deux enormes K-way depuis 6 mois pour rien !

On part donc a la decouverte du quartier chinois. Contrairement aux autres villes, c'est un quartier tres paisible, tout mignon avec des petites maisons sur deux niveaux ; sans oublier les facades en bois noir incrustees d'inscriptions dorees.

A midi, on se degotte un fabuleux petit resto avec fat mama chinoise boiteuse aux fourneaux. Meilleure bouffe de la Malaisie ! On se motive ensuite pour aller visiter une maison typique, la "Villa Sentosa" a 2 Km de la. De dehors, elle est tres jolie et de dedans.. ben on ne sait pas, il n'y a avait personne pour nous ouvrir. Ah vive la France hein !

En rentrant, on fait un dernier petit tour autour de la colline St Paul et on se pose tranquillement au sec a la guest house. Le soir, on monte au roof top avec d'autres routards et on finit la soiree avec Regis (qui n'est pas un con, pour les fans de Les Nuls), avec qui on tchatche de nos voyages jusqu'aux petites heures.

 

02/03/07

 

Lever completement a la ramasse, c'est donc tout ensuques qu'on fait nos bagages, qu'on prend notre petit dej' et qu'on va a la gare routiere. A 10 H on monte dans le bus en direction de Singapour et a 10 H 02, on s'ecroule comme des merdes sur nos fauteuils pour finir notre nuit.

Cinq heures et un passage de frontiere plus tard (encore une fois simplissime), on arrive a destination sous le deluge equatorial... Cool !! D'autant plus qu'on est loin du centre et qu'on n'a pas de dollars singapouriens. Neanmoins, on decouvre rapidement la serviabilite des habitants de ce micro-pays. Un gars nous change quelques sous pour nous depanner (1ere infraction, cf topo qui suit), nous indique la station de metro la plus proche et (2eme infraction) nous fait ouvrir notre paquet de cigarettes (ouieuuuuh ! On n'a pas encore arrete... !).

Sortis du metro en centre ville, c'est pas sans galerer ni sans s'imbiber de flotte qu'on trouve notre hotel. Forcement, au 6eme etage d'un immeuble prive, sans aucune indication a l'entree et... avec Gaelle qui memorise le numero 27 de la rue, alors que c'etait le 75... c'est pas facile (oui, mais il y a le 7 dans les deux...) !

On lache nos affaires dans une chambre glauquissime et on part en mission pour un retrait d'argent. Une fois les nuages un peu dissipes, on decouvre surpris que Singapour est plutot une jolie ville, entretenue de facon impeccable.

Comme en ce moment on est vraiment des larves, on se tape une petite sieste avant le diner. Diner plutot bon et finalement pas cher du tout compare a ce a quoi on s'attendait.

 

Petit topo sur les amendes a Singapour...

Attention, ici on ne badine pas avec les lois ! Depuis qu'on est arrives, on est potentiellement redevables d'un bon 2000 euros d'amendes. Eh oui car il est strictement interdit de changer de l'argent au black, meme pour des depannages tels le notre (allez, ca on comprend...), d'importer un paquet de cigarettes neuf (avec tout le bizness que ca peut generer... !), de traverser en dehors des passages pietons, sans parler des feux rouges, des megots de clope par terre, etc... . En effet, ce sont des choses qu'on a tendance a respecter naturellement chez nous, mais il faut dire qu'ici, les amendes sont particulierement... epicees ! En grand vainqueur, avec 5000 euros, est le... machage de chewing-gum en public ! Les fous sont laches !!!

 

03/03/07

 

Quand on discute comme des ados jusqu'a 2 H et 1/2 du mat', on a du mal a se reveiller tot... ! On emerge donc vers 10 H et 1/2 pour essayer de prendre le petit dej'. On dit bien essayer, car apres deux rateaux on se trouve certes de bons toasts, mais accompagnes d'oeufs quasi crus (justes poses dans de l'eau chaude quoi) ... euark !

Un peu ecoeures, on decouvre la ville sous le soleil. C'est vraiment beau ! Plein de styles et d'influences differents, de Little India a Chinatown, en passant par les quais aux aspects mediterraneens et les batiments a l'anglaise, tout y est et nous en sommes ravis.

Petite anecdote : on a visite le Raffles Hotel, un magnifique hotel de luxe historique du plus pur style colonial ou on s'est fait aborder avec beaucoup de tact par un maitre d'hotel qui nous a demande (mignon et diplomate qu'il est) si on se rendait dans notre chambre (sachant pertinament que l'on n'a pas de chambre ici)... ! Bref, il nous explique ensuite que nos sandales passent difficilement dans leur "dress code", ce qu'on comprend plutot bien. On vous rassure, on n'est pas rentres la comme des bourrins, l'acces etant ouvert au public (mais pas aux horribles tatanes de touristes).

Comme le temps commence a se gater, on anticipe un peu notre depart pour l'aeroport. Une bonne 1/2 heure de metro et nous voila dans le hall du terminal 1 pour un check-in avec 4 heures d'avance. C'est pas grave... il y a un Burger King pour patienter.

L'avion decolle a 21 H 15, le vol se passe bien et rapidement (2 heures 40, on ne le voit pas passer). Arrives a Denpasar on gere les formalites de visa et la recup' des bagages en deux temps trois mouvements, puis on saute sur un taxi en direction de Seminyak ou on a cale une reservation. On debarque, a notre surprise, dans un endroit trop mignon avec un bungalow de tout charme a notre disposition, muni de terrasse et mobilier en bamboo. Il est 1 H du mat' et la fatigue commence a se faire sentir mais... l'excitation de cette nouvelle aventure nous garde encore un peu eveilles. Histoire a suivre...

 

Petit bilan malaisien (15/02/07 - 03/03/07)

 

Fini le temps des pirates et des corsaires, aujourd'hui la Malaisie est un pays resolument moderne qui aime epater la galerie (mais ca, on l'a deja dit...). Distingue des autres pays du SE asiatique de part sa religion, sa population n'en demeure pas moins souriante et accueillante. En revanche, l'aspect festif bien present dans les autres pays est ici inexistant. Malgre la course effrenee a la construction, la chose la plus impressionnante reste la nature debordante... et encore, on n'a pas fait les iles, ni Borneo !

