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Lundi 3 septembre 2007
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Petite violence le matin avec un depieutage a 6 H ½ suivi d’un « combat » psychologique pour obtenir notre petit dej’ a temps. Le ventre finalement rempli, on fait peter les sacs sur le dos jusqu’a l’arret du bus qui, apres un second combat et deux tentatives foireuses, nous laisse monter et nous depose a l’aeroport.

Sur les coups de 10 H, nous voici installes dans notre avion-bus qui fera pas moins de trois escales (Sao Luis, Fortaleza et Recife) avant un quatrieme aterrissage a Salvador da Bahia. Certes long et penible, mais du coup on nous fournit bien en encas et boissons et le beau temps nous permet d’admirer par le hublot de somptueux paysages au bord de l’Atlantique (ce qui d’ailleurs provoque une certaine emotion a Gaelle, qui se sent a la maison lorsqu’elle voit une mer qui baigne la France... ah ouais d’accord...).

Une fois les pieds sur terre, c’est loin d’etre fini. On trouve facilement le bus pour le centre de Salvador, mais 40 Km + embouteillage du samedi fin d’aprem’ = 1 H ½ de transport, sous une clim’ digne du mode congelation mexicain. Neanmoins, ca nous permet d’apercevoir la ville et son infini bord de mer sous le coucher de soleil.

Parachutes dans le centre, on part en mission pour trouver un hotel, accompagnes d’un israelien et d’un bresilien qui partagent notre galere. Le paradoxe c’est que le bresilien en question est tellement fashion que c’est le premier a attirer les rabatteurs et a tomber dans tous les panneaux, ce qui nous retarde malgre son portugais courant. Au final, on trouve chaussures a nos pieds avec une petite chambre super mignonne a deux pas du centre.

Une fois bien installes, on goute enfin a cette fameuse effervescence bresilienne en se baladant dans le centre de la vieille ville. De la musique de tous les cotes, des ruelles pavees qui montent et qui descendent parsemees de micro-terrasses improvisees, une population a predominance black qui transpire la sensualite... voila enfin le Bresil : l’Europe a la sauce africaine sur le sol americain !!!

 
26/08/07
 

Ouh la grasse mat’ elle fait du bien ! C’est d’ailleurs une habitude qu’on a l’intention de prendre toute la semaine bahinaise a venir. On termine la matinee avec la visite du quartier do Carmo, vachement mignon avec ses vieilles facades coloniales de toutes les couleurs. C’est toujours dans ce quartier qu’on dejeune sur une terrasse dominant la Baie de Tous les Saints et les monstrueux immeubles de la ville basse.

L’apres midi on continue la visite de la ville haute avec le magnifique quartier de Pelourinho, les ruelles vallonnees, les places et les eglises du vieux centre historique. Vraiment super joli, meme si en fin de journee on vit une experience deconcertante lorsque, penetrant dans une ruelle non surveillee, une jeune fille nous conseille vivement de sortir de la sous le regard haineux d’un jeune lascar probablement pret a nous depouiller. Le fait qu’elle nous demande par la suite du ble nous fait penser a une possible mise en scene, mais dans les deux cas ca nous a ecoeure de ne pas pouvoir se balader sans paranoier en permanence.

La visite terminee, on rentre a l’hotel ou on s’effondre etonnament en sieste. Au reveil le clou de la journee nous attend avec le spectacle de Olodum (ca vous rappelle quelque chose ?), la batuccada legendaire de Salvador. Puissants, carres, avec un groove de malades, pendant 4 heures la salle est en delire et personne ne peut s’empecher de danser sur ces rythmes afro-bresiliens. Ca, c’est le Bresil !

On rentre a l’hotel pleins de petits dehanchements et les oreilles defoncees... on a clairement vecu une des meilleures soirees de l’annee !

 
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Comme promis, autre grasse matinee ce matin suivie d’un petit dej’ in extremis vers 11 H dans un resto du quartier. Gaelle ayant les pieds litteralement laceres par ses nouvelles tongs, on repasse a la maison ou elle les troque a contre coeur contre les vieilles tatanes avant d’amorcer les balades de la journee.

Pas loin du centre nous accueillent les quartiers de Nazare et Barroquinha avec leur ambiance hypra-vivante et populaire. Esthetiquement rien de particulier mais on s’y sent bien en partageant le quotidien des bahinais ; le genre de coin ou l’on peut croiser des vieux a face burinee qui s’acharnent a te parler en portugais avec un accent absolument incomprehensible accompagne d’un vieux rire de pirates, ou un bebe tout juste vetu de sa couche assis sur le bord d’une fenetre.

De retour dans le centre historique on croise un magasin de disques, etape incontournable du sejour bresilien. Aiguilles par un vendeur ravi de nous faire decouvrir sa musique, on reste une bonne heure avant de selectionner 2 CD qu’on se languit d’ecouter a notre retour (2 semaines...).

Tellement absorbes par cette degustation auditive, on ne voit pas le temps passer et nos bides, qui se reveillent tout a coup, nous rappellent qu’il est l’heure de manger. S’ensuit donc un eternel resto ao kilo.

