
Bonne surprise au reveil, on n’est pas encore au port de Belem, ce qui nous laisse le temps de prendre le petit dej’ et de profiter un dernier coup de la foret avant de debarquer dans la cite. Cite que l’on voit d’ailleurs arriver de bien loin avec ses gros buildings modernes... assez bluffant !
Les pieds a nouveau sur terre (merde, ca tangue toujours), on rejoint facilement notre hotel. La chambre n’etant pas encore disponible, on pose nos affaires et on file se faire un buffet « ao kilo » en evitant soigneusement la viande apres l’overdose du bateau.
La chambre n’etant toujours pas prete, on decouvre avec plaisir que les buildings de tout a l’heure cachaient un centre historique plein de charme. On flane alors dans ses ruelles alternant bazars en plein air et jolies batisses coloniales, jusqu’a la super mignonne Praca Brandao, dominee par sa cathedrale a la peinture defraichie.
Mais la cathedrale n’est pas tout, autour de la place se situe la Casa de Onze Janelas et le Forte do Castelo, proposant une tres agreable balade au bord de la baie, mais surtout
l’etonnant Musee d’Art Sacre dont l’eclairage interieur aux fibres optiques est d’une telle pertinence que l’eglise et les oeuvres qu’elle contient deviennent sublimes (meme celles qu’on aurait trouve bidon en temps normal).
De retour a l’hotel, on apprend que la chambre ne sera dispo qu’a 10 heures du soir... sans rancune on change d’endroit. C’est ensuite une enorme mission Internet qui nous attend (3 heures environ) et en sortant de la, a notre plus grand etonnement, la ville est morte alors qu’il est 19 H 30 ! Ou est donc le mythe de la fete bresilienne ? D’autant plus qu’on galere pour trouver un resto ouvert dans notre quartier desert. Petite deception, mais malgre tout on est content apres 10 jours de Bresil de retrouver une ville qui nous plaise et correspondant a l’image qu’on se faisait de ce pays (hors ambiance nocture...).
Finalement un reveil sans reveil et excellente surprise en voyant le buffet du petit dej’ et son abondance de fruits et gateries diverses. Bonne consolation apres une nuit allonges sur une planche en bois ! En effet, notre lit ayant gagne la palme du matelas le plus dur et le moins confortable de l’annee, on demande a changer de chambre. Dans l’attente on en profite pour faire notre lessive a la main (ca faisait longtemps... ca ne nous avait pas manque !).
A midi on se dirige vers le marche Ver-o-Peso et ses etals bruyants pour se plonger dans l’ambiance suranimee belemoise et deguster un poisson du fleuve tout juste peche.
Pendant la digestion, on se tape quelques remontees de Lariam, surprenant vu qu’on a arrete le traitement pour manque total de moustiques (c’est vraiment de la merde ce truc la ! Sinon, etonnant pour les moustiques, non ?). Ceci ne nous empeche pas de nous tactifier en faisant un saut a la banque et a la TAM. Sauf que la TAM n’est plus la... on tente alors de gerer la confirmation de notre vol par telephone, pas evident vu qu’ils ne parlent que portugais. Gio se debrouille alors pour comprendre et se faire comprendre en assurant ainsi (on espere...) cette foutue confirmation.
L’orage equatorial se faisant de plus en plus present et pour une fois persistant, on reporte les visites et Gaelle va se « bresilianifier » dans un institut de beaute pour une epilation des jambes et du maillot (ce sont des barbares hysteriques ces bresiliennes... un peu sadiques aussi !).
L’un dans l’autre il est l’heure de l’apero et on decouvre a cette occasion l’Estaçao das Docas, de vieux docks bordant le fleuve incroyablement bien restaures et amenages en restos lounges. Finalement une vraie ambiance nocturne, accompagnee de la meilleure caipirinha du Bresil (parait-il) et d’une excellente biere brassee sur place.
Un peu refroidis par les tarifs des repas, on part manger ailleurs tout en se promettant de revenir pour un lachage avant notre depart. Repas pendant lequel on finit par longuement discuter avec un mexicano-americain de nos voyages respectifs.