A noter que, a notre avis, passer un WE a Singapour vaut largement le detour, c'est tres beau et l'ambiance y est nettement plus vivante (malgre le cote clairement "youppie" de la population).

 

Budget : On a depense 465 euros en 17 jours (soit 13-14 euros / jour / personne), plus que raisonnable en integrant les 2 jours de Singapour au tarif europeen (ou presque). Ceci dit, detrompez vous, c'est le pays le plus cher de l'Asie du SE. Cette maigre depense est due au manque d'alcool (sic !), au manque de visites payantes et au fait qu'on s'y est trop prepare et que du coup on a fait les "cheap".

Bouffe : Erhhhh ! Disons qu'apres la Thailande, c'est un peu dur... C'est pas infect mais c'est pas bon non plus, sauf a Malacca ou on a tout le temps tres bien mange. A souligner qu'on mange aussi bien thailandais, que chinois ou qu'indien.

Langue : Ici on parle malaisien... Malasien vous dites ? Mais ne serait-ce pas un mot anglais ecrit a la francaise ? Exemples pour comprendre : bus express = bas ekspress ; taxi = teksi ; apple = epal ; coffee = kopi et ainsi de suite... Bon, c'est que quelques mots, mais ca fait bien rigoler.

Climat : N'oublier surtout pas un parapluie ou un K-way. En 17 jours on a eu 14 jours avec de la pluie (mais que en fin d'aprem') et c'est la saison seche ! De plus, il fait vraiment tres chaud ici, l'equateur n'etant qu'a deux pas (donc respirant le K-way...).

 

Bref, c'etait pas la destination qu'on attendait le plus, mais on est bien contents d'y etre passes. Reste encore Borneo a decouvrir...

Par Gaëlle & Giova - Publié dans : gagiotdm
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Mardi 27 février 2007
23/02/07
 

Ce matin on dit au revoir au Taman Negara. Pour ca, on choisit la facon la plus distinguee : le depart en bateau sur la riviere Tembelling ! Assis en tailleur sur une pirogue a fleur d’eau, on profite une derniere fois de la vegetation luxuriante de cette foret.

Aux 2 heures de bateau succedent 5 heures de route dans un bus qu’on a failli rater, ou plutot qui a failli nous rater… La correspondance ayant eu du retard, le conducteur nous envoie dejeuner en nous affirmant qu’il viendra nous chercher et au final, il nous zappe ! On reussit quand meme a chopper le bus a la volee, alors qu’il manoeuvrait pour partir avec nos bagages dedans.

Sur le trajet, on se rend compte qu’en fait tout le pays est une enorme jungle, hormis les zones qui ont ete construites (et encore…). C’est sur les coups de 5 H qu’on debarque a Kuala Lumpur, K.L. pour les intimes (a prononcer Key El, comme El Ey pour Los Angeles).

On se pose dans notre guest house, puis on honore notre premier rendez-vous avec la ville by night en visitant la place de l’independance en face d’un palais de sultan magnifiquement mis en valeur par un jeu de lumieres. Ensuite, petite session “junk food” mensuelle et on rentre s’internetifier un peu et squatter le chill-out de la guest house en compagnie d’autres routards.

 
24/02/07
 

Petite grasse mat’ bien meritee apres cette semaine sportive. Puis… tournee des tours. Ca commence par la KL Tower, antenne tele de 420 m au sommet de laquelle on profite d’un panorama a 360 degres, dont une vue imprenable sur notre destination suivante, les Petronas Twin Towers. De la haut, on se rend compte que non seulement la ville est a taille humaine, mais aussi que ses buildings modernes sont batis une fois de plus au milieu de la jungle.

On redescend a altitude zero pour rejoindre le joyau architectural de la Malaisie… qu’est ce qu’on les kiffe ces deux tours ! Elles sont tout simplement subjugantes avec leur 460 m de haut (les plus hautes du monde pendant longtemps), leur style “futuristico-musulman” et leur incroyable passerelle de 745 tonnes qui les relie a mi-hauteur. On squatte un bon moment autour de ces demoiselles pour les admirer sous tous les angles jusqu’a se taper un torticoli aigu et en prime une averse equatoriale digne de ce nom.

On retourne donc, en evitant les gouttes, vers notre quartier en faisant un stop a Little India pour “bonzifier” le Gio et deguster un magnifique kebab pour le gouter (le regime… c’est pas encore ca. Ceci dit, les mauvaises langues doivent savoir que Gio a reserre d’un cran sa ceinture, na !).

Pause syndicale a la guest house car on est extenues par la chaleur (Moune, tu apprecierais grandement !) et on sort bien decides a faire la fete dans Chinatown. Premiere deception avec une horrible soupe de nouilles aux crevettes (on ne la mange pas tant c’est infect). Seconde deception en allant a la place de l’independance ou, en theorie, il y a de la grosse animation le samedi soir et ou finalement, hormis quelques bambins en tricycle, il n’y a quasiment pas ame qui vive… !? Mais bon, c’est pas bien grave, on va alors squatter la guest house ou on refait le monde avec Hicham, un algerien marrant et pipelette. On pousse la fiesta jusqu’a sortir avec lui pour se faire un the au lait (oulala ! La debauche !) dans une petite terrasse de notre quartier.

 

Petit topo sur la modernite en Malaisie…

Depuis 1987, grace a l’ambition de son ancien 1er ministre, le pays a connu une croissance phenomenale pendant 10 ans, basee sur une course effreinee a la modernite nommee “Vision 2020”. Malgre la crise de 97, la Malaisie reste une vitrine futuriste de l’Asie du sud-est. Ce “5eme dragon” a bien gagne son pari et nous en met plein les yeux… Peut etre meme de facon un peu trop ostentatoire. En tous cas, chapeau bas a ce pays de 50 ans d’age, qui a aujourd’hui gagne le statut de pays industrialise.

Petite anecdote amusante, ce meme 1er ministre, tombe amoureux de la ville de Colmar, a reussi a integrer une influence alsacienne dans l’architecture de certains batiments. Deroutant… !

