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Jeudi 26 juillet 2007
21/07/07
 

Dernier reveil dans notre lit douillet avec beaucoup de difficultes. Trop dur de quitter cet endroit et son ambiance hors du temps…

Une fois les sacs sur le dos, on trouve un minibus pour La Paz en 2-3 mouvements. Bus grace auquel on communie une derniere fois avec le lac, en lui faisant de longs adieux jusqu’a le traverser pour quitter la presqu’ile de Copacabana et rejoindre le « continent » bolivien. Le voyage se poursuit sur l’altiplano jusqu’a El Alto, immense ville-banlieue jouxtant la capitale. La on se prend notre premier choc en voyant la situation de misere de cette ville et ce malgre nos sejours dans certains pays d’Asie.

Deuxieme choc, dans un tout autre registre, lorsque l’on plonge dans le canyon aux abords de l’altiplano en decouvrant cette ville dingue qu'est La Paz, s’etirant sur 800 m de denivele avec ses immeubles accroches a flan de falaise et le Nevado Illimani qui veille sur elle du haut de ses 6402 m !

Arrives au coeur de la cite, on s’installe dans un petit hotel nous proposant un congelateur en guise de chambre (mais ca on commence a etre rodes...) et, pour le grand desespoir de Gio qui adore prendre des douches bouillantes (surtout quand on se pele toute la journee), des douches communes electriques qui, comme on le sait deja trop bien, ne dispensent que de l’eau tiedasse... cool a 3600 m d’altitude sans chauffage !!

Apres un petit encas et 3-4 missions, on part faire le tour du centre en suivant les recommandations de notre guide. Eh bien ca ne nous a pas enthousisames plus que ca cette ville. C’est un peu le bordel partout, il y a beaucoup de boutiques attrappe-touristes et horriblement trop de pollution ! Allez, il y a quand meme la place Murillo avec ses beaux batiments coloniaux qui sort un peu du lot et vaut le detour.

Le soir on jette notre devolu sur des poulets rotis et on enchaine avec un petit saut sur Internet ou l’on apprend de grandes nouvelles (population de Milan : + 2). Donc une enorme speciale dedicace a Giacomo (grazie Iaia et Tommy) et a Leonardo (grazie Chiara et Giova... pas celui de Gagio bien sur). Ca nous a foutu le smile toute la soiree !

 
22/07/07
 

Malgre notre reticence aux tours organises, aujourd’hui c’est pour nous le seul moyen d’atteindre le Nevado Chacaltaya.

Le combi passe donc nous chercher a 8 H ½, apres un reveil bien speed, et c’est parti pour deux bonnes heures de route en grimpant la ville et arpentant ses andes environnantes. On atteint 5200 m en combi et avec le souffle coupe par le manque d’oxygene (malgre la coca) qu’on explose notre record en atteignant le sommet a 5395 m !!!

De la haut, on a un apercu de El Alto qui « coule » dans le gouffre de La Paz, de la Cordillera Real jusqu’a la frontiere chilienne et, bien sur, notre chouchou Titicaca... comme vous pouvez vous en doutez, c’est plutot joli tout ca...

Mais c’est pas fini, a quelques centaines de metres de la, un deuxieme pic nous attend. Malgre l’envie, Gaelle se debine face a un passage sur crete a « mort certaine » et redescend pour attendre le groupe bien au chaud. Parallelement Gio atteint le deuxieme sommet et se delecte face aux vallees enneigees qu’il dissimulait.

On se retrouve un peu plus tard pour reprendre la route et apres une petite pause troupeau de lamas, on traverse integralement La Paz pour atteindre la Vallee de la Lune. Il est curieux de constater qu’ici, contrairement aux autres villes, les quartiers chics se situent en contrebas des quartiers populaires, evidemment, lorsqu’on pense a la difference de climat entre 4000 et 3200 m !

Une fois notre second but atteint, on se defait de nos multiples couches, devenues superflues 2000 m plus bas, et on se lance dans cette balade improbable au milieu d’une succession de cheminees de fees sculptees par l’erosion, tres similaires au Brice Canyon (pour ceux qui connaissent) en beaucoup plus petit.

On termine la journee par une petite balade by night sur la place Murillo, bien uses par ce tour finalement tout a fait appreciable, pour digerer le scandaleux Burger King sur lequel on a craque ce soir. Et maintenant... dodo !!!