L’apres midi, deja ecourte par la longue matinee, fuse on ne sait pas trop comment entre la quete (vaine) d’un supermarche et l’achat de tongs en errant dans les rues du centre.

Le soir, pas inspires par les restos qu’on croise, on opte pour une bouffe de rue a base de Acaraje, une specialite locale constituee de beignets de farine de haricots farcis... exquis, surtout assis sur les marches dominant le largo do Pelourinho et son ambiance hors du temps.

 

P.S. : Moie, a propos de tongs... ya bon, on les a trouvees !

 
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On s’est menti, on a mis un reveil ce matin, ca ne nous empeche pas de l’envoyer bouler des qu’il se met a brailler. Ceci dit, on ne traine pas car aujourd’hui on a une grosse journee de visites en perspective. A cette fin, on se remplit bien le ventre avec quelques bons fruits et du lait infect qui pue la vache achetes hier, on prend des infos pour savoir comment atteindre nos objectfs et on se met en route.

On chope alors un bus en direction de Ribeira, quartier situe a l’extreme nord ouest de la ville. Un peu decontenances par le cote glauque industriel de ce que l’on apercoit de prime abord, nous sommes rassures lorsqu’on se retrouve sur la baie et que l’on longe ce bord de mer certes roots, tres roots, mais ou il regne une ambiance post-apocalyptique tres calme avec des gens fouillant la mer a la recherche de coques et d’autres errant sans but les pieds dans le sable. Ce jusqu’a rallier le quartier de Bonfim bien connu pour sa cathedrale qui, l’ingrate, a ferme ses portes une demie heure avant l’heure prevue.

Ca, c’est fait. Maintenant il faut atteindre le quartier de Barra a l’autre bout de la ville. Gio se demerde pour choper le nom du bus avec son « espagueche » (ou « portugnol ») desormais courant. A l’arrivee, c’est changement total d’atmosphere. Nous voici dans les quartiers bourgeois du bord de mer tres animes et hyper entretenus offrant, outre a un double acces a la baie et a l’ocean, toute une serie de fortins coloniaux ornant les petits estuaires du littoral.

Dans l’ensemble, c’est super agreable de voir autant d’ambiances differentes, voire antagonistes, au sein d’une meme ville.

Quant au soir, c’est l’hallu totale. Comme tous les mardis de l’annee, le centre s’enflamme avec des concerts dans les places principales, des baffles posees aux fenetres de chaque bar et des batuccadas frenetiques qui deambulent dans les ruelles... 52 fois par an c’est la fete de la musique ! Nice candidate pour la ville europeenne de la culture en 2008 ? On craint qu’il y ait encore beaucoup de choses a apprendre...

Apres avoir fait le tour des spots, on choisit notre coin favori, l’Escadaria do Paco (a 10 m de chez nous) ou se produit un groupe melant des rythmiques salsa, samba, reggae et bossa-nova pendant plus de 3 heures. Tous simplement genial !

 
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Aujourd’hui on a bien l’intention de cloturer les visites « officielles » en explorant la partie sud de la ville et son littoral atlantique. C’est donc apres un petit dej’ bien copieux qu’on grimpe dans le bus en direction du jardin zoologique. Certes dans un cadre naturel moins sauvage que celui de Belem, ce zoo nous bluffe par la diversite d’especes presentes. Oiseaux et reptiles de toutes sortes, singes, jaguars, tapirs, mais aussi des « etrangers » tels que des hippopotames, zebres, chameaux, tigres, lions, ours, autruches et... oui Marco, il y a aussi des capibaras  (il n’y a que mon frere qui sait de quoi il s’agit...) !!!

On sort de la apres 2 heures, sans avoir vu le temps passer et affames on se precipite dans le premier resto qui vient. Le sort veut que ce soit un snack de lyceens ou la patronne nous accueille a bras ouverts et nous fait gouter a son delicieux plat du jour accompagne d’un sublime jus de fruit fraichement mixe.

Se trouvant a hauteur du quartier de Ondina, on se fait a nouveau une balade en bord de mer jusqu’a Rio Vermelho. C’est incroyable les kilometres de cotes qui bordent cette ville, offrant autant de plages que d’estuaires dechiquetes ! Ayant eu ainsi une vision globale des plages du coin, on choisit celle de Paciencia, a mi chemin entre les deux quartiers.

Gio, tout content de retrouver des vagues, se jette a l’eau comme un jeune chien fou et en sort quelques secondes plus tard couinant de douleur lorsqu’entraine par le premier rouleau il se foule une epaule contre le sable... qu’il est con celui la ! Heureusement, plus de peur que de mal meme si a l’heure qu’il est, ca lui fait toujours un peu bobo.

Le squatt se prolonge pendant 2 heures puis on se motive naturellement pour continuer la promenade ayant comme challenge un rendez vous avec le soleil pour un coucher au cap de Barra. Une bonne heure plus tard, pari gagne de justesse avec un spectacle a la hauteur de nos esperances.

