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Mardi 14 août 2007
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Aujourd’hui c’est LA visite d’Arequipa. Alors on se prend un petit dej’ sur le pouce et on rejoint Florence et Elizabeth a la Plaza de Armas. De la, on se fait refouler de la cathedrale car c’est l’heure de la messe. On traverse alors la place pour commencer la visite par l’eglise et complexe de la Compania. Impressionnante finesse des sculptures et tres charmante succession de cloitres avec cette pierre blanche volcanique eclatante, matiere premiere de tous les monuments et vieux batiments de la ville. Par la suite, on peut finalement decouvrir l’interieur de la cathedrale qui se revele etre d’un baroque pour une fois sobre et harmonieux. On enchaine avec les rues suranimees du centre comptant quelques belles facades et d’autres eglises au style arequipien, dont les petits jardins nous donnent un pretexte pour faire des haltes.

Qu’est-ce qu’on kiffe cette ville ! Pour l’instant, c’est l’une des rares ou l’on se verrait vivre un jour.

On se remet tous les quatre de nos emotions avec un petit resto vegetarien avant de se separer. Pour digerer, on se pose un peu sur la terrasse de l’hotel ou, fait inattendu, un condor descendu des Andes vient flirter avec nous pendant quelques minutes en tournoyant pile au dessus de nos tetes. On aurait presque pu le toucher !

Sur ce, on va se faire une sieste bien copieuse jusqu’en fin d’aprem’. Le soir, histoire de changer un peu, on jette notre devolu sur une pizzeria vraiment excellente, au son d’une compil’ des annees ‘60. En rentrant on se fait une partie de cartes et, tendant l’oreille, on entend du Noir Des’ aux travers du mur, diffuse dans le bistrot francais d’a cote. Ca fait du bien !

 
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Pseudo grasse mat’ (9 H) et habituel petit dej’ ensoleille sur la terrasse de l’hostel (avec son jus de papaye epoustouflant). On chope ensuite un taxi qui nous mene a la gare routiere ou on achete nos billets pour Lima. Au retour, le taxi nous depose au Mercado San Camillo ou, parmi les etals colores et parfumes, on degote les ingredients constituant notre dejeuner. Resultat : sandwiches avocat-fromage frais de brebis qui tuent, plus en dessert un tres savoureux fruit bizarre dont on ignore toujours le nom… Delicieux repas !!

Apres une rapide confirmation de notre vol pour Sao Paolo, on s’attaque au vif du sujet, le clou de la ville, le Convento Santa Catalina.

 
Un peu d’histoire…

Edifie il y a plus de 400 ans, ce couvent hebergea initialement les filles de riches familles espagnoles dans des conditions assez paradoxales pour des vies de nonnes vu qu’elle avaient jusqu'à 4 servantes (ou esclaves) chacune. Mais ce faste religieux ne pouvait durer et au bout de 300 ans tous ces privileges furent abolis en cedant la place a une vie pieuse plus conventionnelle. Actuellement une trentaine de nonnes vivent encore en ces lieux, a l’abri des regards indiscret des touristes.

 

Veritable ville dans la ville, le couvent comprend des rues, des quartiers, des placettes et cloitres, agences de facon biscornue et donnant a l’ensemble un charme hallucinant. Or l’agencement n’est pas tout, le plus incroyable ici ce sont les contrastes permanents de couleurs et les jeux d’ombres et lumieres faisant de ce lieu le paradis des photographes. L’ocre rouge, l’orange flash et le bleu petant sont a l’honneur, se melangeant au vert et rouge vif des plantes sous le bleu persistant du ciel… Une des plus jolies choses qu’on ait vue depuis le debut du voyage !

Apres 2 H ½ dans cette ambiance philo-mediterraneenne, on se fait un petit tour a la Plaza de Armas en se faisant peter un gouter bien gourmand. Suite a quoi la Petite part en sieste pendant que Gio, comme d’hab’, va sur le net. On se retrouve vers 8 H pour aller deguster les merveilleuses crepes du restaurant de l’alliance francaise… ca y est, on commence a etre prets au retour !!

 
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Dernier reveil dans notre chere Arequipa. Pendant le petit dej’, on ne sait pas trop si c’est ca ou le Lariam (eh oui, bientot l’Amazonie...) mais ca nous file un petit coup de blues.

En fin de matinee, apres le check-out, on traverse la Plaza de Armas, en parade pour les preparatifs de l’anniversaire de la ville, en direction d’un coiffeur pour raser le Gio.

A midi, on savoure une derniere fois les patates farcies du snack de l’eglise San Francisco, puis on part a la decouverte d’un nouveau quartier : Yanahuara. De l’autre cote de la riviere cette zone residentielle nous offre une tres jolie vue sur les volcans Misti et Picchu Picchu, dans une atmosphere paisible qui nous pousse a squatter un petit moment le banc d’un parc.

De retour dans le centre ville, on fait deux courses pour le voyage et l’aprem’ se finit sur Internet. On se prepare ensuite pour le depart, alors que la ville nous offre un coucher de soleil siences-fictionnel en guise d’au revoir.

Arrives a la gare routiere, on est super inpressionnes par le luxe de notre bus, avec hotesse, repas a bord, couvertures et tutti quanti. C’est plutot cool de commencer comme ca nos deux nuits sans lit !

 
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On se reveille en douceur dans le bus en attendant le petit dej’. Tout se passe comme sur des roulettes en traversant des dunes desertiques jusqu’a Lima. Surprise a l’arrivee, nous ne sommes pas dans une gare routiere mais juste a l’agence de la compagnie, et c’est tant mieux car d’une part ils nous gardent gentiment nos sacs jusqu’a ce soir et d’autre part on est plus proche du centre que prevu.

De prime abord la ville a l’air plutot tristoune avec cette chape nuageuse qui la recouvre en permanence, mais en penetrant dans le centre les immeubles coloniaux commencent a faire suface, jusqu’au vieux centre historique carrement mignon.