 
23/07/07
 

Dernier reveil lapazien dans notre petit frigo amenage et on s’active relativement vite pour une journee tactique, de toute facon on n’est pas vraiment fan de l’endroit, alors profitons en pour faire des choses utiles, non ?

Avant tout, il faut booker notre bus de ce soir pour la deuxieme capitale Sucre. Eh oui, c’est un peu le bordel ici car le gouvernement est partage entre les deux villes, d’ailleurs en ce moment c’est le bronx un peu partout car il y en a qui veulent faire de Sucre la capitale unique (a priori la habitants de Sucre, n’est ce pas ?) et d’autres qui sont contre (pourquoi pas les habitants de La Paz, hein ?). Enfin bref, nous on s’en fout, mais on se tape les journees de greve et de manif dans tout ca... Sinon il nous semble qu’internationalement La Paz ca sonne bien non ? Vous connaissez Sucre vous ? M’enfin il y quand meme une histoire derriere qui veut que Sucre soit la premiere ville a avoir ete cree en Bolivie et bla bla bla... De toute facon c’est un peu hors sujet tout ca, alors on va arreter de vous saouler et on repasse a notre journee !

On en etait ou ? Ah oui, on booke nos billets pour Sucre apres avoir vu quelques agences au terminal des bus et on se dirige ensuite vers notre deuxieme grosse mission de la journee : trouver l’agence de la Tam (compagnie aerienne bresilienne) pour s’informer sur leur pass d’avion.

On casse la croute chemin faisant, sauf que le chemin ne nous mene nulle part vu que le guide nous raconte n’importe quoi ! Apres quelques tours de passe-passe on arrive a trouver la bonne adresse et a s’y rendre. Pause dejeuner oblige, on attend 14 h 30 comme des clebards bien dresses avant que l’agence re-ouvre.

En tchatchant avec la nana de la Tam, on se rend vite compte de l’interet de ce pass car finalement pas tellement plus cher que de se deplacer en bus par etapes, vu la distance qu’on veut parcourir dans cet immense pays, et on ne vous parle pas de l’economie de temps (ca se compte en jours carrement !). Le probleme c’est qu’on apprend que c’est notre derniere chance de faire ce billet avant d’arriver au Bresil, car plus d’agences sur notre route et que une fois au Bresil ca ne sera pas faisable. En plus de ca on n’a pas notre billet d’entree dans le pays sur nous (piece indispensable pour l’operation), alors que faire... On reflechit vite et on part pour une course contre la montre.

Il est 3 H ½, notre hotel est a l’autre bout de la ville, notre bus est a 6 H ½ et on n’a aucune idee de l’itineraire a fixer pour le Bresil (pour des billets pas changeables). Bref, on chope un taco a la volee, il nous depose a l’hotel et nous attend patiemment pendant qu’on se prepare, ensuite on retrace a l’agence. Sur la route on improvise notre itineraire (pas trop a l'arrache non plus) et une fois sur place on prend bien notre temps pour peaufiner tout ca avec la meuf super competente de l’agence (qui en plus parle un francais impeccable). Au final, c’est trop de la balle, on part, notre pass en main, avec une heure d’avance pour notre bus.

Arrives a la gare routiere, on se change pour le trajet qui risque d’etre glacial, car pas de chauffage dans les bus boliviens, on achete quelques bricoles a grignoter et on s’installe tranquille en attendant le moment du depart. Moment qui arrive relativement vite et c’est avec plaisir qu’on decouvre un bus super confort avec des sieges super inclinable et tout et tout. On a planifie notre sejour au Bresil, on est bien installe... c’est cool quoi. Cool ? COOL VOUS DITES !!! Eh bien si c’est comme ca, je vais vous tirez votre beau petit sac a dos que vous avez place juste au dessus de vos tetes de petits gringos debiles... C’est sans doutes ca qu’a du se dire l’espece d’enfoire de sa mere qui s’est faussement installe juste derriere nous et qui, en un moment d’inattention de notre part, a fait glisser notre sac par derriere, tout en douceur, et a fait la malle avant que le bus ne parte !!

Comme ca nous a enerve !!! Gio essaye de trouve l’aiguille (l’encule de sa mere) dans la botte de foin (l’enorme gare de La Paz) pendant que Gaelle cherche aux alentours du bus. Mais qu’est ce que vous voulez faire ? C’est bien trop tard et il faut lacher l’affaire !