On se pose un peu a l’hotel avant de degoter un petit resto dans Pelourinho ou l’on se regale d’un Moqueca, specialite locale de poisson cuit au lait de coco, accompagne d’une evidente caipirinha et d’eternels rythmes de batuccada, cette fois geree par des gamins de 10 ans.

 
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Aujourd'hui on se consacre a la plage mais comme ca se merite, on commence par une matinee tactique. Premierement on depose nos fringues a la laverie (on nous a interdit de le faire tous seuls) puis on squatte 2 petites heures sur le net avant de passer quelques coups de fil, notamment a la TAM pour une confirmation de vol et pour des prises d'infos sur l'hebergement a Rio. Ca se gate un peu vu que chaque coup de fil se solde en echec, mais avec l'aide des agents competents de l'office de tourisme, on parvient a nos fins.

Pour feter ca on va se faire peter le buffet ao kilo de l'ecole de gastronomie locale, meilleur rapport qualite-prix qu'on ait vu jusque la. Hop, un p'tit bus et nous sommes a la plage de Barra. Ambiance decontractee les pieds dans le sable, ocean glacial mais clean et apres un petit plouf on se laisse aller sur nos pareos jusqu'a ce que le temps se gate. C'est pas cool de se faire reveiller par des gouttes de pluie bien froides surtout quand on realise que c'est bien parti pour durer.

Un peu a la loose, on abandonne notre plage pour regagner le centre ville. Mais c'est pas grave car on fait passer le temps en jouant aux cartes, en bouquinant et on en profite meme pour raser le Gio.

Pour diner, on se laisse a nouveau tenter par les acarajes sur le Largo do Pelourinho et aussi par des desserts dont un etrange a la noix de coco et goudron liquide... jusqu'a ce que cette chienne de pluie nous renvoie encore a la maison ou on finit la soiree comme on a fini l'apres midi.

 

Petit topo sur la sensualite bresilienne...

A l'extreme oppose de l'Inde, dans ce pays il faut montrer son corps pour etre respecte. Pour les filles c'est epaules decouvertes, festival de decolletes (gros seins) ou bustiers (petits seins), jupes ou shorts a micro longueur reglementee et meme si la plupart sont un peu grasses (en attendant Rio...), elles transpirent unanimement la feminite sans tomber dans la vulgarite.

Quant aux mecs, si ce n'est pas en debardeur, ils sont torse nu et ils ont raison car, aie aie aie les filles, surtout ici a Bahia, c'est le defile des corps parfaits. C'est incroyable, meme Gio se surprend a bloquer sur eux d'autant plus que souvent la gueule va avec le corps. En gros les mecs, faut pas venir ici avec sa meuf !!!

 
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On ouvre les yeux au son de la pluie battant sur nos fenetres. Pas motivant pour se lever et aller se faire une plage... on opte donc pour une prolongation de nuit, jusqu'au moment ou nos ventres se reveillent et marchent sous la flotte vers notre QG a petit dej'.

La pluie cessant, on se motive pour la journee balneaire malgre le ciel gris. Pour changer d'hier on choisit une plage du cote atlantique mais le vent est d'une telle force que l'option n'est en plus une. On se rabat alors sur la plage d'hier, bien plus abritee et au final il y fait bon et il n'y a quasiment personne a la ronde. On se pose donc pour trois bonnes heures, par moment beneficiant presque d'eclaircies et grignotant des petits snacks qu'on nous propose au passage. Les nuages se densifiant, c'est vers 4 H qu'on se fait la malle decidant de se promener jusqu'a Campo Grande en profitant d'une superette pour faire 2 courses (inexistante dans le centre) et surtout de ce quartier agreable a traverser.

De nouveau a la maison en fin d'aprem', on se fait un gros coup de stress sur Internet vu qu'on apprend que notre vol de retour en France a tout simplement ete annule... c'est bien sympa, mais on n'a pas l'intention de s'installer a Rio ! Quoi qu'il en soit, c'est un probleme ingerable ce soir, on le met donc de cote et suite a l'impact du resto de l'ecole de gastronomie d'hier midi, on se fait un gros lachage en allant deguster LE buffet a volonte. Au menu une bonne dizaine de moquecas et autant d'autres specialites du coin... 15 plats differents pour Gio, une dizaine pour Gaelle et ce sans compter les nombreux desserts ! Autant dire que c'est cassage de bide, a la limite de la crise de foie pour Gio. La caipirinha digestive s'impose donc comme une evidence et on opte pour un stand de cocktails ambulants qui nous la prepare a l'ancienne. C'est comme ca que nous faisons nos adieux a la ville, en profitant une derniere fois du Largo do Pelourinho. 

Par Gaëlle & Giova - Publié dans : gagiotdm
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Commentaires

Déjà Septembre 2007, quel dommage, on s'était bien habitué à vos commentaires réguliers..........remarque, le billet de retour n'est pas assuré......alors, la fin de voyage n'est pas encore programmé!!!!!!!!, je plaisante, bien sur........profitez bien de ces jours de septembre. Bisous en attendant le retour......
Eliane et Michel MARTINI
Commentaire n°1 posté par MARTINI le 04/09/2007 à 09h37

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