L’un dans l’autre il est midi, on a faim et ca fait deux jours qu’on fantasme sur un dernier poulet roti. On trouve notre bonheur dans la rue pietonne principale. A 2 H on a rendez-vous avec Pavel a la Plaza de Armas pour passer la fin d’aprem’ avec lui. Alors qu’a 2 H 20 on n’y croit plus, le voila se pointer avec nonchalance accompagne de David, un pote peruvien. Guides par ce connaisseur de la ville, nous voici partis pour une exploration du centre et surtout de l’eglise et couvent San Francisco, avec ses catacombes comptant jusqu’a 25 000 restes de squelettes humains, incroyablement bien ranges... !

Est-ce la fatigue, le poulet dur a digerer, le fait d’etre reste trop longtemps sous terre ou tout simplement cet encule de Lariam ? Quoi qu’il en soit, Gio flirte avec le malaise et lutte pour rallier la gare routiere a pieds. Une petite vidange gastrique plus tard, ca va un peu mieux mais, comme la petite il y a quelques temps de ca, il se retrouve prive de 80 % de son energie.

C’est la que David nous fait une demonstration de l’hospitalite peruvienne en nous amenant chez ses parents ou, avec sa soeur, ils nous accueillent avec une amabilite et une gentillesse deconcertante. Forcement, ca aide a aller mieux ! Ils vont jusqu’a aller nous chercher un taxi dans la rue en nous faisant beneficier d’un vrai tarif. Par consequent les adieux se font difficiles, deja qu’on est un peu melancoliques de quitter le pays et notre lascar polonais, le tout en realisant que dans un mois, a la meme heure, nous serons de retour a la maison... festival d’emotions !!!

Arrives a l’aeroport vers 10 H ½, la fatigue se faisant bien sentir, on resiste difficilement a la longue queue du check-in. Sans trop de choix, on part se taper une session junk food... erreur ! Ça acheve litterallement Gio qui se tape une violente rechute et qui se bat comme un lion pour ne pas faire un blanc dans les diverses files d’attentes jusqu’a l’embarquement. Deux bons cachetons dans la gueule et une petite sieste plus tard, la tete appuyee sur les jambes de la Petite, il reprend un peu ses esprits jusqu’a ce qu’on s’installe dans l’avion vers 1 H ½ ou l’on s’ecroule tous les deux. 

 

Petit bilan peruvien (12/07-17/07 // 03/08-18/08)

 

On l’attendait celui-la depuis le rendez vous manque de 2005... Eh bien il ne nous a pas decu ! Que ce soient les vestiges incas et coloniaux, leur culture, leurs paysages et leur gentillesse, ils nous font un sans faute ces petits peruviens ! Certes, le pompage intensif du touriste fait parfois tache mais il reste dans l’ensemble une sensation de bien etre.

 

Budget : On a depense 760 euros en 14 jours (soit 27-28 euro par jour et par personne), soit le plus cher des pays hors Oceanie !! Bien sur lorsqu’on connait la ruine que c’est de se taper une viree au Machu Picchu qui, en mode routard fauche, coute un minimum de 93 dollars / tete pour le train, l’entree et le bus pour y monter, sans compter l’A/R en bus d’Ollataytambo et le bus de descente du Machu Picchu qu’on a evite. Il y a aussi le cadeau happy end, 30 dollars / tete a lacher a l’aeroport de Lima. Quand on dit qu’ils nous pompent ce n’est pas une blague ! Hormis tout ca, la vie n’est franchement pas chere.

Bouffe : Sans aller jusqu’a la lecon gastronomique, on mange bien, sain et sans chichi. Et merci pour les soupes chaudes a tous les repas.

Climat : Sur les 32 climats existant dans le monde, le Perou en compte 28. C’est dire que vous pouvez avoir une extreme comme l’autre a la meme date. Quoi qu’il en soit, apres la Bolivie, la douceur d’Arequipa est une benediction.

 

En deux semaines, on n’a pu explorer correctement que 2 petites zones et il nous reste vraiment beaucoup a decouvrir, que ce soit la cote, la Cordillera Blanca ou la foret amazonienne. Nous avons donc une certitude, on y reviendra (avec les petitsauzet ?) ! 

Par Gaëlle & Giova - Publié dans : gagiotdm
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Mercredi 8 août 2007
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Gio se reveille serein sous une temperature enfin clemente et va chercher une chambre double pour ce soir (apres une nuit en coloc’ avec Pavel) pendant que Gaelle finit sa nuit. Une fois la Petite eveillee, on va sur la terrasse se faire un tres long petit dej’ avec notre pote, discutant sous la caresse du soleil face a la ville qui s’etale devant nous.

En fin de matinee, on se balade pour prendre des infos sur notre excursion au Canyon del Colca, etonnes par l’esthetique et la modernite de la ville ainsi que de ses habitants.

Suite a un petit snack a base de patates farcies, deuxieme squatt sur le terrasse de l’hotel en prenant une decision sur comment aborder notre viree dans le canyon. On contourne une fois de plus les tours organises et on ira finalement par nous meme.  Par consequent, on part a la gare routiere pour booker notre bus et au retour on s’arrete au marche avec Pavel pour s’approvisionner en picole en vue de ce soir. On finit tactiquement l’aprem’ sur Internet pour satisfaire votre appetit de nouvelles.

Pour diner, poulet roti avec notre polonais prefere avec qui Gio persiste a entretenir une relation de vannage fraternel, avant d’aller choper a la volee Bianca, l’americaine d’hier soir, et Thom une nouvelle recrue anglaise. On s’envoie alors gaiement du Pisco dans la face (l’alcool local), en racontant des conneries sur nos pays respectifs jusqu’aux petites heures.

 
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Il est assez dur de se reveiller tot apres un coucher tardif et alcoolise. Mais la motivation est de taille et on arrive donc bien a l’avance a la gare routiere. La route est longue jusqu'à l’arrivee dans le canyon, mais le temps passe vite grace a Florence et Elizabeth, une hyperactive et une ex soixante-huitarde super sympas. Une fois dans le canyon, festival de paysages jusqu'à Cabanaconde, la destination finale.

Apres une petite demie heure de galere pour trouver notre chemin, on amorce la descente dans le canyon. Au bord de celui-ci on ne peut que rester en admiration face a son ampleur et sa splendeur. Plus de 1300 m de denivele nous separent du Rio Colca et ce n’est rien compare aux cimes d’en face qui se situent a 2000 m de lui (et encore, par endroit, le canyon atteint 3200 m de profondeur !).

