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Mercredi 22 août 2007
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On a trop bien dormi dans l’avion, donc le reveil se fait doux malgre le peu d’heures de sommeil. Mais bon, on est quand meme un peu au radar pour recuperer nos sacs et tout et tout. Ca tombe bien puisqu’on a jusqu’a 15 H 30 a squatter a l’aeroport. La, vraiment, on fait les zombies et les cappucinos n’y feront rien...

Pour midi on experimente notre premier resto « au kilo », concept intelligent d’un buffet ou l’on paye uniquement le poids de ce que l’on mange. Pas mal du tout !

Aller zou, encore un petit effort et on prend notre avion. Sans surprises, on s’y effondre jusqu’a ce que le pilote nous reveille en nous disant qu’on peut voir les chutes d’Iguazu par la fenetre. Phenomenal, on a beau nous avoir prevenu, ces cascades sont vraiment balaises !!!

Du coup on est tout excites mais a l’arrivee on est vite calme par Foz do Iguazu, une ville totalement morte et laide, avec des prix qui ont double par rapport aux infos du guide.

Le soir on traverse « inconscients » des rues sombres pour aller manger, encore une fois dans une cantine avec bouffe « au kilo »... au supermache (la fete quoi). C’est tres bon, mais ou sont donc les danseuses en string, les percussionnistes hysteriques et les foules en delire ?!?

Quoi qu’il en soit, aujourd’hui nous n’avons pas trop la tete a ca, ce qu’on attend le plus c’est ce merveileux moment ou l’on s’allonge sur un LIT ! Un vrai ! Qu’est ce que ca peut etre confortable parfois...

 
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Comme c’est bon de dormir sa mere ! Enfin, surtout pour Gio vu que Gaelle s’est pelee toute la nuit (eh oui, pour l’instant nous ne sommes toujours pas en climat chaud...). Quoi qu’il en soit, on se fait peter un buffet de petit dej’ gargantuesque, suite a quoi Gaelle part se recoucher pendant que Gio boucle le dernier article du Perou sur Internet.

A midi on erre dans les rues de la ville, encore plus deserte le dimanche, a la recherche d’un resto... pas evident ! C’est au bout d’une bonne demie heure qu’on trouve un nouveau buffet (cette fois pas au kilo mais a prix fixe), une fois de plus pas mal du tout.

En digerant tout ca, on reflechit a la demarche a suivre. En effet, on se trouve actuellement sur un noeud entre trois pays (Bresil, Argentine et Paraguay), les cascades d’Iguazu etant partagees sur la frontiere argentino-bresilienne. Vu l’ambiance locale on opte pour s’installer cote argentin, on prepare nos sacs et on se lance sur la route.

Certes 5 Km ce n’est rien, mais lorsque ca comprends deux attentes de bus et deux postes frontieres, il faut compter deux bonnes heures pour arriver a bon port ! C’est donc fatigues, Gio avec le bide toujours un peu retourne et Gaelle avec une bonne petite creve, qu’on cherche un logement a Puerto Iguazu dans les prix indiques par le guide. Impossible vu qu’ici, encore plus que de l’autre cote de la frontiere, tout a double en moins de deux ans ! C’est au final resignes qu’on accepte un hotel trois fois plus cher que ce qu’on croyait, neanmoins un des meilleurs marche et plutot agreable.

Evidemment on s’ecroule dans une sieste bien intense et lorsqu’on se reveille, c’est l’heure d’aller diner. Depuis le temps qu’on nous bassine avec la viande argentine, il va de soi qu’on va se faire peter une bonne « parillada » (grillade) dans un resto du coin. En effet ca tue ! Meme si on peut toujours rever pour avoir du boeuf saignant (bleu etant caremment utopique...), le gout bien fume et l’extreme tendresse sont au rendez-vous. Bonne recompense suite a tous ces jours en deplacement.

 
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Gio se reveille plutot retabli de son indigestion (meme s’il a tres peu dormi car dur de trouver le sommeil hier soir...), mais pour Gaelle c’est toujours pas la grande forme... ! Le petit dej’ portant conseil, elle decide quand meme d’attaquer la visite des chutes en esperant que ca se tasse un peu.