 
25/02/07
 

C'est dimanche. Et que font les gens le dimanche ?... Ils vont au parc ! Alors nous, pas contrariants, on va au parc aussi. Sur la route, on passe par la gare centrale, reputee pour son architechture, et on est effrayes par l'absence totale de personnes et de trains... pendant quelques secondes on se croit dans "28 jours plus tard". Frayeur qui devient angoisse lorsqu'on arrive au parc. Il n'y a pas un chat !

Franchement on ne comprend pas, le parc est magnifique et completement inexploite. Suite a reflexion, on se rend compte que cette ville est "malade". Enfin ouais quoi ! Il y a tout ce qu'il faut pour que ca pete, que ce soient les infrastructures, la logistique et les lieux de sortie diurnes et nocturnes... mais ici, les gens ne sortent pas ! Eh bien, ca nous deprime grave ! Ce qui ne s'arrange pas quand la pluie arrive...

Un peu moroses, on finit notre balade et on rentre se poser un peu a la guest house. Apres un petit resto de rue, on decide d'aller voir a nouveau les deux tours en version robe du soir. Elles sont encore plus belles ! En plus de ca, on retrouve le moral en decouvrant une vraie vie dans le parc attenant a celles-ci. Gros squatts sur les pelouses, petits couples qui flirtent sur des bancs, gamins qui pataugent dans les bassins... finalement, tout y est ! Et nous, on profite de l'ambiance, toujours bouche bee face aux mastodondes.

Une fois rentres, Gaelle fait des trucs de fille pendant que Gio en profite pour faire le lourdeau devant un match de foot anglais, une biere a la main.

 
26/02/07
 

Quand ca veut pas, ca veut pas ! Cette journee nous a casse les couilles !

Motives, on se leve a 8 H 30 et on file a la banque pour recuperer notre 2eme carte bleue (apres trois mois de demarches, de mails et de fax... enfin !). Eh oui, sauf que, arrives a la banque, pas de carte ! Sans rentrer dans les details, on vous jure que ca releve de l'acharnement divin.

Depites, on passe a la mission suivante, la confirmation de notre prochain vol a la British Airways. On traverse donc toute la ville en flanant un peu dans le quartier des affaires et une fois arrive a l'adresse indiquee... plus d'agence ! Elle est delocalisee a Singapour. Pas contrariants, on decide de telephoner. Apres avoir ete ballotes entre quatre numeros, aucun d'eux ne peut (veut ?) confirmer ce foutu de vol. La, notre journee tactique commence a virer au cauchemar, et on n'a pas encore essaye d'obtenir notre visa australien !

Abattus mais resolus, on se pose quelques instants pour reflechir quand a la marche a suivre. On oublie notre depart de ce soir pour Malacca et on essaie d'etre constructifs. On part a nouveau a la banque pour telephoner a notre conseiller (forcement car 16 H ici, c'est 10 H chez vous !). En chemin, on croise une agence de voyages et on s'y jette pour tenter de nous faire editer notre visa (demarche electronique qui prend 5 minutes...). La fille de l'agence nous confirme qu'elle peut le faire (Hourra !!!) sauf que la... ca marche pas. Sans blagues ?!! Neanmoins, elle se rattrape largement confirmant notre vol. Et un de moins !

C'est pas tout ca, mais on allait a la banque. En resume, notre conseiller ne repond pas, son assistante nous confirme que la carte a ete envoyee, mais qu'elle n'est jamais arrivee a destination. On trouve un pseudo terrain d'entente avec l'expedition d'une nouvelle carte en Australie (arrivera ? arrivera pas ?).

C'est avec beaucoup de philosophie qu'on oublie cette affreuse journee et qu'on fait en sorte de ne pas gacher la soiree en se la coulant douce sans se priver de rien. Et puis avec du recul, tout ca nous fait bien rigoler... sans galeres, ce ne serait pas un vrai tour du monde !

 
Par Gaëlle & Giova - Publié dans : gagiotdm
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Vendredi 23 février 2007
19/02/07
 

Journee transports. Ca commence dans un mini-bus avec un chauffeur trop funky et un poil hystero dans les embouteillages, avec qui on debat de tout et de rien. Pour une fois on n’est que 4 dans le mini-bus… trop confort ! Sur la route, on beneficie d’un dernier apercu des montagnes suisso-tropicales baignees par les nuages…

A mi-chemin, a la pause dejeuner, Gaelle mange le plat le plus epice de sa vie. Resultat : larmes, nez qui coule, transpiration a gogo… Ils sont fous ses malaisiens ! On est ensuite transvases dans un bus plus grand ou on est… 3 ! Rentable l’affaire ! Cette seconde partie du voyage nous offre un bouquet final des plus somptueux, avec la route bordee d’une pelouse nickel au milieu d’un paysage alternant jungle de basse altitude et champs de palmiers a perte de vue, le tout sous un ciel bleu farci de nuages “crème chantilly”. Cerise sur le gateau, un magnifique arc-en-ciel complet avant notre arrivee dans la plus vieille foret du monde (meme plus vieille que l’Amazonie…) : le Taman Negara.

On decouvre notre agreable guest house et notre chambre-cabane avant de partager le diner avec Kim, le 3eme compere du bus.

 

Petit topo sur la religion en Malaisie et ailleurs… (ames sensibles, s’abstenir !)

Depuis 1450, l’islam est la religion d’etat. De ce fait, la tradition veut que les femmes soient voilees. Eh bien ici, ce n’est pas du tout choquant ! D’une part, on sent que ce n’est pas l’oppression machiste qui oblige ca et d’autre part, en dehors du voile, elles ont un look hyper moderne.

On dit que la Malaisie est un pays integriste. Si c’est le cas, il ne faut surtout pas confondre ca avec du fanatisme, ca s’apparente plus a de l’integrite religieuse. Ici la femme est libre, souriante et s’exprime sans complexes. Alors quand on vient d’un pays ou, jusqu’a il y a 50 ans, un mari pouvait tuer sa femme pour adultere en ne subissant qu’une peine mineure et ou le Pape se permet d’intervenir en politique (en 2006, s’il vous plait !) pour saboter un referendum concernant certains droits des femmes… la moindre des choses c’est de se poser les questions suivantes : Ou commence l’integrisme ? Quelle religion l’applique le plus ???