Et on descend, on descend, on descend… pendant 3 heures ! Pas epuisant, malgre le sentier caillouteux et le gros sac sur le dos de Gio, mais quand meme on le sent passer une fois arrives en bas. Carrement limite, 5 mn avant la tombee de la nuit, la recompense est plus que satisfaisante en ralliant un endroit qui porte bien son nom : le Paraiso Lodge. Entoure par ce gouffre aride, une oasis paradisiaque au bord du Rio est nee, offrant aux randonneurs une halte salutaire, avec des charmants petits bungalows et une piscine idyllique.

On mange a 6 H ½ a la bougie et, vu le manque d’animation et d’electricite, on se retrouve couche a 8 H, sous le ciel le plus etoile qu’on ait jamais vu jusque la !

 
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Malgre l’aspect tropical de notre petite oasis, la nuit il fait frais, surtout dans leurs bungalows aux murs presque virtuels (c’est comme si on dormait a la belle etoile). Mais lorsqu’on sort notre equipement bolivien, rien ne peut plus nous atteindre…

Au reveil, apres 12 heures de sommeil, on se decouvre seuls dans l’oasis dans une ambiance « Retour au lagon bleu », avec uniquement notre hote prêt a nous servir le petit dej’. On profite donc comme des rois de la piscine a l’eau de source temperee et de son squatt ensoleille.

Un peu plus tard, on part voir le Rio Colca de plus pres et a notre retour, 15 min apres, notre squatt idyllique est envahi par un groupe en tour organise… ! Ce qui est rigolo au final, c’est qu’on y trouve trois francais avec qui on avait sympathise a Arequipa et Thom, l’anglais avec qui on s’est mis la mine au Pisco avant-hier.

On traine la jusqu’apres le dejeuner, moment ou, heroiques, on se refuse a monter a pieds, optant pour une ascension a dos de mulets. L’experience est plutot funky, meme si un poil flippante lorque ces cheres mules s’approchent trop du bord du sentier, et nous permet de profiter a fond de la vue sur le canyon avec le soleil couchant. Apres le salut furtif de deux condors, on descend de nos montures les genoux bien douloureux avec une demarche « etherifiee », comme dans Las Vegas parano.

Sur ce, nos compagnes de mulets nous aident a trouver un hotel tout a fait convenable ou, le hasard faisant bien les choses, on retrouve le groupe de tout a l’heure dont les guides, Pepe et Rudy, finissent par nous adopter definitivement. On part donc avec eux au resto ou on refait le monde avec Jessica, Fred et Boris pendant le repas, sur fond de clip musicaux. C’est d’ailleurs sur ces clips, lorsque Rhum et Pisco commencent a tourner, que Pepe, telecommande en guise de micro, part en couille et met le feu. Les tables se deplacent, tout le monde se leve et le petit boui-boui familial se transforme en piste de danse. On delire alors jusqu’au bout de la nuit… 11 H ½ !

 
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Reveil a 7 H un peu pateux a cause de l’alcool de la veille, du coup on traine et on se met suffisamment a la bourre pour etre contraints de zapper le petit dej’ et de foncer vers le bus. Ouf, on chope les deux dernieres places assises… mais pas pour longtemps car on nous deloge a juste titre 2 minutes plus tard.

Apres une heure de trajet debout on debarque a la Cruz del Condor, magnifique point de vue sur le canyon, ou les grands condors font leur parade en planant majestueusement au dessus de nos tetes (avec Tao, Esteban et Zia a leur bord). La, on trouve a nouveau « notre » groupe, avec qui on partage un nouveau voyage debout dans le bus jusqu'à Chivay, la porte du canyon. Malgre tout, trop bonne ambiance sur la route ou l’on sympathise avec la vendeuse ambulante d’empanadas. On se desolidarise ensuite des autres, un peu tristes car c’etait vraiment tres cool, et on recroise Florence et Elizabeth a qui on donne rendez-vous pour une tournee d’Arequipa demain.

Quatre heures de bus sont longues, malgre un horrible film de kung-fu plutot distrayant et les beaux paysages arides de l’altiplano. De retour dans la ville, on se sent comme a la maison et on s’installe tranquillement dans notre nouvel hostel qu’on finit par squatter jusqu'à l’heure du diner.

Le monde etant decidement petit dans le coin, on retrouve une partie du groupe dans notre hostel, notamment Thom et Jessica, et on part gaiement se faire peter un petit resto chinois (sous l’impulsion du film bidon de tout a l’heure). La soiree se termine avec une biere sur le rooftop de l’hostel, abrites par la voute celeste.

Par Gaëlle & Giova - Publié dans : gagiotdm
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Samedi 4 août 2007
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Cool de se taper un vrai hotel une fois de temps en temps. On se reveille comme des fleurs et on part se faire un petit dej’ bien copieux au roof top. Vu notre retablissement physique (surtout pour Gaelle) on booke un bus pour Potosi avec depart a 10 H.

Evidemment, paysages qui tuent tout le long de la route, un dernier petit adieu au Salar qui s’enfuie au loin et, malgre la grosse nuit, pas mal d’endormissements en chemin. On debarque vers 16 H dans un mignon petit hostel et, apres un petit pausage, on part en balade dans le centre historique.

La ville a l’air vraiment d’etre tres jolie et l’ambiance plutot vivante mais... qu’est-ce qu’on se pele une fois de plus ! Forcemment, a 4100 m on ne peut pas trop esperer le contraire. Quoi qu’il en soit, on commence a en avoir un peu marre de se geler les couilles (si vous permettez l’expression...).

Froid, altitude... finalement ca n’arrange pas Gaelle qui sent une petite rechute frapper a la porte. On decide alors de s’installer dans un resto bien au chaud, avec un bol de mate de coca a la main. Pas possible de manger pour Gaelle, mais bien sur Gio se gave pour deux. Si ca continue comme ca, il va finir par devenir obese celui-la !

Pourvu que tout se passe bien pendant la nuit...

 

Petit topo sur « le plus haut du monde »...