Nous voila donc partis au coeur de ce parc nationnal a la vegetation dense qui cache precieusement son joyau secret. Quelques kilometres sur le petit train ecolo et nous voici aux bords du Rio Iguazu. On se balade un peu sur celui-ci grace un systeme de pontons metalliques, etonnes par son calme et la quietude ambiante, et petit a petit... on sent une energie qui s’approche lentement, on voit au loin les vautours en delire, le son du fremissement de l’eau qui s’agite dans tous les sens augmente progressivement et tout-a-coup.... brrrroooOOOAAAAH !!! La Gorge du Diable ! La plus vertigineuse des chutes (90 m) et surtout le debit d’eau le plus impressionnant du site. Incoyable du fait de sa puissance, avec une douche permanente rebondissant jusqu’a nous et l’impossibilite de voir l’eau en bas, et la beaute de ce qui l’entoure avec cette multitude de cascades qui se suivent sur differents etages, se croisant et tombant les unes dans les autres, toujours entourees de roches noires, palmiers et verdure.

Emerveilles, mais en gardant toujours un rythme de croisiere tres tranquille vu l’etat de la Petite, on continue l’exploration du site. Plusieurs points de vues se suivent, par au-dessus, par en-dessous, a cote, etc... et il faut admettre que, meme si moins impressionnantes, les autres chutes sont encore plus belles que la Gorge du Diable... on ne trouve plus d’adjectifs pour definir tout ca !

La fatigue commence a se faire sentir, on frise le « divorce » 2-3 fois pour des raisons qui ne regardent que nous et on decide alors de rentrer au bout 5 bonnes heures de visite. Gaelle, dans un etat toujours pas flambant, par en sieste des notre arrivee pendant que Gio bouquine en veillant sur elle. Le soir, on se retape le resto de la veille avec cette fois un bon poisson de riviere au menu, histoire de changer un peu tout en se rememorant cette incroyable journee.

En tous cas, il est vrai qu’il existe des endroits ou l’on se sent plus proche de dieu (si on y croit bien sur), on comprend alors le choix de ce site pour y tourner le film « Mission »... avis aux amateurs !

 
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C’est cool, ce matin la Petite va deja un peu mieux. Mais bon, Gio se sent l’ame d’un guerrier et, pour la delester du moindre effort, decide de se transformer en hot dog geant en portant les deux gros sacs jusqu’a la gare routiere.

On chope alors le bus qui nous mene a la frontiere et, comme la derniere fois, on y poireaute une petite heure pour pendre le bus suivant. C’est pas grave vu qu’on rencontre un couple franco-australien bien cool qui nous aide a faire passer le temps.

Une fois arrives, on jette nos affaires a l’hotel et on part se faire le meilleur resto de la ville : la cantine du supermarche ! On en profite pour faire 2-3 courses puis Gio depose la Petite a l’hotel car, malgre sa meilleure mine, il est bon qu’elle se repose aujourd’hui. Pendant ce temps Gio part en missions diverses, change d’argent, Internet et confirmation de billets d’avion. La, ca se complique un peu car ils ont annulle notre vol nous contraingnant a paser une nuit de plus ici, ce qui finalement est presque mieux vu que le vol initial nous faisait atterrir au milieu de la nuit a Manaus.

Vers 5 H ½ il va reveiller en douceur Gaelle, qui pionce depuis trois heures, et on discute un peu, le temps qu’elle emerge totalement.

Voici l’heure de l’apero, ce qui donne l’occasion a Gio de tester une premiere Caipirina locale. L’abscence quasi totale de glace dans cet enorme verre, doublee d’un dosage bien corse, le tout a jeun, se traduit par une claque monumentale qu’il ne voit pas arriver. Je, Laure, desole, il ne tient plus l’alcool, ca va etre une catastrophe a votre mariage (Gaelle, fait ta belle avec ton jus de melon... ton tour viendra !)