N’oublions pas que l’actuel “maitre du monde” est ce qui se rapproche le plus d’un fanatique religieux et qu’il a eu une revelation lorsqu’il a vu le Christ dans son vomi apres s’etre pris une bonne biture !!! Ca prete a la reflexion …

 
20/02/07
 

Apres un delicieuse nuit, on s’active pour nos premiers pas dans la jungle de basse altitude. Un bateau pour traverser le fleuve et quelques Ringgits (monnaie malaisienne) plus tard, nous voila sur les sentiers au milieu de cette vegetation “cinematographique” : lianes epinees, palmiers, racines disproportionnees, fougeres bleues, insectes indescriptibles (des fourmis de 3 cm…), etc… Malgre tout, c’est pas bien mechant.

Au bout d’1 Km ½ de marche, on atteint le “Canopy Walkway”, 500 m de pont suspendu a la cime des arbres (le plus long du monde !). La, comme des gamins qui jouent aux aventuriers, on admire cette vision totalement differente de la foret. C’est trop court ! On en veut encore !!! Du coup, au lieu de rentrer pour une pause, on decide de faire un “petit detour”. En effet, on voit sur le plan une balade de 3 Km ½ environ qui s’offre gentiment a nous pour rejoindre l’entrée du parc. Une fois de plus, pas faute d’avoir deja vecu l’experience il y a quelques jours, le plan n’indique pas les deniveles ! On se retrouve alors a grimper comme des salauds (notre reserve d’eau etant a sec) au coeur de la jungle. Et ca monte, et ca descend, et ca remonte. Neanmoins, des coins magnifiques et un superbe point de vue en haut d’une colline, mais au bout de 3 heures la soif et la faim commencent a avoir raison de nos nerfs. Par moments on pense meme s’etre perdu… !

Au final, tout est bien qui finit bien et on se gave, dans un resto flottant, d’une des plus mauvaises bouffes de ces 5 derniers mois. Mais bon, il est 3 H, on creve la dalle et la terrasse est ventilee… du coup, on s’en fout !

Eh oui, ici on ne rigole pas avec la chaleur, surtout quand on fait le choix de mettre un T-shirt en synthetique pour affronter la journee… Bravo Giova ! Morale, on degouline sans cesse sous cette temperature torride, jusqu’a epuisement de nos reserves vitales (c’est du 35 degres avec 90 % d’humidite, quoi…).

Apres la bouffe, on fait un petit saut dans le village et on rentre a la guest house en degustant une derniere fois la lourdeur du soleil (c’est fou, meme a 5 H 30 !). Enorme douche froide et soda frais cul sec pour se remettre de ca, puis fin de soiree a la cool et dodo tres tot car Gagio est litterallement vide de toute energie. Eh oui, on se fait vieux…

 
21/02/07
 

Reveil a 7 H 30 avant de se lancer dans un long trek de jungle. Tres dur, surtout pour Gaelle qui s’est tape montee de fievre et migraine pendant la nuit, migraine qui n’est pas totalement partie au matin. Trop dur en fait, elle realise au petit dej’ que ce n’est pas une bonne idée que de cavaler 6 heures loin de tout dans cet etat. Du coup, on reporte la balade a demain et Gio reste aupres de la Petite pour bien s’en occuper. Apres 2 heures de sommeil, tout va pour le mieux.

Eh bien finalement, ca fait du bien une bonne journee de glande, a l’abri du mechant soleil. On prend notre temps, Gio se fait tauler aux cartes et surtout on se plonge intensement dans les guides de Bali et de l’Australie pour s’eclaircir un peu les idees (et rever un peu) sur la suite du voyage. C’est genial ce trip, on est deja dans un endroit exotique et on fantasme sur un autre. En consequence, on ne voit pas la journee passer.

Petite anecdote croustillante avant de s’endormir, le combat sauvage de Gio contre une araignee monstrueuse (bien 10 cm d’envergure de pattes…) qui s’invite dans notre chambre (pendant que Gaelle est tetanisee sur le lit). Cette batarde survit a au moins 4 - 5 coups de sandales, on ne sait pas comment, mais après ¼ d’heure de lutte et de chasse (on retourne litteralement la chambre) Gio la defonce, cette connasse ! Bonjour la nuit tranquille…

 
22/02/07
 

Bien reposes d’hier, on se leve tot et cette fois, on se la fait notre rando !

Un peu mefiants a cause de l’experience de la veille, on oublie vite nos craintes arachnophobes une fois au coeur de la foret. C’est une sensation sans doute un peu cliché, mais lorsqu’on erre dans cette nature incroyable qui squatte ici depuis bien avant l’homme, on se sent primitifs ! Un vrai retour aux sources, digne du caca de Gio, tout seul dans le desert (cf article “Bienvenue dans le desert” du 08/11, pour ceux qui ne suivent pas…).

On se sent bien, vraiment bien ! Aucune pollution, beaucoup de sport et en plus de ca, on est absolument seuls. Exceptee une delicieuse pause sur un ponton au bord de la riviere, pour pique-niquer en face d’une colonie de singes (oui Ben, des singes !), on se fait toute la journee a la sauvage, toujours en guettant d’eventuelles plantes rares et les animaux qu’on entend s’affoler au loin.

Petit bemol, Gaelle s’est encore fait choper par une maudite sangsue (cf article “Welcome to the jungle” du 23/09, toujours pour ceux qui suivent pas…).

On rentre a la guest house extenues, mais trop bien ! Surtout sous la douche froide qui nous decrasse des litres de transpiration produite pendant la journee. A noter quand meme qu’au milieu des arbres, malgre l’humidite, il fait bien moins chaud qu’a l’exterieur.

Soiree hypra posee avec bon repas copieux et petit the chaud avant d’aller se coucher…

Par Gaëlle & Giova - Publié dans : gagiotdm
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Mardi 20 février 2007
14/02/07
 

Dur, dur de se lever, surtout pour quitter cette chere Ko Lipe…

On prend notre mal en patience et après un petit dej’ copieux, on embarque. Sur le ferry, on profite un dernier coup de cet air iode sous le soleil frappant, en regardant notre ile s’eloigner progressivement.