Indiscutablement, la Bolivie est le pays des records d’altitude. Certes l’Hymalaya monte bien plus haut que les Andes, mais c’est ici qu’on s’est promene sur le lac navigable le plus haut du monde (Titicaca bien sur), qu’on a dormi dans la capitale la plus haute du monde (meme si peut etre pour pas longtemps, La Paz), qu’on a vu la piste de ski la plus haute du monde (sur le Nevado Chacaltaya) et ce soir, a Potosi, on ne dort pas moins que dans la ville la plus haute du monde, toutes categories confondues... et encore, on en passe !

Donc, avis a tous ceux qui ont des problemes cardiaques ou respiratoires : Bolivie = pas bon !!!

 
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Non, la nuit ne fut pas un long fleuve tranquille. Premiere seance de vidage par tous les cotes vers 3 H, apres 2 heures de souffrances pour la Petite. Le reste de la nuit se passe sur le meme theme… atroce !

Gio se leve alors tot pour annuler sa visite des mines (et c’est pas sans peine qu’il parvient a se faire rembourser), prend son petit dej’ en sympathisant avec d’autres occupants de l’hotel pendant que Gaelle finit sa nuit.

Progressivement elle s’eveille, mais videe de toute energie et en fin de matinee, lorsqu’elle parvient a se mettre sur pieds, Gio lui amene un petit dej’ sur mesure et on fait un saut a la Croix Rouge pour une consultation medicale. Le medecin s’avere tres rassurant et prescrit, entre autres, un regime draconien a base d’eau pour rehydrater la Petite alors lyophilisee !

Finalement, elle arrive a avaler une demie soupe avant d’aller se coucher pour se reposer tout l’apres midi. Gio se tactifie alors avec une premiere mission a la gare routiere pour pecho les billets pour demain, puis enchaine avec une enorme session Internet qui lui bouffe tout l’aprem’. On se retrouve vers 7 H, on se balade un peu puis on va manger. Pour Gaelle c’est toujours ¼ de portion et pour Gio 1 ¾ !  

On va vite oublier cette journee car a partir de demain, on part sur de bonnes bases pour visiter la ville.

 
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Ouah, on est deja en aout… ca fait mal !

Quoi qu’il en soit, la nuit s’est super bien passee et on a beaucoup de mal a sortir du lit tout chaud.

Pendant le petit dej’, on tchatche avec d’autres francais a qui on arrive a soutirer le Routard pour faire des photocops. Ensuite, on se prepare fissa pour quitter la chambre avant d’aller faire un petit tour de la ville de Potosi.

 
Un peu d’histoire…

Outre etre la ville la plus haute du monde, Potosi fut le reve eveille des espagnols lorsque le Cerro Rico et sa mine inepuisable furent decouverts. Ce pourquoi, au 16eme siecle, la ville se developpa a la vitesse d’une balle, devenant la plus grande et la plus riche d’Amerique latine. Le cote obscur de l’histoire c’est que pendant que les espagnols s’en foutaient plein les poches, des generations entieres d’esclaves indios et africains etaient condamnes a vivre dans les entrailles des mines dans des conditions indescriptibles jusqu'à ce que mort s’ensuive. Bilan : 12 000 tonnes d’argent pour 8 millions de morts en moins de 3 siecles.

De nos jours, bien des choses ont change, la mine est quasi epuisee et de la periode de gloire ne subsistent que les eglises et les batiments coloniaux. Malheureusement, ce qui n’a pas vraiment evolue ce sont les conditions de travail des mineurs qui, de nos jours, ont 10 a 15 ans d’esperance de vie du moment ou ils commencent a y travailler.

 

On erre donc dans les petites ruelles de la ville en decouvrant les facades coloniales, les petits balcons en bois fermes, les eglises aux portes de pierre richement sculptees et les placettes sur lesquelles on squatte les bancs, matant les pigeons et discutant politique avec des locaux.

En fin d’aprem, le temps se couvre, le vent se leve et le froid nous pousse vers l’hotel ou l’on s’installe autour d’une tasse de the. Ensuite, petite bouffe a la volee avant de partir a la gare routiere ou l’on embarque tranquillou dans notre bus confortable, assis en haut, tout devant, avec vue panoramique. Ok, pour la nuit ce n’est pas fantastique, mais quand le blizzard s’abat sur nous, c’est assez impressionnant !

 
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On se reveille. Tiens, il fait nuit… ouh laaa, il fait froid ! Mais qu’est-ce que qu’on fout a l’arret, la porte ouverte, a 5 heures du mat’ ??! Ok, nous sommes a l’arret a cause d’une panne que le chauffeur essaie de reparer, mais la porte ouverte… pourquoi bon sang ?!

Bref, entre la neige de cette nuit et la panne, ca va etre dur d’etre a La Paz a 8 H ½ pour prendre notre correspondance pour Arequipa. D’autant plus dur qu’on s’arrete a El Alto car l’acces a La Paz est bloque pour les bus. Nous voici donc contraints de choper un combi surpeuple avec nos gros sacs pour tenter de rallier la gare routiere a la bonne heure.

8 H 35, nous voici en panique dans la gare a la recherche d’un bus a la bourre qu’on finit par choper in extremis pendant qu’il manoeuvre pour partir. L’inconvenient, c’est qu’il n’y a pas de places cote a cote et que contrairement a ce qui a ete annonce, il n’est pas du tout direct.

Apres une nuit au confort moyen, sans debarbouillage du matin, sans petit dej’ et sans eau, l’affaire est un peu rude. Neanmoins, on apprecie a nouveau les paysages du lac Titicaca et de Copacabana, ou l’on s’arrete d’ailleurs pour dejeuner.

Les bus s’enchainent ensuite jusqu'à Arequipa ou l’on arrive a 21 H 30, 3 heures et demie apres l’heure annoncee (encules de boliviens !). Heureusement qu’on a sympathise avec Pavel (un polonais) en cours de route qui, connaissant bien la ville, nous amene dans un petit hostel tres agreable en plein centre. Ayant aussi a notre suite une americaine et une turque, on finit tous par effacer notre fatigue dans un resto turc (justement), avant d’aller se boire des coups en discutant de politique europeenne (ce qui visiblement passionne l’americaine…).

C’est vraiment cool de finir ces 25 heures de trajets non stop dans cette super jolie ville, ou il fait bon, ou il y a une bonne ambiance et en compagnie de gens cools. Merci le Perou !