Le repas bourre est plutoit funky et la douche qui suit vitale. On finit la soiree en papotant dans notre chambrette jusqu’a ce que sommeil s’en suive...

 
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Matinee a la cool, avec Gaelle quasi totalement remise de ses maux. On profite une deuxieme fois du petit dej’ orgiaque de cet hostel, puis on se lance a la decouverte des cascades cote bresilien.

Il y en a qui pourraient croire que ne voir qu’un des deux cotes est suffisant. Erreur ! Car meme si le cote argentin est plus vaste et offre des points de vue plus rapproches sur un temps de visite plus long, au Bresil on beneficie d’une vue globale imprenable tout le long des cascades, jusqu’a la Gorge du Diable qui parvient a nous bluffer une seconde fois, alors que l’effet de surprise est deja passe.

De retour en ville vers 2 H, on se fait une enieme fois notre cantine du coin et, histoire de completer la journee, on se dirige vers le barrage d’Itaipu sur le Rio Parana a la frontiere bresilo-paraguayenne (le plus grand du monde). En effet, cette construction est reputee pour sa prouesse technologique et son enormite, avec la spectaculaire vague generee lors de l’ouverture des vannes d’equilibrage. Neanmoins, notre visite ne nous a pas enthousiasme car d’une part il n’y a pas assez d’eau pour voir la fameuse vague et d’autre part on fait un pauvre tour en bus sans meme s’arreter sur la digue... voici une belle facon de foutre son argent en l’air !

Une fois cette bouffonnerie terminee, on rentre a casa, on casse la croute et on se refugie dans notre taniere tres tot car demain on se leve avec les poules pour prendre notre avion. Alors « boa noite » tout le monde !

 
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Tu-tuu-tuuu-tuuuuuu... on l’entend venir de loin celui la ! Quatre heures du mat’, ca faisait longtemps. Lever, desensuquage et on sort du lit le gars de la reception pour qu’il nous appelle un taxi pour aller a l’aeroport, comme convenu hier. Completement dans les vapes, il essaye plusieurs numeros avant de nous lacher tout simplement : « Il n’y a pas de taxis ». On souffle un peu, on garde notre calme face a sa debilite intense (il nous a dit la veille qu’en 5 mn, pardon 3 mn, on aurait un taxi) et on lui demande de reessayer. Un peu plus dur de contenir nos nerfs lorsqu’au bout de quelques autres rateaux il nous dit : « Vous auriez du appeler hier », alors que justement hier on lui en a parle dans l’aprem’ en precisant l’heure plus que matinale de notre depart. Finalement, un taxi decroche pour venir a notre rencontre et le sauve de l’etranglement.

On arrive quand meme a la bonne heure a l’aeroport, meme si on se serait bien passe de ce petit stress au reveil. Premier vol jusqu’a Sao Paulo en prolongation de sommeil et second vol positivement etonnes par le meilleur confort de l’avion avec sieges molletones et petite tele perso, meme si ces chiens ne nous ont pas file a manger pour midi (alors qu’on arrive a 1 H ½).

Arrives a Manaus c’est la claque previsible lorsqu’on sort de l’aeroport sous la chaleur equatoriale etouffante... on commence a avoir un peu perdu l’habitude de tout ca !

On enquille avec un long bus public pour rallier le centre et, etant parachutes pres du port, on se renseigne sur les tarifs de la traversee jusqu’a Belem. Hilares face aux prix exorbitants, on renvoie la recherche a plus tard et on chope une chambre absolument denuee de charme, mais confortable et fonctionnelle.

Une fois habilles en mode « grande chaleur », on se balade un peu au marche du coin a la recherche d’un petit stand de bouffe. Ne trouvant pas chaussure a nos pieds, on se rabat dans un petit resto familial ou une mama bresilienne nous concocte un delicieux poisson de riviere.

C’est pas tout ca mais il est 4 H et la mission de la journee c’est de booker le bateau pour demain. On traverse alors le centre de Manaus pas franchement beau, mais ultra vivant, pour trouver l’office de tourisme et sa precieuse liste d’agences homologuees. Or, une fois sur place, l’office s’avere desaffecte et il est impossible de comprendre ou il y en a un en discutant avec les locaux.