Quel choix judicieux d’etre venu ici ! Meme s’il y a plein d’autres iles dans ce pays, certaines meme ou on aurait ete merveilleusement accueillis (merci Jay Dalton…), on est contents de notre choix et on reviendra de toutes facons pour faire la comparaison. Mais bon, il n’y a pas que Ko Lipe, il y a aussi toute la Thailande qui refait surface pendant ces trois heures de navigation… ah la Thailande… a jamais dans nos coeurs !!

On a tout juste le temps de se prendre un fried rice a la volee une fois debarques, avant d’enchainer avec le bus pour Hat Yai. 2 H ½ de route plus tard, entasses a 15 dans un minibus pour 12 (sans parler des bagages…), une demie heure de pause et c’est reparti pour passer la frontiere, destination l’ile de Penang.

A l’approche de l’ile, on hallucine ! On y accede par un pont de 10 km bati sur la mer et sur celui-ci on decouvre qu’en face il y a un “mini Manhattan”. On savait que la Malaisie etait developpee, mais de la a transformer une ile touristique pepere en modele de modernite… on est bluffes ! Une fois arrives, on fait equipe avec Bern et Colombe (un couple de bretons avec qui on a sympathise sur le trajet) pour trouver un endroit ou dormir. Il est 22 H, on est creves, on a faim et n’a pas envie de galerer ! Eh bien ca ne pouvait pas se passer plus simplement que ca. En l’espace de 20 minutes on trouve une chambre pas chere, on change des tunes et on booke notre bus pour demain ! La Malaisie, on aime bien !

En plus, on decouvre avec plaisir la presence d’un cote roots asiatique, malgre le modernisme flagrant, et une diversite ethnique et culturelle des plus agreables… surtout quand on a nouveau affaire a nos petits “dodelinements” de tete indiens adores.

 
15/02/07
 

Encore un reveil tot pour un autre depart. Cette fois on quitte l’ile en ferry et on saute sur le bus en direction des Cameron Highlands. Les 6 heures de trajet sont partagees entre 3 heures d’autoroute nickel, a l’image du reste du pays (et Gio en rougit quand il pense aux autoroutes italiennes…), et 3 heures de route de montagne ou la vegetation semble manquer d’espace vital tellement elle est dense. D’ailleurs, on comprend vite pourquoi lorsqu’on voit se declencher un deluge tropical qui n’est pas sans nous deplaire.

On arrive sur le coup de 4 H dans un bled digne d’un village de montagne suisse en terme d’entretien et on chope direct un gars qui bosse pour la guest house que l’on convoite. Dommage, il ne reste plus que des chambres trop cheres pour nous, mais le gars fait preuve d’un grand professionnalisme et nous trouve une alternative en un claquement de doigts.

Apres s’etre installes, on part realimenter le blog sur Internet suite a une semaine d’abstinence. Enfin, on se pose au resto pour deguster la moins bonne des fondues chinoises qu’on ait teste, avec en prime certains ingredients etranges dont on ne veut pas connaitre (et nos ventres non plus) l’origine exacte…!

 
Petit topo sur le melting pot culturel malaisien…

Depuis qu’on est arrives, on a du mal a definir un style malaisien. La population est un mélange equilibre de malais (les “natifs” du pays, qui detiennent le pouvoir politique), de chinois (qui tirent les renes de l’economie) et les indiens (qui regardent le match entre les deux autres). Si on ajoute a ca les aborigenes Orang Asli et tous les brassages entre ces differentes populations, le resultat est un mélange ethnique deconcertant !!!

 
16/02/07
 

On se laisse dormir un peu après ces 2 jours de deplacements non stop. Ensuite on part determines pour aller voir les plantations de the. On attend une demie heure le bus avant d’apprendre que celui-ci ne peut nous deposer qu’a 6 Km des plantations en question.

Changement de programme, on part a la recherche du “jungle walk” numero 8, pour atteindre le sommet du Gunung Beremban. Avec quelques difficultes, on trouve ce “sentier” qu’on abandonne au bout de 20 m vu sa pente et son etat, ravage par les averses. Sans deconner, a ce niveau la, ce n’est pas de la balade mais de l’escalade. Resolus, on prend un autre chemin plus easy pour faire un saut aux Robinson Waterfalls.

Un peu a la loose, on rentre quand la pluie commence a se faire sentir et arrives a la guest house, on apprend qu’on ne peut pas rester pour le soir du nouvel an chinois car la chambre est deja reserve… Petit debut de panique qu’on pseudo regle assez rapidement. Dans la foulee, on reserve notre chambre pour la destination suivante et le bus pour aller au Taman Negara. Ils sont forts ces malaisiens… !

On se remet de nos emotions en se reposant un peu et on realise qu’on a tous les 2 un debut de creve a cause de l’humidite ambiante. Remede de grand mere, on se fait peter une bonne soupe aux nouilles et au retour on se mate une video tranquillou.

 
17/02/07
 

Cette fois, on se motive pour eviter la pluie de l’aprem’ et on se leve a 8 H 30. Petit dej’ copieux pour affronter la rando du jour et on se lance sur les coups de 10 H. Apres quelques difficultes (encore !) pour trouver notre “jungle walk”, on arrive a penetrer la foret par un chemin en terre broussailleux ou les racines des arbres font office de marches d’escalier. Et ca grimpe, ca grimpe ! Meme si le temps n’est pas des plus clairs, le décor est magnifique, avec ces entrelacements de troncs et de lianes recouverts, comme le sol, d’une mousse verte. On ne serait pas etonnes de croiser des elfes par ici ! On rencontre en chemin un trio de sri-lankais avec qui on partage la route et le plaisir d’atteindre le sommet du Gunung Jasar, d’ou on peut admirer la vallee et ses plantations de the au travers des nuages.

A la descente, ca se gate. La, c’est la jungle, la vraie ! Il nous faudrait presque une machette pour se frayer un passage. Heureusement que nos partenaires, plus experimentes en matiere de foret tropicale, sont la.

Une fois degages de cette broussaille, on fait un stop dans une “strawberry farm” ou on pique-nique en degustant de fabuleuses fraises pour le dessert. On regagne notre guest house, cette fois par la route et sous la pluie torrentielle (heureusement qu’on s’est leve tot…). A notre arrive, on se tape une enorme douche pour se decrasser de ces 5 heures de rando, suivi d’une session the-biscuits a l’anglaise.