 

Petit bilan bolivien (18/07/07 - 02/08/07)

 

Objectivement parlant, il faut souligner 2 choses. La premiere, comme on nous l’avait bien dit, c’est que les paysages de ce pays sont absolument phenomenaux, en tout cas pour ce qu’on a vu de l’altiplano avec le lac Titicaca, la somptueuse Cordillera Real et l’incroyable region de Uyuni.

La deuxieme chose, c’est qu’il n’est pas vraiment facile de voyager dans ce pays. Les bus sont longs a cause de l’etat des routes et pas toujours confortables, le froid et l’altitude peuvent etre tres pesants et l’amabilite des gens est pour le moins discutable (en effet, Marcia, une bolivienne blanche, nous a explique pourquoi il existe toujours des tensions entre blancs et indios dans ce pays).

 

Budget : on a depense 500 € en 15 jours (soit 16-17 € par jour par personne). Ceci avec un rythme de deplacement assez soutenu, des hotels sans chauffage et avec eau tiede et le circuit de 3 jours dans le sud-ouest a 100 $ / tete.

Bouffe : Pas mauvais, mais pas vraiment bon non plus. Et surtout il fut qu’ils arretent de mettre du riz dans la soupe (c’est degueulasse) et d’oublier de saler leur bouffe (alors qu’ils ont la plus grande reserve de sel au monde !).

 

Les conseils qu’on peut donner a ceux qui ont envie d’y venir sont : soit de mettre nettement plus de moyens que nous, histoire d’avoir plus de confort dans les hotels (et en particulier plus de chauffage) ; soit de choisir une autre periode de l’annee, meme s’il pleut plus, il fera moins froid et le Salar recouvert d’un peu d’eau forme un miroir ou se refletent parfaitement le ciel et ses nuages… effet bœuf assure ; soit il faut prendre plus de temps et alterner l’altiplano avec des sequences dans la jungle, histoire de ne pas se peler en continu.

Bref, pour Gaelle la beaute des paysages n’a pas compense le fait d’etre malade, d’avoir froid, de se faire voler un sac, de manquer de sourires et de mal manger ; pour Gio, les galeres passent en second plan et de telles merveilles naturelles n’ont pas de prix et doivent a tous prix etre vues, alors… a vous de voir !

Par Gaëlle & Giova - Publié dans : gagiotdm
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Mercredi 1 août 2007
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Grosse journee de transports. On se leve donc avec les poules pour etre a la gare routiere avant le depart de notre bus. Une fois sur place, on insiste pour faire etiqueter nos sacs avant de les mettre dans la soute... forcement, ca nous a rendu un peu paranos les evenements des derniers jours !

Pour le voyage, pas grand chose a raconter a part que les paysage lunaires et arides, certes tres beaux, sont assez redondants sur les 9 heures ½ de trajet. En revanche, a l’apporche de Uyuni on beneficie d’un premier panorama lointain sur le Salar. Carremment bluffant, mais on garde les longues descriptions pour demain...

Une fois descendus du bus, on file chercher un logement avant d’aller racheter les brosses a dents et le dentifrice, car non contents de s’etre recemment fait delester d’une partie de nos biens, le Giogio se permet d’en semer sur la route... ah bravo !!!

Mais passons aux choses serieuses, on a rendez-vous a l’agence pour regler les dernieres modalites sur notre depart de demain matin vers l’avanture du Salar. Notre guide nous met vite l’eau a la bouche en nous decrivant le planing des trois jours a suivre.

Le soir on se jette dans une pizzeria chauffee (rhaaa, le pied !) ou l’on se gave en sus de multiples tisanes pour rechauffer encore mieux nos petits corps. Car oui, c’est ici qu’on atteint le plus froid de l’annee et les jours a venir seront probablement pire encore ! Tant pis, ca ne nous empeche pas d’etre surexites rien que d’y penser.

 
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Ce matin il fait tellement froid que l’eau ne coule pas. Toutes les canalisations sont gelees ! Il va de soit que, une fois sortis du lit, on se prepare a la vitesse d’une balle et on va squatter une petite veranda ensoleillee pour consommer notre petit dej’ sans mourir de froid.

On file a l’agence en faisant 2-3 provisions sur la route pour les trois prochains jours. On fait fite connaissance avec nos co-voyageurs (un couple de nantais et un couple portugo-argentin avec une petite de trois ans) et c’est parti pour la decouverte du Salar de Uyuni et la region de l’altiplano du sud ouest.

Ce qu’etait il y a quelques millions d’annees un enorme lac sale, est devenu aujourd’hui une des incongruites de la nature en faisant place, une fois desseche, a un immense desert de sel (12 000 Km carres) duquel emergent de temps a autre des iles surrealistes.

Mais avant d’atteindre l’objectif de la journee, on fait une halte au Cimenterio de los Trenes, ou toutes les vieilles carcasses des trains, desservant jadis les mines environnantes, gisent dans une atmosphere « far west » au milieu d’un desert.

On reintegre ensuite le 4x4 et apres quelques Km on hallucine lorsque tout a coup le sol devient blanc comme neige et cree avec le bleu du ciel un champ visuel bicolore surnaturel. Franchement, avec la temperature qu’il fait et l’air pur des hautes montagnes, confondre cette etendue de sel pour une vaste banquise est une meprise evidente, surtout lorsqu’on voit des iles pousser ca et la... bluffant... incroyable... magnifique !

On fait d’ailleurs une halte sur une de ces iles, l’Isla del Pescado, sur laquelle on fait une petit parcour de sante au milieu de cactus geants, qui font encore plus surrealiste dans cette ambaince polaire. Suite a la balade on experimente le premier repas prepare par Juan, notre guide/cuisto/chauffeur, avec un resultat plus que satisfaisant. A propos, il a l’air plutot sympa ce mec, mais on ne capte rien a ce qu’il dit avec son accent quechua, un peu a la Ninou en version espagnole.

En partant de la on continue la traversee du Salar en hallucinant toujours sur les couleurs mais aussi sur les etranges formes geometriques que dessine naturellement le sel seche sur le sol. C’est a l’oree du Salar qu’on s’arrete pour la nuit, dans un hotel... de sel. L’accueil the a la main est impeccable, l’endroit bien sur original et plutot charmant, meme si on se pele comme ce n’est pas permis !