Bien au depourvu, on tente une ou deux agences a l’aveugle qui, n’offrant pas ce genre de prestation, nous renvoient au port et a ses multiples agences... il nous semble pourtant bien en avoir vu qu’une ! Quoi qu’il en soit, on n’a peut etre pas bien fait le tour et, harceles et confus par tous ces vendeurs de billets de bateau dans la rue, il est bien possible qu’on soit passe a cote. Et pourtant, on a beau refaire deux fois le tour, poser la question en 4 langues a differentes personnes et remettre en question notre etat mental en plaidant la schizophrenie, il n’y a bien qu’une seule agence !

Certes, les gars dans la rue proposent des tarifs plus allechants, mais qui nous assure de leur honnetete ? On fait donc une derniere tentative dans l’agence qu’on decouvre en bas de l’hotel ou la meuf, evidemment, nous sort a nouveau l’histoire des agences du port. Pour etre surs une fois pour toute qu’on n’est pas en train de perdre la raison, elle appelle les agences fantomes en vain, fermees ou demenagees pour cause de travaux. Elle nous apprend en prime que notre quartier, passe 18 H, est la residence favorite de tous les toxicos fauches coupeurs de gorge de la ville. Morale, elle nous deconseille fortement de tenter un resto ce soir et on dispose de 20 mn top chrono pour trouver des snacks a emporter avant notre mort certaine... on l’aime bien cette ville !!!

Absolument abattus, on se resoud sur notre sort en decidant qu’on se fera une derniere tentative en allant voir directement les bateaux (si c’est faisable) avant d’accepter la proposition ruineuse initiale.

Une bonne douche rafraichissante nous sauve du suicide collectif et on se pose longuement pour digerer cette penible journee.

 
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On se reveille tot pour essayer de regler cette histoire de billets. Decouvrant alors qu’il n’y a pas de petit dej’, on va au marche ou l’on se « nourrit » d’eau de coco bien fraiche. De la on se dirige vers le port ou l’on hallucine sur l’ambiance grouillante, les couleurs, la vie sans age qui y regne... c’est totalement dementiel !

On y prend des infos chez les vendeurs ambulants mais on se mefie quand meme de la validite de ces trucs malgre le prix plus raisonnable annonce. Pour verifier certaines de ces infos, on retourne au terminal maritime. La, le delire schizophrene continue car les guichets ont demenage dans la nuit a l’autre bout du terminal et les prix annonces par la meme agence on baisse de 80 Euros !

Un peu plus chers que les vendeurs de rue, mais 100 fois plus sur, on se lache et on achete ENFIN nos billets.

En revanche, la meuf nous informe que l’embarquement se fait dans deux heures au lieu des six auquelles on s’attendait. Une nouvelle course contre la montre demarre, on part a Carrouf (eh oui... meme au Bresil) pour faire des provisions pour le voyage et acheter des sandwichs « baguette » pour midi, on file recuperer notre linge a la laverie et il nous reste tout juste le temps de preparer nos sacs et foncer au port.

Une fois a bord, on decouvre notre petite cabine plutot rudimentaire, mais confortable avec salle de bain et clim’. On change ensuite de port pour rallier le plus colore qu’on a visite ce matin et on attend l’embarquement d’autres personnes + marchandises pendant... 4 heures ½ ! On comprend mieux lorsqu’on voit l’agencement complexe des hamacs sur les deux premiers niveaux, donnant a ce bateau une allure de cargo a etres humains.

Dans l’attente, on en profite pour raser Gio avec le peu d’eau sablonneuse qu’on parvient a se procurer et on commence a tchatcher tant bien que mal avec d’autres passagers et leur infernal debit « potughesche ».