Pour finir cette journee, on reste au sec dans notre petit chez nous, alors que dehors il pleut comme vache qui pisse, en se matant scandaleusement video sur video. On est quand meme contraint de faire un petit break pour manger mais on est recompense de cet effort par un aloo gobi et un chicken tikka chez l’indien du coin.

 
18/02/07
 

Cette fois la plantation de the… on va se la faire ! Ouais, mais d’abord il faut qu’on change de guest house si on ne veut pas dormir dehors cette nuit. Vu notre aisance a emballer et deballer notre sac, ca ne prend pas plus d’une demie heure. On se pointe donc determines a la gare routiere pour prendre le fameux bus qui nous depose a 6 km des Boh Tea Plantations, les plus vastes du pays (8000 Ha quand meme !). Certes, on nous avait dit que ca faisait 6 km, mais on ne nous avait pas precise que c’etait que de la montee. Autant vous dire qu’avec les courbatures de la veille, c’est un peu un calvaire… On tente alors de faire du stop, sans succes jusqu’a 1 km de l’arrivee.

Une fois sur place, dernier effort pour atteindre le “view point” ou on s’installe pour pique-niquer. C’est franchement impressionant ! Autour de nous, on ne voit que des collines truffes de buissons de the a perte de vue, parfois casses par des rochers, des bananiers et d’autres arbres tropicaux.

On part de la physiquement detruits (decidement, en rentrant, il faudra se mettre au sport…) et on decide judicieusement de s’installer a la sortie du parking pour faire du stop. Ca marche plutot bien. Relayes par 2 vehicules, on a un bon echantillon de la population malaisienne : le premier compose d’une famille d’origine malaise (different de malaisienne…) musulmane avec femme voilee, homme barbu et 2 petits bouts de choux, tous d’une gentillesse sans egale ; la seconde compose d’un couple mi-femme chinoise glaciale, mi-homme indien a la tchatche perpetuelle.

Vu notre effort surhumain (malgre l’efficacite du stop), on s’effondre pour une sieste en rentrant. En se reveillant, on part faire des emplettes alimentaires et c’est la que l’on croise un des phenomenes anatomiques les plus etranges qu’on ait jamais vu : la femme indienne qui tient l’epicerie a deux pouces a une main… Sans deconner ! Deux vrais pouces avec des ongles et tout et tout… Mais qu’est ce que ca peut bien vouloir dire karmiquement parlant ??

Le soir, petite bouffe de rue ou Gio se retient d’etrangler le serveur lorsqu’il nous apprend, apres ½ heure d’attente, qu’il a zappe notre commande et ensuite de le decapiter lorsqu’il nous amene un seul des 2 plats au bout d’une heure. Belle preuve de self control acquis pendant ces 5 mois de voyage ! Self control mis a nouveau a l’epreuve en rentrant a la guest house lorsqu’une espece d’enorme cricket-blatte heurte son menton et se pose sur son torse. Realisant cela, Gio lui fait tellement peur que celui-ci, pas finaud, se suicide contre un mur.

Une fois dans notre chambre, Gaelle joue a s’attraper les pieds comme un nourisson… ne vous inquietez pas, ca fait quelques temps qu’elle part en couille de la sorte ! En revanche, ce qui est plus alarmant, c’est qu’en cherchant a se toucher l’oreille avec un de ses pieds (mais oui, comme Cetautomatix !) elle arrive a se le fouler a nouveau… ! Morale, ne le tentez pas, c’est dangereux car, comme se lecher le coude, c’est physiquement impossible.

Gio : N’empeche, vous vous rendez compte avec quoi je voyage ??!!!

 

P.S. : Speciale dedicace a tous les nicois qui sont surement, a l’heure qu’il est, bourres dans la rue pour feter Lou Carnaval Indipendente ! (merci Chris pour l’info…)

 
Par Gaëlle & Giova - Publié dans : gagiotdm
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Vendredi 16 février 2007
07/02/07
 

Apres une nuit presque reposante (surtout pour Gio qui n’avait pas la lumiere sur la gueule et qui beneficiait egalement de la couchette la plus large…), on se fait embrigader pour le bus + bateau en direction de Ko Lipe (a prononcer Koh Lreap).

Sur le trajet en bateau on commence a bloquer sur les iles aux alentours et… putain, la couleur de l’eau ! (Gio : si j’etais un peu chauvin, je vous dirais que c’est presque aussi beau que la Sardaigne… ; Gaelle : si j’etais chauvine, je vous dirais qu’il faudrait vite que j’aille en Corse…). Une heure et demie, une petite ile paradisiaque (Cf photo) et une prise de tete avec un encule de batelier plus tard*, on debarque sur la “Sunset Beach” et on se pose dans une chambre, faute de bungalows vacants.

On se jette alors dans notre petite baie couleur emeraude pour savourer notre premiere vraie baignade en mer depuis bientot 5 mois de voyage (la vache ! Ca commence a faire beaucoup…). Et comme nous sommes quand meme mines par le trajet, petite sieste sur le sable blanc oblige !

En fin d’aprem’ on se fait un peu peur (enfin, surtout la Petite…) en se promenant dans la foret a la tombee de la nuit. On se console avec un excellent repas au bord de l’eau et on se finit a la biere avec d’autres enfoirauds de notre guest house. Pour l’instant, ca s’annonce bien !

 

* Le mec est quand meme chie ! Apres avoir paye 650 baths chacun (beaucoup d’argent en Thailande) pour prendre le bateau pour Ko Lipe, celui ci ne pouvant soi disant pas amarrer sur la plage a cause du corail, un plus petit bateau vient gentiment nous prendre a 50 m de la rive. Une fois tout le monde bien installe, le bonhomme nous annonce sereinement qu’on doit payer 50 baths / tete pour qu’il nous amene sur la rive. En gros il empoche 750 baths pour 10 mn de manoeuvre, ce qui correspond presque a un demi salaire moyen dans ce pays et, a titre de comparaison il faut savoir que 2 heures de bus nous ont coute 35 baths / tete. Quel enfoire ! C’est du pur racket et par principe Gio lui a “mange le cerveau”. Ce qui ne nous a pas empeche de raquer plutot que de se le faire a la nage avec les sacs sur le dos…

 

P.S. : Alex, pour tes 30 ans du 02 decembre, on va faire la fiesta a Bali ensemble… c’est pas cool ca ?