Heureusement il n’y avait rien de valeur dans le sac, mais franchement les coupe-vents et les guides (les deux en plus), ca fait vraiment chier !!! Bref, ca va etre dur de s’endormir cette nuit, les pensees nous hantent un peu trop et les nerfs ne nous laissent pas trop de repis pour l’instant... !

 
P.S. : Joyeux anniversaire Romain !
 
24/07/07
 

On se reveille toujours tourmentes par notre absence de sac (et par la fraiche nuit passee sans les coupe-vents, ni bonnet, ni gants pour Gaelle...). Dur a digerer tout ca ! Neanmoins, arrives a la gare routiere, deux jeunes nous branchent et nous amenent dans un hotel super joli et design. C'est cool, ca nous met du baume au coeur. Sauf qu'au moment du check-in, on decouvre que le prix annonce etait par personne et non pour la chambre... !

Et voila, c'est reparti pour la galere en quete d'une chambre. En plus, il s'avere qu'ici les prix sont bien plus eleves qu'ailleurs et qu'une grande partie des hostels bon marche sont complets ou glauquissime. Franchement, avec l'evenement d'hier soir et la nuit mediocre qu'on a passe, c'est dur de rester zen, Gaelle craque. On reprend un peu nos esprits et on finit par trouver une piaule qui fait l'affaire au bout de 2 H de recherche acharnee.

Au lieu des visites, la journee sera bien sur consacree a la reconstitution de notre sac perdu. On commence par le guide. Mauvaise idee, car au bout d'une douzaine de librairies, force est de constater que ce genre d'article n'existe point dans cette ville. Une pause repas s'impose pour tasser nos nerfs et reprendre nos forces...

Apres nous etre fait indiquer un quartier ou le marche de l'occasion est super developpe, on part a la quete d'un sac, de deux vestes etanches, d'un bonnet et de gants. Il faut avouer qu'on se sent un peu pailloux d'acheter les fringues que les boliviens n'osent plus mettre, mais finalement on trouve de la bonne came et c'est plutot satisfaisant (surtout pour 3 francs 6 sous). On acheve le retour de notre bonne humeur avec de sublimes milk-shakes a la banane et une echarpe en alpaga en prime pour Gaelle (le bonheur !).

Le soir, pour feter tout ca, on va se faire un resto italien tres reconfortant et chauffe (c'est rare !) accompagne d'un petit vin chilien une fois de plus tout a fait respectable. Tout est bien qui finit bien, et apres tout (meme si on s'en passerait bien) ce genre de galere est un ingredient quasi indispensable a un tour du monde, non ?!

 
25/07/07
 

Finalement sereins, on commence la journee par un petit dej´concocte par nous meme dans le patio de notre hotel. Malgre le tacticisme de la veille, il nous reste tout de meme une mission lessive a gerer et surtout il faut qu'on prenne des infos sur les tours dans le Salar de Uyuni. C'est dans une petite agence familiale qu'une nana hyperactive parvient a nous convaincre et du coup on se debarasse de la patate chaude en bookant immediatement notre tour. On va en prendre plein les yeux !

Ca y est, enfin libere de l'utile pour l'agreable, on se fait une super bouffe au marche (qu'on mitraille de photo tant il est beau) et on part visiter cette foutue ville. On debute avec La Recoleta, un quartier tout mignon qui surplombe la ville, avant de redescendre doucement dans le centre, se baladant cette fois les yeux leves et l'appareil photo a la main, c'est nettement plus sympa !

Dans cette ville surnommee la ville blanche, tous les monuments importants sont... blancs et c'est plutot super joli avec le contraste du ciel bleu fonce. On flane parmi les groupes de manifestants qui reclament le statut de capitale integrale de leur ville (cf blabla du 23/07) jusqu'a decouvrir un parc sympa avec une mini tour Eiffel, attractions pour gamins accros a la voltige. De la, on part pour le cimetiere (oui c'est pas gai, mais apparemment c'est tres joli). Pour ce faire, on traverse toute la ville et on arrive devant un magnifique portail... desesperement clos du fait de la manif'. Et voila ! Merci ! Vive La Paz d'abord !

On rentre a l'hotel les pieds defonces, ce qui nous mene a une sempiternelle session sieste/Internet (Ga/Gio) jusqu'a la tombee de la nuit. Le soir, on recommence avec notre poulet roti, devenu pour nous plat national, avant de finir en tour nocturne ponctue par un petit verre en fantasmant sur notre prochaine etape.

Par Gaëlle & Giova - Publié dans : gagiotdm
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