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Dimanche 9 septembre 2007
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Apres une nuit insomniaque pour Gio qui a rumine en pensant a cette histoire de billets annules, le reveil a 6 H ½ est tres rude, mais on se motive facilement et le petit dej’maison qu’on se concocte le remet d’appoint. Suite a une derniere traversee du centre, on se retrouve dans le bus apres une minute d’attente au lieu des 30 possibles. Celui-ci nous offre une ultime vision de tout le littoral atlantique et nous depose 3 heures a l’avance a l’aeroport.
Malgre tout, le temps passe vite et pendant le vol tout roule aussi. A l’aeroport de Rio, on est bien decides a regler le probleme Iberia et comme le comptoir est ferme jusqu’a 4 H moins le quart, on poireaute patiemment pendant une heure et demie. La, avec joie, on apprend que le probleme ne peut etre regle dans cette mini-agence et qu’on doit se rendre lundi matin au siege dans le centre de Rio.
Un tantinet contraries par cette nouvelle, avec la fatigue de la nuit blanche en sus, c’est la cerise sur la gateau lorsqu’on demande poliment a la meuf de l’agence des navettes pour le centre si elle parle anglais ou espagnol et que cette pute nous repond de facon tres arrogante : « Non, tu parles portuguais ? » avec un mesquin hochement de tete, nous laissant dans notre merde. Gio ne sait toujours pas comment elle a echappe a sa gifle, mais au final on a quand meme trouve notre bus.
En arrivant a Copacabana, on trace vers l’hostel qu’on a appele de l’aeroport pour apprendre que la chambre double libre deux heures plus tot ne l’est plus maintenant. Vraiment gaves par cet enchainement foireux, on prend des lits en dortoirs car c’est trop tard pour aller voir ailleurs.
Du coup, il faut bien qu’on noie notre chagrin dans l’alcool et on le fait avec succes grace a l’happy hour aux prix imbattables de l’hostel et son magnifique cocktail maison. Commencant a etre bien petes, le barbecue a volonte de l’hostel nous fait saliver et on s’en delecte sur la terrasse avant de plonger dans le jacuzzi en plein air pour se liberer definitivement de tous nos stress !
 
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Cette fois c’est au tour de Gaelle de passer une nuit semi insomniaque, mais cette fois aussi le petit dej’ gargantuesque de l’hostel lui redonne des forces. On prepare ensuite nos sacs avant d’aborder la mission « Recherche chambre double desesperement ». Pour une basse saison, il faut avouer qu’on galere pas mal jusqu’a la quatrieme tentative ou on decouvre un petit hostel a taille humaine recemment ouvert et donc pas encore tres frequente (contrairement a l’usine a gringos de la veille). La chambre est mignonne, impeccablement propre et super fonctionnelle... alleluia !
On repart donc recuperer nos sacs et on s’installe une fois pour toute. Apres tout ca, le soleil daigne pointer son nez pour la premiere fois depuis notre arrivee a Rio et nous pousse a la decouverte de la plage culte de Copacabana.
Sportifs muscles et dores, bombes sexuelles en string, ambiance brancheuse suranimee et soleil a gogo... ILS SONT OU ??! Putain c’est pas croyable, tous nos cliches s’envolent. Ok, ce n’est peut etre pas la grosse saison, mais on est dimanche, a Rio, sur une des plages les plus convoitees de la planete. Franchement, si ce n’avait pas ete pour le Pain de Sucre au loin et les quelques reliefs qui l’accompagnent, on ne penserait pas etre la ou l’on est.
On y passe quand meme un bon petit moment en se baladant les pieds dans le sable fin jusqu’a ce que le temps se gate a nouveau. On rentre alors dans notre petit chez nous, on fait un tour au supermarche pour constituer notre repas de ce soir et on se fait un mini squatt tele pour cloturer la journee.
On se prepare alors un petit diner en amoureux accompagne d’une bouteille de blanc bien frais et on finit la soiree en refaisant le monde (au sens propre comme au figure) sur la terrasse de l’hostel.
 