 
08/02/07
 

Dans un lieu comme celui-ci, la grasse matinee est religion. On devient donc pratiquants ! Une fois debout, on traverse la mini foret tropicale en quete d’un petit dej’ sur la plage du sud de l’ile. De la, on resillonne la jungle pour deboucher sur la “Sunrise Beach” ou on prend un petit bain et ou on mange nos premieres bananes roses ! Trop bonnes ! On decide ensuite de retourner dans nos contrees en empruntant le littoral. Comme les lieux sont plutot jolis, on s’arrete a maintes reprises pour ploufer dans l’eau emeraude et se faire secher sur le sable blanc… amis de l’enfoirade, bonsoir !

Apres cette enorme odysee (3 km d’un bout a l’autre de l’ile…), on se pose face au coucher de soleil, absolument dement, pour clore en beaute la journee, avec en prime un petit bebe tout nu prenomme Taras (sympa le nom !) qu’on a adopte le temps que ses parents fassent des photos chelous au bord de la plage.

Le soir, on se fait un bon apero-diner a la paillote de notre resort et on delire bien jusqu’a ce que Gaelle nous refasse un plan a la Hoi An avec chute de tension et tutti quanti… Un peu de repos et d’eau plus tard, la Petite est a nouveau debout et va se mettre au lit avec un bon bouquin par precaution. Gio retourne alors boire quelques coups a la paillote avec un italien, un hong-kongois et un couple d’allemands.

 
09/02/07
 

1ere bonne nouvelle de la journee, un bungalow s’est libere. On se presse donc de transvaser tout notre matos et on occupe notre nouvelle petite maison a 5 m de l’ocean.

Ensuite on chope masques et tubas pour decouvrir un nouvel univers. Coquillages immenses, oursins disproportionnes, coraux de toutes sortes et poissons de toutes tailles et toutes couleurs… tout ca a 5 m de la rive ! Magnifique ! Lors de notre premiere rencontre avec une anemone, on se regrade sous l’eau emerveilles et on se dit :

 
Gaelle : Blu-blu, BLU-BLU-BLU-BLU !!
Gio : Blu ? … BLU-BLU !!!
Traduction :
Gaelle : Regarde, NEMO, NEMO, NEMO, NEMO !!
Gio : Quoi ? … A OUAIS NEMO !!!
 

En effet, ce qui sera d’ailleurs confirme par la suite, chaque anemone abrite une famille de poissons clowns. En plus, si on plonge pour les voir de plus pres, ils sont hyper curieux et viennent presque te faire des bisous au masque…

Quoi qu’il en soit, on bloque toute la journee sur cet aquarium geant avec une petite pause ombragee entre midi et deux pour se proteger du soleil ravageur. C’est bon de constater que, comme dans un safari, c’est toi qui est chez eux et pas l’inverse… Drole de sensation… Bonne sensation !

Pour l’apero-coucher de soleil, on sociabilise avec un couple italo-allemand avant de deguster un succulent poisson au barbecue au bord de la plage. Qu’est ce qu’on se gave de poissons et de calamars ici ! Eh oui, parce qu’a Ko Lipe, c’est bien la chose la plus bon marche qu’on puisse trouver…

De retour a l’hotel, on se fait un enieme squat avec les autres locataires avant d’aller se refugier dans notre petit bungalow. Refugier, c’est le moins qu’on puisse dire ! Le soir il souffle un vent hallucinant de ce cote la de la colline, a deux doigts (voire a un…) d’arracher notre toiture en feuilles de palmier. D’un autre cote, on ne souffre pas de la chaleur et les moustiques sont loin de la ramener. Du moment que le toit tient, c’est parfait !

 
10/02/07
 

Aujourd’hui, on se la glande severe ! On zone a droite a gauche, on bouffe par-ci par-la (d’ailleurs on a trouve la bouffe la moins chere de l’ile qui s’avere etre une fois de plus la meilleure), on se tape des siestes et quelques rencontres interessantes avec des petits crabes blancs faisant des trous dans le sable et des Bernard-Lermites.

Ben oui enfin ! On est sur une toute petite ile, alors que voulez vous qu’on vous raconte ? Non, blagues a part, ca fait vraiment du bien un peu de farniente.

A part ca, rien faire ca peut rendre un peu morose et lorsqu’on se rend compte que ca fait 5 mois de voyage aujourd’hui (et qu’il en reste 7…), ca fout un peu le cafard…

On vous entend d’ici, en train de dire : “Ils sont gonfles quand meme !”, mais franchement 5 mois, ca commence a faire beaucoup. Certes, c’est 5 mois de decouvertes, d’aventures, de rencontres et de claques culturelles ; mais aussi 5 mois sans un chez-soi, sans pouvoir se faire sa bouffe (ou du moins vraiment la choisir), sans rester plus d’une semaine au meme endroit et surtout 5 mois sans la famille, les potes, etc… On manque un peu de reperes quoi !!

Enfin, on sait bien que c’est passager et on n’est pas prets d’anticiper le retour. Neanmoins, c’est ce qui fait aussi que ce voyage est genial, justement parce que ce n’est pas uniquement des vacances mais surtout et avant tout une magnifique experience de vie !

Bon allez, on va arreter de philosopher et on va se faire une derniere petite promenade sur le sable blanc, sous ce ciel tellement farci d’etoiles qu’on ne peut meme plus en distinguer les constellations…

 
11/02/07
 

Deuxieme journee de snorkeling intense. On fait donc semblant de se reveiller tot et on attaque avec une premiere session dans la partie sud de notre “Sunset Beach” (cette fois avec T-shirt pour eviter que Gaelle se crame les fesses… je vous jure, c’est desagreable pour dormir !). C’est super beau, mais le niveau de l’eau est tellement bas qu’on frole les coraux en nageant. Une piqure de meduse sur la joue de Gaelle nous convainc definitivement de changer de spot.