Joli depart sur le Rio Negro (noir comme de l’encre de poulpe) sous les lueurs du coucher de soleil, borde par un melange etrange de vegetation equatoriale et d’usines. Le soir, apres une biere bien fraiche, on mange notre « gamelle » (correcte mais sans plus) avant de se poser dans la chambre, sans trop de choix du fait de la pluie, ou l’on papote jusqu’a 11 H du soir.

 
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Reveil force a 7 H ½ pour ne pas rater le petit dej’. Petit dej’ somme toute satisfaisant avec 2-3 trucs a grignoter et un cafe au lait des plus savoureux, alors qu’on s’attendait a un vieux jus de chaussettes sans rien a cote.

Apres une petite prolongation de nuit, on monte sur la terrasse pour communier avec la nature qui nous entoure car depuis ce matin on navigue isoles au coeur du poumon de la planete. Vision magnifique paradoxalement brouillee par la variet’ locale diffusee a 600 Watts par le bar du bateau et les claquements intempestifs des dominos jetes sur les tables par des bresiliens hysteriques.

Du coup on kidnappe des chaises qu’on installe a cote de notre petite cabine, creant ainsi un squatt paisible et confortable qu’on adopte definitvement.

Deuxieme bonne surprise culinaire pour le dejeuner, avec une delicieuse daube garnie de feculents, legumes et un magnifique jus de fruits de la passion. S’ensuit une sieste digestive bien prolongee pour Gaelle et de plus courte duree pour Gio qui part en « meditation » face a ce fleuve-ocean si large que par endroit on a presque du mal a voir les deux rives et pouvant atteindre des profondeurs de plus de 150 m... l’Amazone, le plus gros fleuve du monde !

A part ca, on a evidemment pas grands chose a raconter hormis deux haltes dans des ports sortis de nulle part et la visite de dauphins (??!) venus jouer avec le bateau.

Le soir on ne fait pas long feu et on part se pieuter apres une biere bien fraiche au clair de lune.

 
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Ce matin, ancres au port de Santarem, on se reveille tot car, le bateau reprenant le fleuve vers 11 H, on a l’intention d’aller faire une petite excursion a l’Alter do Chao, une plage paradisiaque au bord du Rio Tapajos, un affluent de l’Amazone. Mais le temps s’en mele et nous lache un deluge equatorial sur la tete qui nous dissuade d’aller plus loin. L’eclaircie qui suit provoque chez Gio une grande frustration, ayant le sentiment de traverser l’Amazonie sans vraiment la voir.

Une fois digere tout ca, on leve l’ancre et on assiste au phenomene tres curieux de la rencontre des eaux. Lorsque le Rio Tapajos (de couleur emeraude) et l’Amazone (de couleur marron) se rencontrent, ils coulent cote a cote sans se melanger sur plusieurs Km. Ce phenomene s’expliquant par la difference de densite, de temperature et de vitesse d’ecoulement... dingue !

Par la suite, on se laisse bercer par la longue monotonie des paysages, parfois un peu las, mais le plus souvent meditatifs et admiratifs face a leur purete. En fin d’aprem’, a notre plus grande surprise on quitte l’Amazone pour remonter un de ces « petits » affluents. Alors plus proches du rivage, on a l’impression que les portes du paradis s’ouvrent a nous avec ces petits ilots et la vegetation magnifique qui nous entoure jusqu’a atteindre le port de Monte Alegre, avec ses collines verdoyantes survolees par des nuees de rapaces. Moment magique, surtout lorsqu’on s’eloigne du port face a un coucher de soleil transcendant.

Pour la soiree, on va squatter notre petit chez-nous apres une enieme daube servie a 17 H 30 (ils sont fous ces amazoniens !!).