Damnation, on se reveille trop tard et le buffet du petit dej’ est completement depouille ! On arrive quand meme a s’enfiler quelque chose avant de partir se balader. C’est alors qu’on approfondit le coin du port et tout le bord du fleuve avec la partie couverte du marche Ver-o-Peso qu’on n’avait pas pu voir la veille, les pecheurs encore sur place en train de brasser leur recolte journaliere et les docks version jour, beaucoup plus calmes mais toujours aussi agreables, d’ou un squatt prolonge ou l’on met a jour notre journal.
A midi on se refait le bon resto ao kilo du premier jour en profitant cette fois des viandes grilles de la churrascheria... deuxieme morceau de boeuf saignant de l’annee avec le jour de l’an !!
On digere le tout avec une balade dans les jardins de la Praca da Republica et du Teatro La Paz. De la commence une longue odyssee car on cherche a prendre un bus pour aller au Parc Emilio Goeldi, situe hors du centre. Entre les infos du routard, les contre-informations des passants et notre instinct defaillant, on finit par se retrouver dans un bus qui fait le tour complet de la ville avant de nous deposer a 1 km de notre destination. Mais bon, nos onze mois d’experience d’aventuriers nous permettent de trouver notre chemin (ok, c’est dans le plan du routard...).
Eh ben ca valait largement le coup. Le parc est comme une oasis d’Amazonie au coeur de Belem, avec tout plein d’animaux zarbis (en cage...) parmis lesquels de magnifiques aras, des singes araignees, des tapirs, des pantheres noires, des boas et d’autres bestioles non identifiees, parfois meme en liberte. Malgre notre exaltation, on est un peu triste de n’avoir pu apercevoir des ais (paresseux) accroches aux arbres, avec leur tete d’endormis souriants.
Bien entendu, on evite de rentrer en bus et sur le chemin du retour on fait une petite halte a la Basilique de Nossa Senhora de Nazare, ou se deroule annuellement une des plus grosses manifestation catholique au monde (super !!).
Lessives par la marche et la chaleur equatoriale, on s’effondre en sieste une fois a l’hotel. A notre reveil, on file au resto (oulala, il est 7 H, il faut se depecher !) ou on recroise notre pote mexicano-americain sur une place a ciel ouvert avec un peu plus d’animation que les autres soirs, malheureusement dirigee par une effroyable chanteuse de variete locale.
Afin de ne pas reiterer le drame d’hier matin, on se leve tot pour beneficier d’un buffet bien charge. Mais comme on est en vacances et que l’heure du reveil nous a brutalise, on part se recoucher. On traine ainsi jusqu’a midi, heure a laquelle on retourne au marche pour se faire un nouveau mega poisson frais a la couleur locale. Pour le dessert, on s’envoie un bon coco frais dans les jardins de la Praça Dom Pedro II, a l’ombre d’un arbre pour eviter la violence du soleil.
L’apres midi, on visite un nouveau quartier, notamment un centre commercial pour trouver des tongs a la taille de Gio. Faut croire que peu de bresiliens font du 46 ½... Mais il y a quand meme un modele (moche) a cette pointure, ca donne de l’espoir. En revanche, Gaelle decouvre une paire qui la branche et savoure avec une grande delectation le fait d’enlever ses horribles tatanes pour des chaussures humaines.
En fin d’aprem’ on se fait une petite session Internet et une reconfirmation de notre vol en portugais, histoire d’etre bien surs...
Pour notre derniere soiree a Belem, on casse la tirelire et on se fait peter LE meilleur resto ao kilo de la ville a l’Estaçao das Docas : degustation de specialites belemoises accompagnee d’une biere fraiche, suivie d’une caipirinha en terrasse. On digere le tout en flanant sur les quais romantiques, songeant a notre si proche retour avec ce double sentiment de tristesse et de joie.
De retour a l’hotel, on se felicite d’avoir survecu aux 300 m a pieds en zone sensible et on part se coucher.
P.S. : Il faut savoir que depuis qu’on est au Bresil (suite aux conseils des locaux), on a toujours sur nous l’equivalent de 20 Euros pour eviter de se prendre une balle en cas d’agression... rassurant, hein ?
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||
Hello les jeunes,
C'était plus marrant qd vs aviez froid ! Au moins c'était la meme chose qu'a Panam ;-)