Petit break syndical entre midi et trois heures, avec une bonne petite salade assaisonnee a l’italienne et une petite balade dans le village avant de se preparer pour la 2eme session. La, on affronte la “Sunrise Beach” avec pour cible un haut-fond a 100 m du bord, histoire de jouer aux Jesus au milieu de la mer d’Andaman. Ouais… on croise quelques bancs de poissons fabuleux, mais le manque de rochers et de coraux clairseme la presence de faune aquatique. De plus, on s’epuise comme des dingues contre le courant pour arriver a destination… ou on n’a meme pas pied ! Arrives la, on pousse quand meme le challenge jusqu’au bout de ce haut-fond pour voir l’oree de l’ocean profond. C’est tout noir et ca fait un petit peu peur… On va rentrer alors, hein ? Derniere recompense, la traversee d’un banc de mini meduses (un peu douloureux mais pas du tout dangereux).

Une fois sur la terre ferme, on s’ecroule sur nos serviettes avant de rejoindre notre chere plage pour la derniere session de la journee. Il n’y a pas a chier, c’est le meilleur spot de l’ile !

Encore un coucher de soleil qui tue avec en prime un magnifique 4 mats au large qui en caresse les derniers rayons. Encore un fantastique poisson au barbecue qu’on partage avec Monica et Alex, notre couple italo-allemand. Et comme tous les soirs on s’endort dans notre bungalow, berces par le bruit du vent et des vagues, sous les petits faisceaux de lumiere transpercant les interstices de nos murs en bamboo.

 
12/02/07
 

On pique une tete pour se rafraichir au reveil puis on part en mission dans le coeur de l’ile. Enorme deception lorsqu’on voit que notre fournisseur officiel de pad-thai est portes closes, mais on se console dans une gargote non loin de la. On gere ensuite le booking du bateau + double bus pour rallier la Malaisie avant de se faire une mini session internet… c’est cool de voir que le blog sert egalement de forum pour les anciens eleves du lycee Stendhal de Milan !

Un dernier plouf, on acheve notre tour de l’ile et on se lance dans les preparatifs du barbeuc de ce soir. En effet, on se reunit avec les colocataires de bungalows pour un gros feu sur la plage. Comme c’est cool de se taper une soiree un peu alternative ! On a presque la sensation de se faire a bouffer, le tout sur un petit fond de I-pod muni d’enceintes. C’est delicieux, hormis un condiment non desire… le sable ! Le reste du temps, gros blocage sur le feu et sur le ciel etoile qui en plus nous offre une etoile filante a notre premier coup d’oeil commun… C’est pas la classe, ca ? Ils auraient pu marquer “Coucou Gagio” dessus, que ca ne nous aurait pas plus etonnes. 

Enfin, comme disent les parisiens, on “plie” la soiree en compagnie de Ale et des dernieres braises ardentes.

 
13/02/07
 

Petit dej’ sur le pouce et on part nettoyer les vestiges du barbeuc de la veille. Comme c’est notre dernier jour, on se precipite pour une intense session PMT (merci Gwen…). Hormis la pause syndicale, on barbote toute la journee pour faire un grand au revoir a notre aquarium geant.

En allant plus loin de d’habitude, on decouvre que la profondeur ajoute a la densite de la faune marine sans diminuer la clarte et la visibilite de l’eau. Quelques nouvelles rencontres sub-aquatiques, un petit adieu a nos amis poissons clowns (indiscutablement les plus cool… on comprend le choix de Nemo), un dernier coucher de soleil qui tue et une derniere douche en compagnie de ces batards de moustiques.

Le soir, on se fait un petit green curry de poisson avant de s’allonger sur le sable pour un cocktail d’etoiles, accompagne d’un festival de crabes dansant au gre des vagues. La, on hallucine sur des petits points lumineux verts fluo et, convaincus d’une evidente invasion extra-terrestre, on s’approche pour decouvrir qu’il s’agit de “crabons” (bebes crabes, quoi !). Cela n’explique pas le vert fluo lumineux, mais c’est quand meme plus rassurant que les martiens.

Deux-trois caresses au chien plein de puces qui vient nous mordiller les mollets (c’est ca facon d’exprimer son affection depuis 7 jours), un salut aux “co-bungalowaires” et on se couche pour la derniere nuit sur Ko Lipe.

 

P.S. : Cyril, tu deviendrais fou dans le coin… on pensait souvent a toi sous l’eau… !

 
Petit bilan thailandais (23/01/07 - 14/02/07)
 

L’Inde mise a part, la Thailande est le coup de coeur du voyage jusqu’a ce jour. Sans conteste le meilleur compromis que l’Asie pouvait nous offrir. On l’a deja dit mais on le repete : le cadre est depaysant, la mentalite roots, la bouffe delicieuse, la logistique exemplaire et la population tres accueillante.

Ici, on rencontre absolument tout genre de touristes, du petit etudiant au retraite peinard, du teufard a la petite famille en vacances en passant par des “tour du mondistes” et des squatteurs de longue duree… et on les comprend tous !

 

Budget : C’est le meilleur rapport qualite-prix pour le moment avec 675 euros depenses en 23 jours (soit 14-15 euros / jour / personne) en ne se privant de rien. Les transports sont a prix derisoires (a part ces enfoires de tuk-tuk…), les visites tres abordables, la bouffe et l’hebergement bon marches. A noter qu’au sud il faut doubler les prix par rapport au nord (voire tripler sur d’autres iles que Ko Lipe).

Bouffe : C’est cool une cure de nourriture marine ! Pour le reste, on en a deja parle, en tout cas il faut retenir qu’il est facile de prendre des cours de cuisine thai et qu’on repassera rien que pour ca !!!

Lits : Aie, aie, aie ! Ils sont durs, vraiment durs ! Voila, il faut juste le savoir… dos sensibles s’abstenir, se le faire en hotel plus luxe ou apporter un matelas supplementaire… !

7 eleven : C’est la chaine de superette qui a le monopole dans tout le pays. On les trouve absolument partout et sont souvent ouverts 24 h / 24. De la balle pour des voyageurs comme nous !

 

C’est donc avec beaucoup de difficultes qu’on quitte ce pays, surtout avec cette derniere semaine sur une ile de reve qu’on n’a pas vu passer. C’est pas grave… c’est sur qu’on reviendra !!!

Par Gaëlle & Giova - Publié dans : gagiotdm
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