Apres une derniere balade aux alentours en attendant la tombee de la nuit, pas la peine de nous proposer une douche (froide !), on passe directement a l’apero et on continue avec un super bon repas accompagne de vin rouge. Plus tard, on jette furtivement un oeil sous les etoiles, malheureusement un peu « cachees » par la pleine lune, et on se precipite pres du poele ou l’on discute avec un couple de belges avant de plonger au coeur de notre sac de couchage, ensevelis sous quatre epaisseurs de couvertures en laine et une couette.

 
DSCN2745.JPG 28/07/07
 

Au final, le nuit fut parfaite, sans une once de froid. Apres avoir admire par notre fenetre le leve du soleil, on enchaine avec le petit dej’, a la hauteur des autres repas, et c’est parti de nouvelles contrees...

On commence par traverser des paysages dignes du Mordor, parfaitement desertiques, parsemes de volcans deci dela avec par endroit des roches volcaniques, aux formes des plus improbables, sur lesquelles parvient a pousser miraculesement une mousse vert fluo.

A midi on fait connaissance avec notre premiere « lagune » (en fait, c’est plutot des lacs), repondant au nom de Cañapa, toujours encerclee d’anciens volcans et foyer de quelques flamants roses patinant sur sa surface gelee, ainsi que de renards pas farouches en quete de restes alimentaires.

La digestion se fera sur la route a la rencontre d’autres lagunes, plus belles les unes que les autres et de plus en plus habitees par ces chers flamants. D’allieurs, il n’y a pas que des flamants roses et des renards par ici, on croise bien sur des lamas, alpagas et autres varietes plus sauvages et... des autruches ! La derniere fois que j’en ai vu c’etait au Kenya sur des plaines a basse altitude ! Vous le saviez vous qu’il y a des autruches dans les Andes a plus de 4000 m ??!

Bref, apres ca on traverse un paysage cree sur mesure pour les contes de SF et/ou pour les BD de Loisel qu’on ne peut vous decrire (cf photos). La, on flirte avec les 4600 m et on est encadre des pics depassant les 6000.

Un peu plus loin, au milieu de ce desert se dressent de gros cailloux solitaires creant une ambiance foret rocailleuse, fierement representee par la star du coin, el Arbol de Piedra. En touche finale, avant que le soleil ne nous quitte, vient a nous la Laguna Colorada, la plus impressionnante du fait de sa taille et surtout, comme son nom l’indique, de sa couleur rouge quasi sanguine. Que de demonstrations et de prouesses bizarres de la part de la nature, ca peut parfois depasser la simple imagination humaine !!!

Le soir on mange fraichement dans un refuge a 4300 m, alors que le vent souffle dehors avec ses -15 degres ! On s’enfile alors dans notre lit surequipes, en esperant que la nuit se passe vite et bien.

 
DSCN2785.JPG 29/07/07
 

A 4300 m, c’est dur de bien respirer la nuit. Si on ajoute a ca une indigestion et la difficulte de combattre le froid malgre un sac de couchage et trois couvertures, on peut dire que pour Gaelle c’est une des pires nuits de sa vie ! Elle se leve trois fois pendant la nuit, dort 2 heures en tout et pour tout et vomit au reveil... C’est la fete quoi !

A part ca, c’est a 5 H ½ qu’on se leve et des 6 H on grimpe les 4900 m du Sol de Mañana, zone geothermale fumante, en plein contraste avec la temperature glaciale environnante. Apres un leve de soleil entre les cimes, c’est aux Thermas des Ploque qu’on s’arrete pour un petit dejeuner, pendant que certains osent se baigner en plein air dans les eaux thermales... Plutot tentant, mais lorsqu’on pense a la sortie de l’eau, c’est un peu refroidissant !

Pour Gaelle ca ne s’arrange toujours pas et elle a envie qu’on l’execute, mais Gio n’est pas trop d’accord et il a promis a Bruno (son papa) de bien s’occuper d’elle. Le tour continue alors, avec tout le monde en vie, vers Laguna Verde.

Sur le chemin on se croirait, en effet, dans un tableau de Dali lorsque parvient a nous le desert eponyme, forme par des explosions volcaniques et laboure par le temps et le vent, las Rochas de Dali. Enfin on arrive a deux doigts de la frontiere chilienne et ennieme claque face au volcan Liancabur et sa magnifique Laguna Verde a la couleur surnaturelle.

On depose a la frontiere nos compagnons argentino-portugais, puis on rebrousse chemin jusqu’au refuge de cette nuit. La, pause dejeuner, sauf pour Gaelle qui se remet tres tres doucement de son malaise. Ensuite c’est reparti en direction de Uyuni, avec un dernier salut a la laguna Colorada. C’est lorsqu’on pense que tout est fini que l’on recroise des paysages toujours aussi fantastiques et une derniere bizarrerie de la nature : las Valles de Rochas, des poussees de lave s’etalant sur une vingtaine de Km au milieu des Andes.

On arrive a Uyuni en fin d’aprem’ et Gaelle, agonisante, se pose a l’agence pendant que Gio part faire les photocopies d’un guide et va chercher un hotel douillet pour compenser la « journee calvaire » de Gaelle. On degotte d’ailleurs un endroit muni d’une douche magnifiquement chaude, ce qui redonne le moral et un peu d’appetit a la Petite. Bref, tout est bien qui finit bien.

Par Gaëlle & Giova - Publié dans : gagiotdm
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Jeudi 26 juillet 2007
21/07/07
 

Dernier reveil dans notre lit douillet avec beaucoup de difficultes. Trop dur de quitter cet endroit et son ambiance hors du temps…

Une fois les sacs sur le dos, on trouve un minibus pour La Paz en 2-3 mouvements. Bus grace auquel on communie une derniere fois avec le lac, en lui faisant de longs adieux jusqu’a le traverser pour quitter la presqu’ile de Copacabana et rejoindre le « continent » bolivien. Le voyage se poursuit sur l’altiplano jusqu’a El Alto, immense ville-banlieue jouxtant la capitale. La on se prend notre premier choc en voyant la situation de misere de cette ville et ce malgre nos sejours dans certains pays d’Asie.