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On se leve pour decouvrir notre nouveau petit dej’, aussi agreable que les precedents meme si on est quelque peut tourmentes par ce qu’on a a affronter ce matin.
Un coup de metro et on est dans le centre a l’agence d’Iberia. La, la nana nous apprend que le vol n’a pas ete annule, mais que notre agence a fait une couille dans la confirmation de la resa. Premiere pensee : « Putain, ils ne se sentent pas coupables, ils vont nous laisser dans la merde ! ».
Elle nous met alors sur liste d’attente sur tous les vols a compter d’aujourd’hui et nous propose de nous contacter quand il y a du nouveau. On lui explique donc fermement mais tres courtoisement que dans tous les cas, nous, on n’est pas responsables, qu’on refuse de zapper le sejour a Rio (si une place se libere plus tot) et tout simplement qu’on ne quittera pas le bureau sans avoir nos dates de retour fixees.
Petit miracle une demie heure plus tard, deux places se liberent sur le vol initial du 9... Soulagement !
On rentre alors sereins dans notre quartier et apres un bon dejeuner, la decompression est telle que, ajoutee au manque de sommeil du au stress de ces 3 derniers jours, on part dans une sieste parmi les plus jouissives de l’annee.
A notre reveil, on file acheter le billet de bus pour Sao Paulo et on tire jusqu’a l’office de tourisme pour organiser notre viree au Cristo Redendor et au Pao de Azucar. Le soir on fete la reussite de la journee au resto et avec un peu d’alcool dans le chill-out de l’hostel.
 
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Premier reflexe ce matin, jeter un coup d’oeil au ciel pour aviser du programme de la journee. Resultat il fait incroyablement beau, c’est donc parti pour la tournee des « sommets ». On embarque dans un premier bus pour atteindre l’entree du parc du Cristo Redendor. A la descente, nous sommes, avec un autre couple, assaillis par les taxis qui veulent nous deposer au Christ. Bien entendu on les refoule, mais ca nous permet de sympathiser avec l’autre couple bresilo-italien, Marinilse et Claudio, qui ont le merite de parler francais tous les deux.
On grimpe donc tous les quatre dans le tram qui traverse une jungle hyper dense (le parc national de Tijuca, pas moins que la plus grande foret urbaine du monde) pour nous hisser a 710 m d’altitude. La haut ca grouille comme dans une fourmiliere, mais une fois face a la vue, on oublie tout, c’est enorme ! Et il faut avouer que la statue du Christ pete bien aussi.
Pour la descente, re-tram, re-bus et nous voila affames dans le quartier de Botafogo ou l’on se jete comme des morfales sur nos assiettes. Le ventre un peu trop plein, on decide de rejoindre le Pain de Sucre a pieds pour digerer.
Quelques minutes plus tard, premier telepherique pour atteindre le Morro da Urca, etape intermediaire nous permettant deja de beneficier d’une vue d’enfoirauds sur toute la ville. Mais le mieux etant l’ennemi du bien, on atteint le Pain de Sucre et sa vue de mega enfoirauds. Vue sublimee par un magnifique coucher de soleil, cote a cote avec le Christ.
Apres avoir partage un bus avec une horde d’ecoliers hysteriques, on se pose satisfaits a l’hostel ou l’on se prepare une bonne platree de raviolis avant de se noyer dans la sirupeuse caipirinha de l’hostel.
 
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Journee plage, putain on l’attendait celle-la ! Et comment mieux la commencer que par une grasse matinee ? Suivie bien sur d’un bon petit dej’ sous le ciel bleu limpide.
Postes a mi-hauteur de ce croissant de sable, il faut avouer qu’aujourd’hui Copacabana porte un peu mieux son nom. En plus, quand on y reflechit c’est logique, les cariocas peuvent aller a la plage toute l’annee, pourquoi y aller par temps nuageux, meme un dimanche ? Bref, les sportifs sont au rendez vous, les strings aussi mais on attend toujours les bombes sexuelles... !
On se laisse cramer 2 petites heures en se rafraichissant regulierement dans les vagues pour eviter de s’evaporer. Suite au dejeuner, on decide de partir a la chasse aux canons sur la plage d’Ipanema et son celebre « posto nove » ou se concentrent, parait-il, les plus belles nanas de la planete. On longe alors 3-4 km de plage pour decouvrir certes quelques jolies filles, mais detrompez vous les mecs, franchement la densite est plus importante en France et en Italie... deception !
On profite tout de meme de la plage jusqu’au coucher de soleil et on rentre zenifies a l’hostel. Gros dilemne lorsqu’on se tate pour aller voir un match de foot au mythique stade du Maracana, mais c’est la flemme de se taper 2 H ½ d’attente qui l’emporte et on compense royalement cette lacune par notre premier vrai Rodizio. Buffet gargantuesque, mais surtout plus de 15 varietes de viandes a la broche et a volonte, parmi lesquelles des parts nobles de boeuf d’une tendresse et d’une finesse a en faire pleurer un canibale. On accompagne bien sur tout ca d’une bonne bouteille de rouge et on part, comme prevu, avec 5 kilos de plus, trainant la patte pour rejoindre l’hostel.
Inevitable caipirinha digestive en compagnie de Nathanael, un franco-israelien en fin de trip bresilien, qui nous maintient agreablement reveilles jusqu’a 2 H du mat’.
 