 
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Reveil comme d’hab’, et comme d’hab’ redodo pour Gaelle apres le cafe pendant que Gio bouquine sur le pont. Reveil definitif a 10 H lorsque le moussaillon sonne le signal du dejeuner !!... En effet, on ne s’est pas trop rendu compte du changement de fuseau horaire pendant la nuit (ou alors ca explique le diner a 17 H 30 d’hier soir). On s’envoie quand meme le repas malgre le manque d’appetit, puis on se pose sur notre squatt habituel pour assister au spectacle sans penser a rien. C’est la derniere journee sur le fleuve et celui-ci nous offre en cerise sur le gateau des paysages bien differents de ceux des derniers jours. Eh oui car l’embouchure approche et l’Amazone part en quelque chose qui pourrait etre un delta, mais a l’echelle de ce fleuve ca donne des iles parfois grandes comme des departements francais plus des ilots de-ci de-la et une multitude d’affluents et de confluents qui se croisent de tous les cotes. C’est dans un de ces confluents qu’on continue notre chemin, l’avantage etant la proximite des rivages, nous permettant d’admirer de plus pres l’incroyable densite de la vegetation ainsi que celle des... habitants !? On aurait pas imagine voir autant de cabanes et de vie dans ce coin, avec les gens venant a notre rencontre a bord de leurs pirogues (parfois des l’age de 4 ans...), soit pour des echanges de marchandises, soit tout simplement pour un salut plus rapproche. Dur de ne pas faire l’association avec ce qu’on a vecu sur le delta du Mekong il y a 8 mois de ca...

Petit detail assez inexplicable : la presence de blondinets aux yeux et a la peau claire (mais decidemment pas blancs) sur des pirogues. Ok, on veut bien qu’il y ait eu des brassages avec les colonisateurs, mais vous, vous en connaissez beaucoup de portugais blonds aux yeux verts ??? A noter que ce phenomene est tres recurrent en general au Bresil, ce qui fait qu’on peut carrement croiser des blacks naturellement blonds aux yeux clairs... !

Evidemment, le coucher de soleil est une fois de plus a vomir et on le contemple en faisant nos adieux a la foret, car demain matin on se reveillera au port de Belem.

 

Petit topo sur l’Amazone et l’Amazonie...

Juste pour se rendre compte de l’enormite de la ou l’on se trouve. 6300 Km parcourus des Andes a l’Atlantique, sur une largeur pouvant atteindre 20 Km et des profondeurs quasi abyssales, l’Amazone charrie 20 % des eaux douces du globe ! Ce n’est donc pas etonnant qu’il ait donne naissance a cette foret grande comme 11 fois la France et qui renouvelle a elle seule la moitie de l’oxygene de la planete.

Sans rentrer dans des debats ecologiques, pourvu que ca dure ! 

Par Gaëlle & Giova - Publié dans : gagiotdm
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Commentaires

Petite question pour Gaëlle : tu n'aurais pas été piqué par la soeur américaine de la mouche tse tse ? 

Moi aussi j'ai pu tester les cotelettes d'agneau au kilo ...mais a Athenes...ca déchirait les ours!

Groses bises a vous deux
Commentaire n°1 posté par Linette le 23/08/2007 à 11h45
je vois comme un lien de cause à effet entre :
"on frise le « divorce » 2-3 fois pour des raisons qui ne regardent que nous"
et
"Gio [...] decide de se transformer en hot dog geant en portant les deux gros sacs jusqu’a la gare routiere"

niark niark
Commentaire n°2 posté par Meu le 23/08/2007 à 16h00
t'inquiète mon Gio, tu seras à côté de moi à not' wedding, et on se surveillera l'un, l'autre pour ne pas être bourré dès la fin de l'apéro!!! J'avoue que l'article sur vot' périple sur l'Amazone est grave tentant!!! jé, futur condamné à perpèt'
Commentaire n°3 posté par jé le 24/08/2007 à 12h11
Ayant des problèmes de connexion internet à la maison, je profite de ce que je déjeune au bureau (on ne se refait pas même dans la dernière ligne droite: plus que 311 jours, moins qu'un gagiotdm !)pour prendre de vos nouvelles. Je dois dire que, si  j'attends avec impatience (et je ne suis pas le seul !) le 10 septembre, je regretterai de ne plus pouvoir suivre vos aventures sur ce blog qui nous aura permis de rester un peu moins loin de vous deux.

Je vous embrasse et à très bientôt.

Poune
Commentaire n°4 posté par Poune le 24/08/2007 à 13h52

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