Deuxieme choc, dans un tout autre registre, lorsque l’on plonge dans le canyon aux abords de l’altiplano en decouvrant cette ville dingue qu'est La Paz, s’etirant sur 800 m de denivele avec ses immeubles accroches a flan de falaise et le Nevado Illimani qui veille sur elle du haut de ses 6402 m !

Arrives au coeur de la cite, on s’installe dans un petit hotel nous proposant un congelateur en guise de chambre (mais ca on commence a etre rodes...) et, pour le grand desespoir de Gio qui adore prendre des douches bouillantes (surtout quand on se pele toute la journee), des douches communes electriques qui, comme on le sait deja trop bien, ne dispensent que de l’eau tiedasse... cool a 3600 m d’altitude sans chauffage !!

Apres un petit encas et 3-4 missions, on part faire le tour du centre en suivant les recommandations de notre guide. Eh bien ca ne nous a pas enthousisames plus que ca cette ville. C’est un peu le bordel partout, il y a beaucoup de boutiques attrappe-touristes et horriblement trop de pollution ! Allez, il y a quand meme la place Murillo avec ses beaux batiments coloniaux qui sort un peu du lot et vaut le detour.

Le soir on jette notre devolu sur des poulets rotis et on enchaine avec un petit saut sur Internet ou l’on apprend de grandes nouvelles (population de Milan : + 2). Donc une enorme speciale dedicace a Giacomo (grazie Iaia et Tommy) et a Leonardo (grazie Chiara et Giova... pas celui de Gagio bien sur). Ca nous a foutu le smile toute la soiree !

 
22/07/07
 

Malgre notre reticence aux tours organises, aujourd’hui c’est pour nous le seul moyen d’atteindre le Nevado Chacaltaya.

Le combi passe donc nous chercher a 8 H ½, apres un reveil bien speed, et c’est parti pour deux bonnes heures de route en grimpant la ville et arpentant ses andes environnantes. On atteint 5200 m en combi et avec le souffle coupe par le manque d’oxygene (malgre la coca) qu’on explose notre record en atteignant le sommet a 5395 m !!!

De la haut, on a un apercu de El Alto qui « coule » dans le gouffre de La Paz, de la Cordillera Real jusqu’a la frontiere chilienne et, bien sur, notre chouchou Titicaca... comme vous pouvez vous en doutez, c’est plutot joli tout ca...

Mais c’est pas fini, a quelques centaines de metres de la, un deuxieme pic nous attend. Malgre l’envie, Gaelle se debine face a un passage sur crete a « mort certaine » et redescend pour attendre le groupe bien au chaud. Parallelement Gio atteint le deuxieme sommet et se delecte face aux vallees enneigees qu’il dissimulait.

On se retrouve un peu plus tard pour reprendre la route et apres une petite pause troupeau de lamas, on traverse integralement La Paz pour atteindre la Vallee de la Lune. Il est curieux de constater qu’ici, contrairement aux autres villes, les quartiers chics se situent en contrebas des quartiers populaires, evidemment, lorsqu’on pense a la difference de climat entre 4000 et 3200 m !

Une fois notre second but atteint, on se defait de nos multiples couches, devenues superflues 2000 m plus bas, et on se lance dans cette balade improbable au milieu d’une succession de cheminees de fees sculptees par l’erosion, tres similaires au Brice Canyon (pour ceux qui connaissent) en beaucoup plus petit.

On termine la journee par une petite balade by night sur la place Murillo, bien uses par ce tour finalement tout a fait appreciable, pour digerer le scandaleux Burger King sur lequel on a craque ce soir. Et maintenant... dodo !!!

 
23/07/07
 

Dernier reveil lapazien dans notre petit frigo amenage et on s’active relativement vite pour une journee tactique, de toute facon on n’est pas vraiment fan de l’endroit, alors profitons en pour faire des choses utiles, non ?

Avant tout, il faut booker notre bus de ce soir pour la deuxieme capitale Sucre. Eh oui, c’est un peu le bordel ici car le gouvernement est partage entre les deux villes, d’ailleurs en ce moment c’est le bronx un peu partout car il y en a qui veulent faire de Sucre la capitale unique (a priori la habitants de Sucre, n’est ce pas ?) et d’autres qui sont contre (pourquoi pas les habitants de La Paz, hein ?). Enfin bref, nous on s’en fout, mais on se tape les journees de greve et de manif dans tout ca... Sinon il nous semble qu’internationalement La Paz ca sonne bien non ? Vous connaissez Sucre vous ? M’enfin il y quand meme une histoire derriere qui veut que Sucre soit la premiere ville a avoir ete cree en Bolivie et bla bla bla... De toute facon c’est un peu hors sujet tout ca, alors on va arreter de vous saouler et on repasse a notre journee !

On en etait ou ? Ah oui, on booke nos billets pour Sucre apres avoir vu quelques agences au terminal des bus et on se dirige ensuite vers notre deuxieme grosse mission de la journee : trouver l’agence de la Tam (compagnie aerienne bresilienne) pour s’informer sur leur pass d’avion.

On casse la croute chemin faisant, sauf que le chemin ne nous mene nulle part vu que le guide nous raconte n’importe quoi ! Apres quelques tours de passe-passe on arrive a trouver la bonne adresse et a s’y rendre. Pause dejeuner oblige, on attend 14 h 30 comme des clebards bien dresses avant que l’agence re-ouvre.

En tchatchant avec la nana de la Tam, on se rend vite compte de l’interet de ce pass car finalement pas tellement plus cher que de se deplacer en bus par etapes, vu la distance qu’on veut parcourir dans cet immense pays, et on ne vous parle pas de l’economie de temps (ca se compte en jours carrement !). Le probleme c’est qu’on apprend que c’est notre derniere chance de faire ce billet avant d’arriver au Bresil, car plus d’agences sur notre route et que une fois au Bresil ca ne sera pas faisable. En plus de ca on n’a pas notre billet d’entree dans le pays sur nous (piece indispensable pour l’operation), alors que faire... On reflechit vite et on part pour une course contre la montre.