Petit topo sur Gael...
Non, ce n’est pas une faute d’orthographe car il faut s’imaginer que Gaelle est presque aussi decue que Gio pour ce manque de canon de l’espace. C’est vrai quoi, ca rend curieuse le mythe de la bresilienne. Du coup, elle s’est mise en mode « radar » comme le plus fin des play-boy et en vient carrement a signaler (je cite !) : « Eh Gio, mate, il y a un cul qui arrive ! ». Sans commentaires...
 
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Reveil quelque peu difficile a cause de la soiree d’hier et aussi parce que Gio a change par erreur l’heure du reveil pendant la nuit. Du coup on est un peu a la bourre pour nos visites, ce qui ne nous empeche pas de tchatcher pendant ½ heure avec deux francaises apres le petit dej’.
Nous voici quand meme partis en fin de matinee a la decouverte du centre ville. On croise pas mal de vieux batiments imposants attestant de son role d’ancienne capitale, mais il faut reconnaitre que nous sommes un peu decus par la laideur des batiments modernes alentour et par le manque d’ambiance contrairement a ce a quoi on nous avait prepares. Sort du lot le Largo do Carioca (non pour l’esthetique mais pour l’ambiance) et la rue du meme nom egalement pour l’animation mais aussi pour son charme colonial. La visite du centre se cloture par la cathedrale metropolitaine, gigantesque cone renverse en beton, plutot original pour son role de cathedrale, sans parler de l’interieur encore plus surprenant avec ses vitraux de 86 m de haut.
On change ensuite de coin en empruntant le Bonde, un vieux tram rustique qui nous depose au quartier de Santa Teresa. On decouvre ici l’ame boheme de la ville, un peu a la facon de Montmartre perche sur sa butte. Super mignon et bien different du centre frenetique. On s’y balade tranquillement jusqu’au Parque das Ruinas ou l’on beneficie une fois de plus d’une superbe vue sur la baie.
On rentre a l’hotel lessives comme des zombies, mais ayant trop de retard avec le journal, on se met a la tache avant d’aller manger. La digestion nous fait tres vite tomber et on se laisse alors aller dans les bras de Morphee devant « Les freres Grimm » diffuse a la tele.
 
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Reveil un peu chelou ce matin car on realise que, compte tenu des deux derniers jours en deplacement, on passe aujourd’hui la derniere vraie journee de vacances de l’annee. Drole de sensation mais on va etre durs a plaindre !
Quoi qu’il en soit, on ne se laisse pas abattre, on profite du petit dej’ et on file a la plage pour savourer cette derniere journee bien ensoleillee. Hallu totale car aujourd’hui c’est la fete de l’independance et la plage est litteralement envahie par les cariocas. On se bat pour trouver 1 metre carre mais... on l’a voulu, on l’a eu vu qu’on se plaignait du manque d’animation !!
On ponctue alors cette plage par un buffet ao kilo dans notre cantine preferee et on rentre relativement tot car ici, c’est l’hiver et vers 4 H 30 le soleil se couche...
C’est tant mieux car il nous faut du temps pour se preparer psychologiquement au repas de ce soir : Rodizio le retour. En allant au resto, Gio vit un drame de pieds, il shoote dans le sol et avec des tongs c’est pas tres adapte ! Il s’en tire avec une bonne douleur et un peu de sang, mais ca ne nous devie pas pour autant de notre cap initial. Etant en digestion lors de la redaction de ces lignes, on vous passe les details du diner pour eviter de vomir tous les deux, quoi qu’il en soit c’etait tres bon. La soiree se finit en beuverie avec l’adorable staff de l’hostel, histoire de leur faire un au revoir digne de leur accueil.
 
MESSAGE A TOUS LES NICOIS
 
On va se poser a Coco Beach mercredi soir, avec du vin et du fromage celebrant notre retour en France. N’ayant pas de telephone portable, si vous voulez nous joindre, ce sera par mail principalement. A tres tres tres bientot les filous...
Par Gaëlle & Giova - Publié dans : gagiotdm
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