Il est 3 H ½, notre hotel est a l’autre bout de la ville, notre bus est a 6 H ½ et on n’a aucune idee de l’itineraire a fixer pour le Bresil (pour des billets pas changeables). Bref, on chope un taco a la volee, il nous depose a l’hotel et nous attend patiemment pendant qu’on se prepare, ensuite on retrace a l’agence. Sur la route on improvise notre itineraire (pas trop a l'arrache non plus) et une fois sur place on prend bien notre temps pour peaufiner tout ca avec la meuf super competente de l’agence (qui en plus parle un francais impeccable). Au final, c’est trop de la balle, on part, notre pass en main, avec une heure d’avance pour notre bus.

Arrives a la gare routiere, on se change pour le trajet qui risque d’etre glacial, car pas de chauffage dans les bus boliviens, on achete quelques bricoles a grignoter et on s’installe tranquille en attendant le moment du depart. Moment qui arrive relativement vite et c’est avec plaisir qu’on decouvre un bus super confort avec des sieges super inclinable et tout et tout. On a planifie notre sejour au Bresil, on est bien installe... c’est cool quoi. Cool ? COOL VOUS DITES !!! Eh bien si c’est comme ca, je vais vous tirez votre beau petit sac a dos que vous avez place juste au dessus de vos tetes de petits gringos debiles... C’est sans doutes ca qu’a du se dire l’espece d’enfoire de sa mere qui s’est faussement installe juste derriere nous et qui, en un moment d’inattention de notre part, a fait glisser notre sac par derriere, tout en douceur, et a fait la malle avant que le bus ne parte !!

Comme ca nous a enerve !!! Gio essaye de trouve l’aiguille (l’encule de sa mere) dans la botte de foin (l’enorme gare de La Paz) pendant que Gaelle cherche aux alentours du bus. Mais qu’est ce que vous voulez faire ? C’est bien trop tard et il faut lacher l’affaire !

Heureusement il n’y avait rien de valeur dans le sac, mais franchement les coupe-vents et les guides (les deux en plus), ca fait vraiment chier !!! Bref, ca va etre dur de s’endormir cette nuit, les pensees nous hantent un peu trop et les nerfs ne nous laissent pas trop de repis pour l’instant... !

 
P.S. : Joyeux anniversaire Romain !
 
24/07/07
 

On se reveille toujours tourmentes par notre absence de sac (et par la fraiche nuit passee sans les coupe-vents, ni bonnet, ni gants pour Gaelle...). Dur a digerer tout ca ! Neanmoins, arrives a la gare routiere, deux jeunes nous branchent et nous amenent dans un hotel super joli et design. C'est cool, ca nous met du baume au coeur. Sauf qu'au moment du check-in, on decouvre que le prix annonce etait par personne et non pour la chambre... !

Et voila, c'est reparti pour la galere en quete d'une chambre. En plus, il s'avere qu'ici les prix sont bien plus eleves qu'ailleurs et qu'une grande partie des hostels bon marche sont complets ou glauquissime. Franchement, avec l'evenement d'hier soir et la nuit mediocre qu'on a passe, c'est dur de rester zen, Gaelle craque. On reprend un peu nos esprits et on finit par trouver une piaule qui fait l'affaire au bout de 2 H de recherche acharnee.

Au lieu des visites, la journee sera bien sur consacree a la reconstitution de notre sac perdu. On commence par le guide. Mauvaise idee, car au bout d'une douzaine de librairies, force est de constater que ce genre d'article n'existe point dans cette ville. Une pause repas s'impose pour tasser nos nerfs et reprendre nos forces...

Apres nous etre fait indiquer un quartier ou le marche de l'occasion est super developpe, on part a la quete d'un sac, de deux vestes etanches, d'un bonnet et de gants. Il faut avouer qu'on se sent un peu pailloux d'acheter les fringues que les boliviens n'osent plus mettre, mais finalement on trouve de la bonne came et c'est plutot satisfaisant (surtout pour 3 francs 6 sous). On acheve le retour de notre bonne humeur avec de sublimes milk-shakes a la banane et une echarpe en alpaga en prime pour Gaelle (le bonheur !).

Le soir, pour feter tout ca, on va se faire un resto italien tres reconfortant et chauffe (c'est rare !) accompagne d'un petit vin chilien une fois de plus tout a fait respectable. Tout est bien qui finit bien, et apres tout (meme si on s'en passerait bien) ce genre de galere est un ingredient quasi indispensable a un tour du monde, non ?!

 
25/07/07
 

Finalement sereins, on commence la journee par un petit dej´concocte par nous meme dans le patio de notre hotel. Malgre le tacticisme de la veille, il nous reste tout de meme une mission lessive a gerer et surtout il faut qu'on prenne des infos sur les tours dans le Salar de Uyuni. C'est dans une petite agence familiale qu'une nana hyperactive parvient a nous convaincre et du coup on se debarasse de la patate chaude en bookant immediatement notre tour. On va en prendre plein les yeux !

Ca y est, enfin libere de l'utile pour l'agreable, on se fait une super bouffe au marche (qu'on mitraille de photo tant il est beau) et on part visiter cette foutue ville. On debute avec La Recoleta, un quartier tout mignon qui surplombe la ville, avant de redescendre doucement dans le centre, se baladant cette fois les yeux leves et l'appareil photo a la main, c'est nettement plus sympa !

Dans cette ville surnommee la ville blanche, tous les monuments importants sont... blancs et c'est plutot super joli avec le contraste du ciel bleu fonce. On flane parmi les groupes de manifestants qui reclament le statut de capitale integrale de leur ville (cf blabla du 23/07) jusqu'a decouvrir un parc sympa avec une mini tour Eiffel, attractions pour gamins accros a la voltige. De la, on part pour le cimetiere (oui c'est pas gai, mais apparemment c'est tres joli). Pour ce faire, on traverse toute la ville et on arrive devant un magnifique portail... desesperement clos du fait de la manif'. Et voila ! Merci ! Vive La Paz d'abord !

On rentre a l'hotel les pieds defonces, ce qui nous mene a une sempiternelle session sieste/Internet (Ga/Gio) jusqu'a la tombee de la nuit. Le soir, on recommence avec notre poulet roti, devenu pour nous plat national, avant de finir en tour nocturne ponctue par un petit verre en fantasmant sur notre prochaine etape.

Par Gaëlle & Giova - Publié dans : gagiotdm
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